Espèce

BinômeMatricaria chamomilla
Nom acceptéMatricaria chamomilla L.
Statut POWOaccepté
FamilleAsteraceae
Identifiant IPNIurn:lsid:ipni.org:names:154715-2
Norme ISOISO 19332:2020

Source : Govaerts R. (éd.), World Checklist of Vascular Plants (WCVP), Royal Botanic Gardens, Kew, consulté le 21/09/2026.

Source : ISO 19332:2020.

Selon la World Checklist of Vascular Plants (WCVP, Kew), dans l’extrait lu le 21/09/2026, Matricaria chamomilla L. est un nom de rang « Species » au statut « Accepted », rangé dans la famille Asteraceae. Dans l’huile essentielle bleue des capitules frais au stade « full blossom » (RS-4 et -5) analysée par Yadav et al. (2022), la Table 3 donne « Bisabolol oxide A » à 62,32 ± 0,83 dans la colonne « Full blossom (%) ».

Quel nom est accepté, et comment les noms employés par les sources s’y rattachent-ils ?

La fiche WCVP de Matricaria chamomilla L. porte l’identifiant 2906535. El-Assri et al. (2025) écrivent le nom « M. chamomilla (L.) ». Sur le seul marqueur rbcL, les mêmes auteurs ont identifié leur séquence comme « M. chamomilla var. recutita », nom donné ici tel qu’ils l’écrivent. Les titres des deux normes ISO citées plus bas écrivent « Chamomilla recutita (L.) Rauschert ».

Où les fleurs distillées par El-Assri et al. (2025) ont-elles été récoltées ?

Selon El-Assri et al. (2025), les fleurs (« flowers ») dont provient leur huile essentielle ont été récoltées (« harvested ») le matin du 1er avril 2022, en pleine floraison (« peak flowering season »), dans la région de Tahar Souk, à environ 50 km de la ville de Taounate (Maroc), par 35°1’22” N, 4°8’27” W et 592 m d’altitude.

Comment le matériel d’El-Assri et al. a-t-il été identifié ?

Le matériel végétal récolté a été identifié par Amina Bari, botaniste au Biology Department de la Faculty of Sciences (FSDM), Fès (Maroc), et a reçu le numéro de spécimen 05–21-TT0015. L’amplification PCR du gène rbcL de l’échantillon a donné des produits d’environ 600 bp. La séquence A, déposée dans GenBank sous le numéro OR838665, a été identifiée par les auteurs, sur ce seul marqueur et après analyse BLAST (NCBI GenBank), comme « M. chamomilla var. recutita ».

Comment l’huile d’El-Assri et al. a-t-elle été obtenue ?

L’huile essentielle a été extraite de 100 g de matériel végétal (« plant material ») avec 1 L d’eau distillée, par hydrodistillation pendant 2 h dans un appareil de type Clevenger.

Après extraction, l’huile (EO-MC) a été déshydratée sur sulfate de sodium anhydre, filtrée, et conservée en flacons scellés à 4 °C. Les auteurs donnent le rendement de l’huile obtenue au Clevenger (MCEO) à environ 0,45 ± 0,26 % (w/w).

Comment l’huile d’El-Assri et al. a-t-elle été analysée ?

La composition de l’huile a été déterminée par GC-MS sur deux colonnes capillaires : une HP-5MS (30 m × 0,25 mm d.i., film de 0,25 μm, phase stationnaire non polaire) et une DB-HeavyWAX (30 m × 0,25 mm d.i., film de 0,25 μm, phase stationnaire polaire). Le four partait de 50 °C (maintenus 2 min), montait à 150 °C à 3 °C/min puis à 250 °C à 10 °C/min, avec un palier de 10 min ; le gaz vecteur était l’hélium à débit constant de 1,0 mL/min ; 1 µL était injecté en mode split (rapport 1:20) ; injecteur et détecteur étaient à 250 °C. La spectrométrie de masse était en impact électronique (EI) à 70 eV, balayage m/z 40–450, et les composés ont été identifiés par comparaison des spectres de masse et des indices de rétention calculés avec la bibliothèque « NIST-MS Search Version 2.0 » et des données de la littérature.

Que rapporte la Table 1 d’El-Assri et al. (2025) pour leur huile ?

Selon El-Assri et al. (2025), 26 composés (« 26 chemical compounds ») ont été identifiés dans leur huile (EO-MC) ; dans leur Table 1, le même nom « Prenyl isobutyrate » figure deux fois (pics 3 et 10).

Selon El-Assri et al. (2025), les sesquiterpènes (« sesquiterpenes ») sont la classe chimique prédominante de leur huile analysée par GC/MS, avec 56,57 %, suivis des monoterpènes (« monoterpenes ») avec 30,15 %. Ce sont les classes telles que la Table 1 les attribue : ses 30,15 % de « Monoterpenes (MNT) » comptent le pic 8, nommé « Caprinic acid » dans la table et « caprylic acid » dans le texte. Dans la Table 1, les indices de rétention ne suivent pas l’ordre des temps de rétention. Chaque composé figure ci-dessous sous le nom que lui donne la Table 1, avec son pourcentage d’aire de pic (« Area (%) »).

  • Pic 1, « p-Menthane » : 1,97 %.
  • Pic 2, « Eucalyptol » : 1,25 %.
  • Pic 3 (temps de rétention 11,475), nommé « Prenyl isobutyrate » (RI 1054/1050) : 1,41 % ; le même nom et les mêmes RI figurent au pic 10 de la même table : l’identification est donnée de deux façons pour deux pics distincts.
  • Pic 4, « Germacrene », écrit sans isomère tel que la table le donne : 19,46 %.
  • Pic 5, « Phenyl-tert-butanol » : 3,34 %.
  • Pic 6, « Limonen-10-ol » : 2,21 %.
  • Pic 7, « Butanoate », nom incomplet tel que la table l’écrit : 1,54 %.
  • Pic 9, « β-Farnesene » : 1,24 %.
  • Pic 10 (temps de rétention 22,730), nommé « Prenyl isobutyrate » (RI 1054/1050) : 0,97 % ; le même nom et les mêmes RI figurent au pic 3 de la même table : l’identification est donnée de deux façons pour deux pics distincts.
  • Pic 11, « β-Himachalene » : 7,67 %.
  • Pic 12, « alpha-Curcumene » : 19,00 %.
  • Pic 13, « Prenyl cyclopentanone » : 1,08 %.
  • Pic 14, « Piperitenone oxide » : 1,52 %.
  • Pic 15, « curcumene », ligne distincte du pic 12, sans isomère nommé : 1,08 %.
  • Pic 16, « Spathulenol » : 2,15 %.
  • Pic 17, « Globulol » : 0,95 %.
  • Pic 18 (temps de rétention 27,481) : 1,43 % ; la ligne le nomme « Pinene » et lui donne la formule « C10H16O », tels que la table les écrit.
  • Pic 19, « α-Santalene » : 1,43 %.
  • Pic 20, « α-Patchoulene » : 1,21 %.
  • Pic 21, « Bisabolene », sans isomère nommé : 1,21 %.
  • Pic 22, « Eicosane » : 3,09 %.
  • Pic 23, « Methyl linoleate » : 1,37 %.
  • Pic 24, « Tetradecanal » : 2,69 %.
  • Pic 25, « Triacontane » : 3,74 %.
  • Pic 26, « Bisabolone oxide », sans isomère nommé : 1,17 %.

Comment la population de Matricaria chamomilla étudiée par Yadav et al. (2022) a-t-elle été cultivée ?

Selon Yadav et al. (2022), une population diploïde « IHMC203P » de « German chamomile » d’origine indienne (« of Indian origin »), dont ils ont distillé les capitules, a été cultivée pendant la saison d’hiver (novembre à avril 2020) à la ferme expérimentale de la division Agrotechnology du CSIR Institute of Himalayan Bioresource Technology, Palampur, Himachal Pradesh (Inde). Le site expérimental est situé à 32°6′25″ N, 76°33′30″ E, à 1300 m au-dessus du niveau moyen de la mer, sous un climat humide subtempéré (« humid sub-temperate ») à forte pluviométrie annuelle moyenne (∼2500 mm). Pendant la saison de culture (novembre à avril 2020), la pluviométrie totale a été de 802 mm, la température moyenne hebdomadaire a varié entre 2 et 34 °C, et l’humidité relative de 46 à 81 %. Le sol du site était un limon argilo-silteux acide (« acidic-silty clay loam ») de pH 5,23 à 6,10, avec 1,40 à 2,01 % de carbone disponible (« available carbon »). La caractérisation chimique, comme la caractérisation et le développement floraux, a été étudiée sur la parcelle principale cultivée en plein champ (« open field conditions »), où trois désherbages manuels et neuf irrigations par submersion (« flood irrigations ») ont été appliqués. Dans cet essai, la culture a reçu 15 t ha−1 de fumier de ferme bien décomposé avant la préparation du champ, puis 100:60:40 kg NPK ha−1 : un tiers de l’azote (« 1/3rd N ») avec la totalité du P et du K en apport de fond avant le semis, le reste de l’azote à parts égales pendant la croissance végétative et à l’initiation de la floraison. La floraison a débuté 112 jours après le semis, et le stade de récolte des capitules a été atteint « from 131 to 157 days », pendant le stade de pleine floraison (« full flowering flush stage »).

Comment l’huile des capitules de Yadav et al. (2022) a-t-elle été obtenue ?

L’huile essentielle a été extraite de capitules frais (« fresh capitula ») récoltés à trois stades : avant floraison (« pre-blossom (before anthesis) »), pleine floraison (« full blossom (during anthesis) ») et fin de floraison (« end of blossom (post anthesis) »). Les capitules ont été récoltés sur des sous-parcelles de 1 m × 1 m marquées dans la parcelle principale en évitant les plantes de bordure, en trois répétitions par traitement, en veillant à ne pas cueillir de capitules d’un autre stade que celui visé. Le stade « full blossom » de la Table 3 réunit les stades RS-4 et RS-5 ; RS-4 (« Anthesis starting point ») est identifié comme le début de l’anthèse, et RS-5 (« Anthesis flushes ») est, selon les auteurs, la phase la plus longue (10 jours). Les huiles ont été obtenues immédiatement après la récolte des capitules. Elles ont été obtenues par hydrodistillation dans un appareil de Clevenger (« under optimal operating conditions ») : environ cinquante grammes de capitules (« About fifty-gram capitula ») de l’un des trois stades dans 1000 ml d’eau distillée, en ballon à fond rond de 2 L placé dans un chauffe-ballon relié à l’eau du robinet pour la condensation, pendant 6 h. Chaque échantillon a donné une phase organique de couleur bleue (l’huile essentielle) et une phase aqueuse (eau aromatique) plus dense que l’huile, la source écrivant « a blue-coloured organic phase (essential oil) with a characteristic fruity fragrance aqueous phase (aromatic water) denser than oil » ; les essais ont été conduits trois fois par condition. L’huile séparée a été dissoute dans le dichlorométhane (10 ml), filtrée, séchée sur sulfate de sodium anhydre, puis utilisée pour l’analyse GC–MS.

Quelle teneur en huile Yadav et al. (2022) ont-ils relevée ?

La teneur en pour cent a été calculée sur la masse séchée à l’étuve restée dans le ballon (« based on the oven-dried mass remained in the flask »). Selon les auteurs, la teneur en huile essentielle bleue « recorded highest » était de 0,40 %, au stade « full blossom » des capitules.

Comment l’huile de Yadav et al. a-t-elle été analysée ?

Les extraits concentrés ont été analysés sur un système GCMS-QP2010 (Shimadzu Corporation, Japon) avec une colonne capillaire de silice fondue SH-RX-5Si/MS (30 m × 0,25 mm × 0,25 µm d’épaisseur de film), le gaz vecteur étant l’azote à 1 ml/min. L’injecteur était à 250 ℃ et le volume injecté de 2 µl ; le four était programmé « to hold at 70 ℃ for 3.0 min and then increase to 4 ℃ to 220 ℃ for 5.0 min, respectively » ; la source d’ions était à 200 ℃, l’interface à 250 ℃, et l’énergie électronique est donnée à « 0.85 eV ». Les indices de rétention (RI) ont été déterminés par rapport à un mélange de n-alcanes (C9–C24), et les composés ont été caractérisés par comparaison de leurs spectres avec ceux de bibliothèques MS telles que la base du National Institute of Standards and Technology (NIST).

Que donne la Table 3 de Yadav et al. (2022) pour l’huile du stade « full blossom » ?

Pour l’huile essentielle bleue des capitules frais au stade « full blossom » (RS-4 et -5), la colonne « Full blossom (%) » de la Table 3 donne les valeurs suivantes, avec la ligne, le temps de rétention et l’indice de rétention tels que la table les écrit.

  • Ligne 2, « Artemisia ketone » (8,918 ; 1059) : 0,48 ± 0,01.
  • Ligne 3, « Camphor » (12,068 ; 1150) : 0,18 ± 0,01.
  • Ligne 5, « Beta-Farnesene » (22,693 ; 1452) : 2,68 ± 0,39.
  • Ligne 6, « Germacrene D » (23,689 ; 1481) : 0,53 ± 0,01.
  • Ligne 7, « Bicyclogermacrene » (24,162 ; 1495) : 0,29 ± 0,00.
  • Ligne 9, « Bisabolol oxide B < α- > » (29,071 ; 1655) : 3,53 ± 0,33.
  • Ligne 10, « Phloroacetophenone < 2,4-dimethylether- > » (29,371 ; 1665) : 1,67 ± 0,01.
  • Ligne 11, « Bisabolone oxide A < α- > » (29,848 ; 1681) : 7,67 ± 1,01.
  • Ligne 12, « Bisabolol < α- > » (29,952 ; 1684) : 1,46 ± 0,00.
  • Ligne 13, « Chamazulene » (31,271 ; 1733) : 0,64 ± 0,06.
  • Ligne 14, « Bisabolol oxide A » (31,897 ; 1757) : 62,32 ± 0,83.
  • Ligne 15, « En-in-dicycloether » (35,406 ; 1882) : 17,00 ± 1,62.
  • Ligne 16, « En-in-dicycloether », même nom qu’à la ligne 15 (35,655 ; 1890) : 0,81 ± 0,06 ; les deux lignes sont données séparément et ne sont pas additionnées ici.
  • Ligne 17, « 1,4-Naphthalenedione, 2-hydroxy-3-(1-propenyl) » (37,230 ; 1942) : 0,30 ± 0,00.

Quelles normes ISO le catalogue de l’ISO recense-t-il pour cette huile ?

Selon le catalogue ISO du classement ICS 71.100.60, la norme ISO 19332:2020 existe sous le titre « Essential oil of matricaria [Matricaria chamomilla L. syn. Chamomilla recutita (L.) Rauschert] » et figure au stade « 90.93 ». Dans le même catalogue, la norme ISO 19332:2007, de titre « Oil of blue chamomile (Chamomilla recutita (L.) Rauschert syn. Matricaria chamomilla auct.) », est marquée « Withdrawn », au stade « 95.99 ».

Références