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Huiles Essentielles · Huiles de Corymbia

Corymbia citriodora, huile essentielle : 2 études, ISO 3044

Corymbia citriodora (Hook.) K.D.Hill & L.A.S.Johnson

Famille
Myrtaceae
Norme ISO
ISO 3044:2020

Espèce

BinômeCorymbia citriodora
Nom acceptéCorymbia citriodora (Hook.) K.D.Hill & L.A.S.Johnson
Statut WCVPaccepté
FamilleMyrtaceae
Identifiant IPNIurn:lsid:ipni.org:names:986336-1
Norme ISOISO 3044:2020

Source : Govaerts R. (éd.), World Checklist of Vascular Plants (WCVP), Royal Botanic Gardens, Kew, consulté le 21/09/2026.

Source : ISO 3044:2020.

Source : Plants of the World Online (POWO), Royal Botanic Gardens, Kew, fiche du taxon « Corymbia citriodora (Hook.) K.D.Hill & L.A.S.Johnson », copie archivée du 21/09/2026 (Internet Archive), consulté le 30/10/2026.

Qu’est-ce que Corymbia citriodora, sur le plan botanique ?

Selon la World Checklist of Vascular Plants (WCVP, Kew), dans l’extrait lu le 28/10/2026, Corymbia citriodora (Hook.) K.D.Hill & L.A.S.Johnson est un nom de rang « Species » au statut « Accepted », rangé dans la famille Myrtaceae (identifiant 47992). Koribeche et al. (2026) nomment la plante de leur étude « Corymbia citriodora (Hook.) K.D. Hill & L.A.S. Johnson ». Selon WCVP (Kew), dans l’extrait lu le 28/10/2026, Eucalyptus citriodora Hook., nom de rang « Species », est un synonyme (statut « Synonym ») dont le nom accepté est Corymbia citriodora (Hook.) K.D.Hill & L.A.S.Johnson (identifiant 47992).

Selon la fiche Plants of the World Online (POWO, Kew) du taxon « Corymbia citriodora (Hook.) K.D.Hill & L.A.S.Johnson », l’aire native de l’espèce est « Queensland to NE. New South Wales ». La même fiche décrit Corymbia citriodora comme « a tree » qui pousse « primarily in the seasonally dry tropical biome ».

Comment Koribeche et al. (2026) ont-ils obtenu leurs deux huiles de Corymbia citriodora ?

Selon Koribeche et al. (2026), le feuillage frais employé provient d’arbres matures sains de Corymbia citriodora poussant sur le site de l’École nationale supérieure agronomique (ENSA), en Algérie (36,7222384° N, 3,1497033° E), et a été récolté pendant la période de croissance végétative active. Dans cette étude, le matériel récolté a séché à l’ombre à température ambiante du laboratoire, les feuilles sèches ont ensuite été broyées, et deux extractions parallèles ont été appliquées à cette poudre de feuilles : la distillation à la vapeur classique (SD) et la distillation à la vapeur assistée par micro-ondes (MSD). Pour la SD, 200 g de matière végétale ont été distillés 120 min dans un appareil de type Clevenger, à un débit de vapeur de 10 mL·min⁻¹. Selon les auteurs, la SD a été conduite avec un chauffe-ballon de 1000 W, pour une énergie totale d’environ 2,0 kWh. Selon les auteurs, la MSD a employé la même masse de matière végétale (200 g), irradiée à 500 W pendant 20 min sous un débit de vapeur identique, pour une énergie totale d’environ 0,167 kWh. La durée de 20 min de la MSD a été fixée d’après une optimisation cinétique qui, selon les auteurs, montrait un rendement d’extraction complet dû à une rupture glandulaire rapide induite par les micro-ondes. Les hydrodistillats récupérés ont ensuite été déshydratés sur sulfate de sodium anhydre, transférés dans des flacons de verre ambré et conservés à 4 °C jusqu’à l’analyse.

Comment Koribeche et al. (2026) ont-ils analysé les huiles ?

La composition de l’huile a été caractérisée par un système couplant la chromatographie en phase gazeuse à la spectrométrie de masse en tandem (GC-MS/MS) au moyen d’un analyseur triple quadripôle. L’huile a été injectée en solution à 10 % (v/v) dans l’hexane (100 µL d’huile pour 900 µL d’hexane), à raison de 1 µL, dans un injecteur maintenu à 250 °C, en mode split au rapport 1:100. La séparation a été faite sur une colonne capillaire en silice fondue de 30 m, de 0,25 mm de diamètre interne et de 0,25 µm d’épaisseur de film de phase stationnaire. Le gaz vecteur était l’hélium, à un débit constant de 1,20 mL/min, soit une vitesse linéaire de 39,4 cm/s. Le programme du four débutait par un palier de 4 min à 35 °C, montait à 10 °C/min jusqu’à 240 °C, puis à 8 °C/min jusqu’à 300 °C, température maintenue 8 min. La détection a été faite en ionisation électronique (EI) à 70 eV sur la plage 30–500 m/z, avec une source d’ions à 200 °C, une ligne de transfert à 250 °C et un délai de solvant de 3,00 min. Les composés ont été identifiés par comparaison des spectres de masse en ionisation électronique aux bases NIST 20, Wiley 12 et FFNSC 4, et par comparaison d’indices de rétention de Kovats calculés. Les constituants principaux (citronellal, citronellol, isopulégol, β-caryophyllène) ont en outre été confirmés par des étalons de référence commerciaux. Les pourcentages relatifs des constituants ont été calculés par normalisation des aires de pics GC, en supposant des facteurs de réponse massiques égaux pour tous les composés volatils. Selon la section 2.1 de l’étude, le profilage des huiles SD et MSD a permis d’identifier « sixty-three constituents » pour les deux huiles ensemble, qui représentent 99,85 % de la composition totale de l’huile SD. Dans la même phrase, ils représentent 99,97 % de la composition totale de l’huile MSD.

Quel constituant principal Koribeche et al. (2026) rapportent-ils pour chaque huile ?

Selon la section 2.1 de l’étude, le citronellal est le constituant dominant de l’huile SD, à 38,24 %. Dans la même section, le citronellal est le constituant dominant de l’huile MSD, à 48,41 %. En fin de section 2.1, les auteurs écrivent que ce qu’ils rapportent « supports the use of MSD as a greener and more selective recovery technique for the citronellal chemotype » ; « citronellal chemotype » est leur qualification, sans critère chiffré dans la phrase, et « greener and more selective » leur jugement.

Comment le Tableau 1 de Koribeche et al. (2026) regroupe-t-il les constituants par classe ?

Le « Chemical class summary » du Tableau 1 donne les valeurs suivantes, en % d’aire, pour l’huile SD et l’huile MSD.

Classe (telle que le tableau l’écrit)SD (% d’aire)MSD (% d’aire)
Hydrocarbon monoterpenes2,581,39
Oxygenated monoterpenes88,2793,23
Hydrocarbon sesquiterpenes2,662,34
Oxygenated sesquiterpenes3,721,13
« Esters »0,050,23

Quels composés le Tableau 1 de Koribeche et al. (2026) liste-t-il ?

Les lignes ci-dessous sont celles du Tableau 1 de l’étude, dans son ordre et avec sa numérotation, les noms des composés tels que le tableau les écrit ; les valeurs sont des aires relatives de pics (%), une colonne pour l’huile SD et une pour l’huile MSD. Là où le tableau écrit « - », sa note le définit comme « not detected ». « Isolongifolol » (n° 52) et « (−)Isolongifolol » (n° 63) sont deux lignes distinctes du tableau, chacune avec ses valeurs.

N°ComposéSD (% d’aire)MSD (% d’aire)
1Isobutyric acid, isobutyl ester0,050,08
2α-Pinene0,430,13
3Thujene0,120,09
4β-Pinene1,400,68
5β-Myrcene0,130,08
6Isobutyl isovaleratenon détecté0,04
71-Methylbutyl butyratenon détecté0,07
8Propanoic acid, 2-methyl-, 2-methylbutyl esternon détecté0,04
9o-Cymene0,06non détecté
101,8-Cineole2,201,53
115-Heptenal, 2,6-dimethyl-1,450,68
12γ-Terpinene0,210,17
13trans-Isolimonene0,150,05
14(+)-4-Carene0,080,19
151,5-Cyclooctadiene, 1,2-dimethyl-0,090,57
16Linalool0,26non détecté
17cis-Rose oxide0,510,14
18Citronellol (isomer)0,950,32
19Citronellal38,2448,41
20Isopulegol8,566,46
21neo-Isopulegol2,021,38
22Isopulegol (isomer)0,650,62
23α-Terpineol0,410,32
24(R)-2,6-Dimethylhept-5-enoic acid0,120,09
252-(1-Hydroxy-1-methylethyl) cyclohexanol0,07non détecté
26Citronellol15,4315,16
27Geraniol0,220,04
28Pinol0,180,15
29p-Menth-8-en-3-ol, acetate0,300,09
302-Octen-4-ol, 2-methyl-0,550,29
31Citronellic acid5,002,50
322-Methoxy-4-vinylphenol1,200,74
33Cardenolide0,290,16
34Citronellyl isovalerate7,049,19
35Eugenol0,270,19
36p-Menthane-3,8-diol, cis-1,3,trans-1,4-0,170,16
37(1S,2R,5R)-2-(2-Hydroxypropan-2-yl)-5-methylcyclohexanol1,653,64
38Geranyl acetate0,070,29
39p-Menthane-3,8-diol (isomer a)0,07non détecté
42p-Menthane-3,8-diol (isomer b)0,240,14
43β-Caryophyllene2,141,44
441,4,7-Cycloundecatriene, 1,5,9,9-tetramethyl-0,110,12
451,1,4,7-Tetramethyldecahydro-1H-cyclopropa[e]azulene0,210,13
48Isocaryophyllene0,030,05
49Bicyclogermacrene0,270,47
501,5-Cyclodecadiene, 1,5-dimethyl-8-(1-methyl)non détecté0,03
51(−)Spathulenol1,340,44
52Isolongifolol1,560,44
53Guaiol0,100,04
54Farnesol (isomer)0,130,07
55Ledol0,090,05
5612-Oxabicyclo compound0,110,03
57(−)Spathulenol (isomer)0,170,06
584,8-Dimethylenebicyclo[7.2.0]undecane deriv.0,09non détecté
591H-Cycloprop[e]azulen-7-ol, decahydro-0,11non détecté
607-Isopropyl-4,10-dimethylenecyclodecene0,13non détecté
61Naphthalene, 2-decyldecahydro-0,100,10
624,8,13-Cyclotetradecatriene-1,3-diol0,500,14
63(−)Isolongifolol0,11non détecté
Total identified99,8599,97

Comment Chikhi-Chorfi et al. (2025) ont-ils obtenu leur huile hydrodistillée ?

Selon Chikhi-Chorfi et al. (2025), section 4.1, les feuilles d’« E. citriodora » ont été récoltées « at the same period » que l’autre espèce de l’étude, récoltée en juin 2023 (le mois se déduit de « at the same period »), au jardin botanique de l’École nationale supérieure agronomique d’Alger (ENSA) ; c’est le même établissement, en Algérie, que chez Koribeche et al. (2026). Les plantes ont été comparées à un « voucher » déjà déposé dans l’herbier du département de botanique et authentifiées par Pr. Hassen Abdelkrim (« Plant taxonomist »), du département de botanique de la « High National Agronomic School ». L’huile essentielle a été extraite par hydrodistillation dans un appareil de type Clevenger : 100 g de feuilles d’« E. citriodora » séchées à l’ombre ont été placés dans des ballons de 2 L contenant 1,5 L d’eau distillée, pendant 2 h. À la fin de l’hydrodistillation, l’huile a été séchée sur sulfate de sodium anhydre, puis conservée à 4 °C, à l’abri de la lumière, pour les analyses ultérieures. Au Tableau 1 de l’étude, la ligne « Oil yield % (v/w) » vaut 3,45 pour cette huile, distillée à partir de feuilles séchées à l’ombre ; le tableau écrit la base « v/w » sans autre précision.

Comment Chikhi-Chorfi et al. (2025) ont-ils analysé l’huile ?

Selon la section 4.3 de l’étude, la chromatographie en phase gazeuse a été faite sur un système « GC-FID/7890 » équipé d’une colonne capillaire en silice fondue à phase stationnaire apolaire DB 5MS (40 m × 0,18 mm × 0,18 μm), programmée de 50 °C (5 min) jusqu’à 300 °C à 5 °C/min, puis maintenue 15 min à 300 °C. En GC-FID, 2 μL d’huile à 4 % dans l’hexane ont été injectés en mode split (rapport 1:100), injecteur à 280 °C, gaz vecteur He à 1,3 mL/min, détection par ionisation de flamme à 320 °C ; les données quantitatives ont été tirées directement des aires des pics mesurées en GC-FID, sans facteurs de correction. La GC-MS a été faite sur un système automatisé, chromatographe 7890 couplé à un spectromètre de masse 5975C, avec une colonne apolaire DB 5MS (40 m, 0,18 mm de diamètre interne, film de 0,18 μm), hélium à 1,3 mL/min, split 1:25, 0,2 μL injectés (dilution 1/10 dans l’hexane, v/v) à 280 °C, même programme de four qu’en GC, ionisation électronique à 70 eV et masses balayées de 33 à 550 unités de masse atomique. Selon la section 4.4, les constituants ont été identifiés « tentatively » par comparaison de leurs indices de rétention, déterminés par rapport à une série homologue de n-alcanes C8-C17 injectée dans les mêmes conditions, à ceux de la littérature ; l’identification a été confirmée par comparaison des spectres de fragmentation de masse à ceux de la bibliothèque NIST (225 000 enregistrements) et à des données de la littérature. Selon la section 2.1, l’analyse chromatographique a conduit à l’identification de 27 composés dans cet échantillon d’huile d’« E. citriodora ».

Quels composés le Tableau 1 de Chikhi-Chorfi et al. (2025) liste-t-il pour cette huile ?

Les lignes ci-dessous sont celles de la colonne « Eucalyptus citriodora » du Tableau 1, dans son ordre et avec sa numérotation, les noms des composés tels que le tableau les écrit ; les valeurs sont des aires de pics GC-FID (%), sans facteurs de correction. Là où le tableau écrit « - », sa note le définit comme « Not detected ».

N°ComposéComposition (%)
1α-Thujenenon détecté
2α-Pinene0,13
3Camphenenon détecté
4Sabinene0,03
5β-Pinene0,72
61-Octen-3-olnon détecté
7β-Myrcene0,05
8α-Phellandrenenon détecté
9δ-3-Carenenon détecté
10α-Terpinenenon détecté
11p-Cymene0,03
12Limonene0,10
13β-Phellandrene0,01
14Eucalyptol0,41
15cis-β-Ocimenenon détecté
16trans-β-Ocimenenon détecté
17γ-Terpinene0,07
18Melonal0,48
19cis-Sabinene hydratenon détecté
20Terpinolenenon détecté
21Linaloolnon détecté
22trans-Sabinene hydratenon détecté
23cis-Rose oxide1,19
24trans-Rose oxide0,09
25Neo-isopulegol0,54
27Citronellal58,01
28Borneolnon détecté
294-Terpineol0,08
30α-Terpineol0,04
31cis-Dihydrocarvonenon détecté
32trans-Dihydrocarvonenon détecté
33Citronellol10,94
34Carvacrol methyl ethernon détecté
35Citronellyl formate0,02
36Thymolnon détecté
37Carvacrolnon détecté
38Citronellic acid1,10
39Citronellyl acetate1,75
40Phenylethyl isobutanoate0,04
41cis-Jasmone0,14
42β-Caryophyllene0,16
43α-Humulenenon détecté
44Germacrene Dnon détecté
45Bicyclogermacrenenon détecté
46β-Bisabolenenon détecté
47δ-Cadinenenon détecté
48β-Sesquiphellandrenenon détecté
49Spathulenol0,29
50Caryophyllene oxide0,69
51γ-Eudesmol0,02

Les lignes de classes de la même colonne se lisent ainsi.

Classe (telle que le tableau l’écrit)Composition (%)
Monoterpene hydrocarbons1,14
Sesquiterpene hydrocarbons0,16
Oxygenated sesquiterpenes1,00
« Others »0,04

Quelle norme ISO couvre l’huile essentielle de Corymbia citriodora ?

Selon sa fiche du catalogue ISO, la norme ISO 3044:2020 porte le titre « Essential oil of Corymbia citriodora (Hook.) K.D. Hill and L.A.S. Johnson (syn. Eucalyptus citriodora Hook.) ». Au 21/09/2026, la même fiche donne à ISO 3044:2020 le statut « Published », la date de publication 2020-07, le stade « International Standard confirmed » (90.93) et l’édition 3. Selon le résumé de cette fiche, ISO 3044:2020 « specifies certain characteristics of the essential oil of Corymbia citriodora (Hook.) K.D. Hill and L.A.S. Johnson (syn. Eucalyptus citriodora Hook.) with a view to facilitating the assessment of its quality ». Dans le catalogue ISO, sous le classement ICS 71.100.60, au 19/03/2026, l’entrée ISO 3044:1974 porte la mention « [Withdrawn] », le titre « Oil of Eucalyptus citriodora », le stade 95.99 et le comité ISO/TC 54. Dans la même liste, l’entrée ISO 3044:1997 porte la mention « [Withdrawn] », le titre « Oil of eucalyptus citriodora Hook. », le stade 95.99 et le comité ISO/TC 54. Dans la même liste, au 19/03/2026, l’entrée ISO 3044:2020 porte le titre « Essential oil of Corymbia citriodora (Hook.) K.D. Hill and L.A.S. Johnson (syn. Eucalyptus citriodora Hook.) », le stade 90.93 et le comité ISO/TC 54.

Voir aussi : gouttes ↔ ml.

Références

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