Espèce

BinômeLavandula angustifolia
Nom acceptéLavandula angustifolia Mill.
Statut POWOaccepté
FamilleLamiaceae
GenreLavandula
Identifiant IPNIurn:lsid:ipni.org:names:449008-1
Norme ISOISO 3515:2002

Source : Govaerts R. (éd.), World Checklist of Vascular Plants (WCVP), Royal Botanic Gardens, Kew, consulté le 21/09/2026.

Source : ISO 3515:2002.

De quels produits de Lavandula angustifolia cette page traite-t-elle ?

Dans le catalogue ISO du classement ICS 71.100.60, la norme ISO 3515:2002 s’intitule « Oil of lavender (Lavandula angustifolia Mill.) ». Léva et Gál (2026) ont comparé deux huiles essentielles de lavande : l’une obtenue par hydrodistillation de laboratoire (HD) de biomasse séchée, l’autre par distillation à la vapeur sèche à l’échelle semi-industrielle (SD) de biomasse fraîche. Nedeltcheva-Antonova et al. (2022) ont étudié un autre produit : sept absolues de lavande industrielles, issues des récoltes 2008-2017, notées LA1 à LA7.

Comment les deux études nomment-elles l’espèce ?

Léva et Gál (2026) écrivent le nom « Lavandula angustifolia », sans l’auteur du taxon, parmi les sept espèces qu’ils ont analysées. Nedeltcheva-Antonova et al. (2022) écrivent « Lavandula Angustifolia Mill. » dans le titre de leur article sur l’absolue de lavande bulgare, analysée par GC/MS et GC-FID. Dans leur description des échantillons, les mêmes auteurs écrivent « L. angustifolia L. ».

Où Léva et Gál (2026) ont-ils cultivé et récolté leur Lavandula angustifolia ?

Selon Léva et Gál (2026), les plantes des familles Lamiaceae et Asteraceae de l’étude ont été cultivées en Roumanie, en Transylvanie, dans le comté de Covasna, en périphérie de Târgu Secuiesc, à 46°0′30″ N et 26°8′40″ E. La plantation avait deux ans en 2025, année de la récolte ; la récolte a été faite en pleine floraison, dans la plage horaire « 10 a.m. to 2 p.m. », et la matière des sept espèces a été récoltée entre juin et août 2025. La matière destinée à l’hydrodistillation a été séchée à l’ombre et conservée jusqu’à l’usage.

Comment la distillation à la vapeur semi-industrielle (SD) a-t-elle été conduite ?

Selon Léva et Gál (2026), la distillation à la vapeur sèche a été conduite dans un équipement semi-industriel manuel, non automatisé, en acier inoxydable de qualité alimentaire, composé d’un générateur de vapeur de 150 L chauffé au bois, d’une cuve de 600 L pour la matière, d’un condenseur de 300 L et d’un séparateur de type florentin. Selon l’espèce, la cuve de 600 L remplie pesait environ 140 à 170 kg. L’opérateur réglait le tirage du foyer pour tenir un débit de condensat de 9,5 ± 0,5 L·h−1, suivi au distillat. Chaque distillation SD a été arrêtée quand le volume d’huile dans le vase florentin n’augmentait pas de plus de 0,1 mL sur 30 min d’observation continue. Au tableau 1 de l’article, la distillation à la vapeur semi-industrielle de Lavandula angustifolia a duré 2 h et donné 10,31 mL d’huile essentielle par kg de matière fraîche.

Comment l’hydrodistillation de laboratoire (HD) a-t-elle été conduite ?

Selon Léva et Gál (2026), l’hydrodistillation a été faite dans un appareil de type Clevenger : 70 ± 1 g de matière séchée et finement broyée ont été immergés dans 1 L d’eau distillée et distillés 90 min, durée à laquelle la quantité d’huile obtenue était constante. Les huiles hydrodistillées ont été séchées sur MgSO4 anhydre, filtrées et conservées à 4 °C jusqu’à l’analyse. Les rendements d’hydrodistillation du tableau 1 ont été extrapolés à 1 kg de matière sèche. Au tableau 1, l’hydrodistillation de laboratoire de Lavandula angustifolia a duré 1,5 h et donné 15,71 mL d’huile essentielle par kg de matière séchée et broyée, rendement extrapolé à 1 kg.

Comment les huiles HD et SD ont-elles été analysées ?

Léva et Gál (2026) ont analysé les huiles sur un chromatographe GC 2010 couplé à un spectromètre de masse MS-QP2010 Plus avec passeur AOC-20i+s, équipé d’une colonne capillaire ZB-5ms Plus (30 m × 0,25 mm, film de 2,5 µm, tel que l’article l’écrit). Le gaz vecteur était l’hélium 6.0 à 32,8 cm/s ; le four partait de 40 °C pendant 1 min, montait à 280 °C à 5 °C/min et y restait 5 min ; injecteur et détecteur étaient à 220 °C. 1 µL d’huile diluée 200 fois dans CH2Cl2 était injecté en split 1:50, et la spectrométrie de masse fonctionnait en ionisation électronique à 70 eV, sur m/z 35–600. Les constituants ont été identifiés par comparaison de leurs spectres aux bibliothèques NIST 14 et NIST 17, et l’identification confirmée par des indices de rétention linéaires expérimentaux déterminés avec une solution d’alcanes C8–C33, puis comparés à des données publiées. Chaque analyse ne retient à peu près que les composés dont l’aire dépasse 0,05 %, ainsi que les composés identifiés qui représentent plus de 95 % de l’aire chromatographique totale ; avant la modélisation multivariée, les aires brutes ont été normalisées en pourcentages relatifs.

Qu’a montré la comparaison des huiles HD et SD ?

Les auteurs soulignent que les écarts chimiques entre les huiles HD et SD tiennent à plusieurs variables de traitement qui se recouvrent, dont l’échelle d’extraction, la teneur en eau de la biomasse (séchée ou fraîche), le degré de fragmentation (broyée ou intacte) et la cinétique de distillation. Au tableau 2, 43 composés ont été identifiés dans l’huile de Lavandula angustifolia distillée à la vapeur et 53 dans l’huile hydrodistillée, par GC-MS et bibliothèque NIST. Selon les auteurs, les deux huiles de lavande ne contiennent que de faibles quantités d’hydrocarbures monoterpéniques, sauf les isomères du β-ocimène. Les auteurs décrivent l’huile SD comme ayant une odeur de lavande pleine, agréable et douce, et l’huile HD comme ayant une forte odeur herbacée fraîche à côté de l’odeur de lavande. Dans l’huile gardée à 4 °C, cette note herbacée avait presque disparu après environ 5 mois, ce qui, selon les mots des auteurs, « suggests » la nécessité d’étudier l’évolution de la composition dans le temps.

Comment les modèles chimiométriques séparent-ils les deux procédés ?

Dans l’analyse en composantes principales des huiles de lavande, la composante F1 porte 92,04 % de la variance et F2 6,63 %, soit 98,67 % à elles deux. Les trois réplicats distillés à la vapeur (LAS1 à LAS3) se regroupent à l’extrémité négative de l’axe F1 (vers −7) et les trois réplicats hydrodistillés (LAH1 à LAH3) à son extrémité positive (vers +7). La classification hiérarchique sépare les échantillons de lavande en deux groupes, à un seuil de dissimilarité d’environ 180 : le premier ne contient que les réplicats LAS, le second les réplicats LAH. Le modèle PLS des huiles de lavande, à une seule composante, atteint R2Y cum = 0,9999 et Q2 cum = 0,9990, et rend compte de 92,04 % de la variance des prédicteurs (R2X cum = 0,9204). Un composé de score VIP supérieur à 1,0 est tenu pour un contributeur significatif ; le géraniol, le γ-élémène, le butanoate de n-hexyle, le trans-α-bergamotène, l’acétate de lavandulyle et le lavandulol sont les marqueurs dominants, avec des valeurs VIP supérieures à 1,05. Les composés à fort coefficient positif — dont l’oct-1-én-3-ol, l’octan-3-one, le β-myrcène et le D-limonène — sont enrichis ou seulement récupérés par l’hydrodistillation (LAH) ; pour l’octan-3-one, le test z donne une valeur p bien inférieure à 0,01. Les composés à fort coefficient négatif sont préférentiellement retenus par la distillation à la vapeur (LAS), dont l’α-thujène, l’α-pinène, le camphène, le sabinène et le β-pinène.

Comment la concrète et les absolues de Nedeltcheva-Antonova et al. (2022) sont-elles obtenues ?

Selon Nedeltcheva-Antonova et al. (2022), la concrète de lavande est extraite d’une masse florale fraîche, non passée à la vapeur, récoltée du début de la floraison jusqu’au stade de floraison de masse, et traitée par un solvant non polaire (éther de pétrole ou n-hexane). Les absolues LA1 à LA6 ont été extraites d’une concrète de lavande bulgare tirée de plants de Lavandula angustifolia cultivés dans la zone du village de Zelenikovo. Les auteurs décrivent l’absolue obtenue de la concrète (LA1 à LA6) comme un liquide clair et fluide, vert jaunâtre, d’odeur typique de lavande. L’échantillon LA7 est l’absolue dite « Lavera », liquide visqueux vert foncé à brun, d’odeur de lavande herbacée avec une touche de miel, obtenue d’une concrète tirée d’inflorescences de lavande épuisées.

Comment les absolues ont-elles été analysées ?

L’analyse a été faite sur un chromatographe 7820A couplé à un détecteur de masse 5977B et à un détecteur à ionisation de flamme, avec deux colonnes capillaires de 60 m, 0,25 mm de diamètre interne et 0,25 μm de film : une DB-5ms UI non polaire et une DB-17HT de polarité moyenne. Le four allait de 60 °C (2,5 min) à 155 °C à 2,5 °C/min, puis de 155 à 280 °C à 5 °C/min, avec 10 min de palier final ; hélium à 0,8 mL/min, split 1:125, injecteur à 260 °C, ligne de transfert à 280 °C. L’ionisation était électronique à 70 eV, avec la source à 230 °C, le quadripôle à 150 °C et un balayage de 45 à 750 m/z. L’analyse GC-FID a été faite sur le même instrument avec le même gradient de température, un diviseur de flux post-colonne permettant l’analyse simultanée sur les deux détecteurs. Les composés ont été identifiés par les bibliothèques NIST 14 et Wiley 7th et par les indices de rétention linéaires (alcanes C8–C40) ; faute de données de référence, les structures ont été proposées d’après leur fragmentation et/ou des spectres de la littérature. Les composés principaux ont été quantifiés par normalisation interne avec un facteur de réponse égal à 1 pour tous les constituants ; les auteurs précisent que ce pourcentage GC-FID n’est pas une véritable quantification, mais permet de comparer les absolues étudiées. Plus de 150 composés à plus de 0,01 % ont été détectés dans les absolues, dont 111, de C2 à C30, identifiés par GC/MS et quantifiés simultanément par GC-FID.

Que donne le tableau 1 de Nedeltcheva-Antonova et al. (2022) pour chaque absolue ?

Le tableau 1 donne la composition des absolues déterminée par GC/MS/FID sur la colonne DB-17HT ; « n.d. » y signifie non détecté, l’appel 2 marque des composants co-élués, et l’appel 3 une valeur qui est celle de la cryptone dans LA7. Chaque valeur ci-dessous est un pourcentage relatif GC-FID (« Rel. % ») dans une absolue, non une composition de l’espèce ni de l’huile essentielle de lavande.

Quelles lignes donnent les principaux composés monoterpéniques ?

La ligne « Linalool + 3-Octanol, acetate » (composants co-élués) vaut 31,67 ; 27,33 ; 38,12 ; 37,30 ; 38,24 ; 36,12 et 20,74 (Rel. %) dans les absolues LA1 à LA7. Le résumé, le § 3.2 et le tableau 2 de l’article donnent ces mêmes valeurs sous le nom « Linalool » seul. La ligne « Linalyl acetate + Cryptone » (composants co-élués) vaut 35,81 ; 27,64 ; 27,09 ; 28,43 et 26,58 (Rel. %) dans les absolues LA2 à LA6 ; la cellule LA7 (0,36) est celle de la cryptone. La ligne « 4-Terpineol » vaut 6,50 ; 5,66 ; 3,11 ; 3,05 ; 3,12 ; 3,22 et 6,32 (Rel. %) dans les absolues LA1 à LA7. La ligne « Lavandulol » vaut 1,03 ; 1,40 ; 2,59 ; 2,57 ; 2,55 ; 2,43 et 1,36 (Rel. %) dans les absolues LA1 à LA7. La ligne « Lavandulyl acetate » vaut 1,47 ; 2,94 ; 1,80 ; 1,76 ; 1,87 ; 2,21 et 4,45 (Rel. %) dans les absolues LA1 à LA7. La ligne « Camphor » vaut 0,23 ; 0,34 ; 0,11 ; 0,11 ; 0,11 ; 0,12 et 0,30 (Rel. %) dans les absolues LA1 à LA7. La ligne « 1,8-Cineole » vaut 0,68 (LA1) et 0,36 ; 0,35 ; 0,34 et 0,30 (LA3 à LA6) (Rel. %), et « n.d. » dans LA7. La ligne « α-Terpineol » vaut 0,30 ; 0,39 ; 0,57 ; 0,56 ; 0,58 ; 0,55 et 0,53 (Rel. %) dans les absolues LA1 à LA7. La ligne « 3-Octanone » vaut 0,59 ; 0,43 ; 1,15 ; 1,15 ; 1,07 et 0,97 (Rel. %) dans les absolues LA1 à LA6, et « n.d. » dans LA7. La ligne « Geranyl acetate » vaut 0,09 ; 0,23 ; 0,16 ; 0,16 ; 0,16 ; 0,14 et 5,73 (Rel. %) dans les absolues LA1 à LA7.

Quelles lignes donnent les sesquiterpènes ?

La ligne « trans-β-Caryophyllene » vaut 3,01 ; 3,41 ; 2,97 ; 3,05 (LA1 à LA4), 4,34 (LA6) et 3,54 (LA7) (Rel. %). La ligne « trans-β-Farnesene » vaut 0,86 ; 3,26 ; 5,06 ; 5,20 ; 5,11 ; 6,42 et 1,93 (Rel. %) dans les absolues LA1 à LA7. La ligne « Caryophyllene oxide » vaut 1,23 ; 1,03 ; 1,36 ; 1,25 ; 1,59 ; 0,88 et 2,71 (Rel. %) dans les absolues LA1 à LA7. La ligne « Nerolidol » est « n.d. » dans les absolues LA1 à LA6 et vaut 7,77 (Rel. %) dans LA7.

Quelles lignes donnent les coumarines ?

La ligne « Coumarine » (graphie de la source) vaut 1,25 ; 2,44 ; 1,25 ; 1,23 ; 1,22 ; 1,33 et 10,9 (Rel. %) dans les absolues LA1 à LA7. La ligne « Coumarin, 7-methoxy- » vaut 0,89 ; 1,48 ; 0,56 ; 0,57 ; 0,57 ; 0,60 et 3,83 (Rel. %) dans les absolues LA1 à LA7. Le § 3.5 du texte écrit « 7-metoxy coumarine » pour les mêmes valeurs. La classe « Coumarins » vaut 2,15 ; 3,92 ; 1,81 ; 1,80 ; 1,79 ; 1,93 et 14,73 (Rel. %) dans les absolues LA1 à LA7.

Que donnent les lignes de classes et de total ?

Les hydrocarbures monoterpéniques valent 2,67 ; 2,07 ; 1,26 ; 1,43 ; 0,93 ; 1,68 et 5,15 (Rel. %), et les monoterpènes oxygénés 80,55 ; 75,73 ; 75,68 ; 74,07 ; 76,66 ; 72,60 et 52,83, dans les absolues LA1 à LA7. Le total des composés quantifiés vaut 97,43 ; 94,28 ; 96,05 ; 94,96 ; 95,70 ; 97,31 et 95,25 (Rel. %) dans les absolues LA1 à LA7.

Qu’ont trouvé d’autre les auteurs dans les absolues ?

Selon les auteurs, les absolues étudiées ont une composition qualitative semblable et des caractéristiques quantitatives différentes. Les triterpènes sont présents à l’état de traces dans les absolues, et l’α- et la β-amyrine, le clionastérol et l’acétate de lupéol ont été identifiés de façon provisoire (« tentatively »). Des acides gras, des alcools supérieurs et des cires ont aussi été trouvés dans les absolues.

Quels documents ISO nomment l’huile de Lavandula angustifolia ?

Dans le catalogue ISO du classement ICS 71.100.60, la norme ISO 3515:2002, « Oil of lavender (Lavandula angustifolia Mill.) », relève de l’ISO/TC 54 et figure au stade 90.93. Dans la même copie, le rectificatif ISO 3515:2002/Cor 1:2004, « Oil of lavender (Lavandula angustifolia Mill.) — Technical Corrigendum 1 », relève de l’ISO/TC 54 et figure au stade 60.60. La norme ISO 3515:1987, « Oil of French lavender (Lavandula angustifolia P. Miller) », est marquée « Withdrawn », au stade 95.99, et relève de l’ISO/TC 54. La norme ISO 3515:1976, « Oil of French lavender », est marquée « Withdrawn », au stade 95.99, et relève de l’ISO/TC 54.

Références