Huiles Essentielles · Huiles de Lavandula
Lavandula angustifolia : huile essentielle et absolues
Lavandula angustifolia Mill.

- Famille
- Lamiaceae
- Genre
- Lavandula
- Norme ISO
- ISO 3515:2002
Espèce
| Binôme | Lavandula angustifolia |
|---|---|
| Nom accepté | Lavandula angustifolia Mill. |
| Statut WCVP | accepté |
| Famille | Lamiaceae |
| Genre | Lavandula |
| Identifiant IPNI | urn:lsid:ipni.org:names:449008-1 |
| Norme ISO | ISO 3515:2002 |
Source : Govaerts R. (éd.), World Checklist of Vascular Plants (WCVP), Royal Botanic Gardens, Kew, consulté le 21/09/2026.
Source : ISO 3515:2002.
L’essentiel
- Dans l’étude roumaine de Léva et Gál (2026), la distillation à la vapeur semi-industrielle de Lavandula angustifolia a duré 2 h et donné 10,31 mL d’huile par kg de matière fraîche.
- Dans la même étude, l’hydrodistillation de laboratoire de la même espèce a duré 1,5 h et donné 15,71 mL par kg de matière séchée et broyée, rendement extrapolé à 1 kg.
- Léva et Gál (2026) ont identifié 43 composés dans l’huile distillée à la vapeur et 53 dans l’huile hydrodistillée.
- Nedeltcheva-Antonova et al. (2022) ont analysé sept absolues de lavande industrielles, LA1 à LA7, où plus de 150 composés à plus de 0,01 % ont été détectés.
- Le catalogue ISO liste la norme ISO 3515:2002, « Oil of lavender (Lavandula angustifolia Mill.) », au stade 90.93.
Léva et Gál (2026) ont comparé deux huiles essentielles de lavande : l’une obtenue par hydrodistillation de laboratoire (HD) de biomasse séchée, l’autre par distillation à la vapeur sèche à l’échelle semi-industrielle (SD) de biomasse fraîche. Nedeltcheva-Antonova et al. (2022) ont étudié un autre produit : sept absolues de lavande industrielles, issues des récoltes 2008-2017, notées LA1 à LA7.
Comment les études nomment-elles l’espèce ?
Léva et Gál (2026) écrivent le nom « Lavandula angustifolia », sans l’auteur du taxon, parmi les sept espèces qu’ils ont analysées. Nedeltcheva-Antonova et al. (2022) écrivent « Lavandula Angustifolia Mill. » dans le titre de leur article sur l’absolue de lavande bulgare, analysée par GC/MS et GC-FID. Dans leur description des échantillons, les mêmes auteurs écrivent « L. angustifolia L. ».
Que contiennent l’huile et les absolues de Lavandula angustifolia ?
En quoi les huiles hydrodistillée et distillée à la vapeur diffèrent-elles ?
Léva et Gál (2026) soulignent que les écarts chimiques entre les huiles HD et SD tiennent à plusieurs variables de traitement qui se recouvrent. Parmi elles figurent l’échelle d’extraction, la teneur en eau de la biomasse (séchée ou fraîche), le degré de fragmentation (broyée ou intacte) et la cinétique de distillation. Au tableau 2, 43 composés ont été identifiés dans l’huile de Lavandula angustifolia distillée à la vapeur et 53 dans l’huile hydrodistillée, par GC-MS et bibliothèque NIST. Selon les auteurs, les deux huiles de lavande ne contiennent que de faibles quantités d’hydrocarbures monoterpéniques, sauf les isomères du β-ocimène.
Léva et Gál (2026) décrivent l’huile SD comme ayant une odeur de lavande pleine, agréable et douce, et l’huile HD comme ayant une forte odeur herbacée fraîche à côté de l’odeur de lavande. Dans l’huile gardée à 4 °C, cette note herbacée avait presque disparu après environ 5 mois. Selon les mots des auteurs, cela « suggests » la nécessité d’étudier l’évolution de la composition dans le temps.
Comment les modèles chimiométriques séparent-ils les deux procédés ?
Chez Léva et Gál (2026), dans l’analyse en composantes principales des huiles de lavande, la composante F1 porte 92,04 % de la variance et F2 6,63 %, soit 98,67 % à elles deux. Les trois réplicats distillés à la vapeur (LAS1 à LAS3) se regroupent à l’extrémité négative de l’axe F1 (vers −7) et les trois réplicats hydrodistillés (LAH1 à LAH3) à son extrémité positive (vers +7). La classification hiérarchique sépare les échantillons de lavande en deux groupes, à un seuil de dissimilarité d’environ 180. Le premier ne contient que les réplicats LAS, le second les réplicats LAH.
Chez Léva et Gál (2026), le modèle PLS des huiles de lavande, à une seule composante, atteint R2Y cum = 0,9999 et Q2 cum = 0,9990, et rend compte de 92,04 % de la variance des prédicteurs (R2X cum = 0,9204). Un composé de score VIP supérieur à 1,0 est tenu pour un contributeur significatif. Le géraniol, le γ-élémène, le butanoate de n-hexyle, le trans-α-bergamotène, l’acétate de lavandulyle et le lavandulol sont les marqueurs dominants, avec des valeurs VIP supérieures à 1,05.
Chez Léva et Gál (2026), les composés à fort coefficient positif — dont l’oct-1-én-3-ol, l’octan-3-one, le β-myrcène et le D-limonène — sont enrichis ou seulement récupérés par l’hydrodistillation (LAH). Pour l’octan-3-one, le test z donne une valeur p bien inférieure à 0,01. Les composés à fort coefficient négatif sont préférentiellement retenus par la distillation à la vapeur (LAS), dont l’α-thujène, l’α-pinène, le camphène, le sabinène et le β-pinène.
Quels composés ont été mesurés dans les sept absolues ?
Le tableau 1 de Nedeltcheva-Antonova et al. (2022) donne la composition des absolues déterminée par GC/MS/FID sur la colonne DB-17HT. « n.d. » y signifie non détecté, l’appel 2 marque des composants co-élués, et l’appel 3 une valeur qui est celle de la cryptone dans LA7. Chaque valeur ci-dessous est un pourcentage relatif GC-FID (« Rel. % ») dans une absolue, non une composition de l’espèce ni de l’huile essentielle de lavande. Un tiret marque une cellule que cette page ne donne pas.
| Ligne du tableau 1 | LA1 | LA2 | LA3 | LA4 | LA5 | LA6 | LA7 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| « Linalool + 3-Octanol, acetate » (co-élués) | 31,67 | 27,33 | 38,12 | 37,30 | 38,24 | 36,12 | 20,74 |
| « Linalyl acetate + Cryptone » (co-élués) | — | 35,81 | 27,64 | 27,09 | 28,43 | 26,58 | 0,36 (cryptone) |
| « 4-Terpineol » | 6,50 | 5,66 | 3,11 | 3,05 | 3,12 | 3,22 | 6,32 |
| « Lavandulol » | 1,03 | 1,40 | 2,59 | 2,57 | 2,55 | 2,43 | 1,36 |
| « Lavandulyl acetate » | 1,47 | 2,94 | 1,80 | 1,76 | 1,87 | 2,21 | 4,45 |
| « Camphor » | 0,23 | 0,34 | 0,11 | 0,11 | 0,11 | 0,12 | 0,30 |
| « 1,8-Cineole » | 0,68 | — | 0,36 | 0,35 | 0,34 | 0,30 | n.d. |
| « α-Terpineol » | 0,30 | 0,39 | 0,57 | 0,56 | 0,58 | 0,55 | 0,53 |
| « 3-Octanone » | 0,59 | 0,43 | 1,15 | 1,15 | 1,07 | 0,97 | n.d. |
| « Geranyl acetate » | 0,09 | 0,23 | 0,16 | 0,16 | 0,16 | 0,14 | 5,73 |
| « trans-β-Caryophyllene » | 3,01 | 3,41 | 2,97 | 3,05 | — | 4,34 | 3,54 |
| « trans-β-Farnesene » | 0,86 | 3,26 | 5,06 | 5,20 | 5,11 | 6,42 | 1,93 |
| « Caryophyllene oxide » | 1,23 | 1,03 | 1,36 | 1,25 | 1,59 | 0,88 | 2,71 |
| « Nerolidol » | n.d. | n.d. | n.d. | n.d. | n.d. | n.d. | 7,77 |
| « Coumarine » (graphie de la source) | 1,25 | 2,44 | 1,25 | 1,23 | 1,22 | 1,33 | 10,9 |
| « Coumarin, 7-methoxy- » | 0,89 | 1,48 | 0,56 | 0,57 | 0,57 | 0,60 | 3,83 |
| « Coumarins » (classe) | 2,15 | 3,92 | 1,81 | 1,80 | 1,79 | 1,93 | 14,73 |
| hydrocarbures monoterpéniques | 2,67 | 2,07 | 1,26 | 1,43 | 0,93 | 1,68 | 5,15 |
| monoterpènes oxygénés | 80,55 | 75,73 | 75,68 | 74,07 | 76,66 | 72,60 | 52,83 |
| total des composés quantifiés | 97,43 | 94,28 | 96,05 | 94,96 | 95,70 | 97,31 | 95,25 |
Le résumé, le § 3.2 et le tableau 2 de Nedeltcheva-Antonova et al. (2022) donnent les valeurs de la ligne « Linalool + 3-Octanol, acetate » sous le nom « Linalool » seul. Le § 3.5 du texte écrit « 7-metoxy coumarine » pour les valeurs de la ligne « Coumarin, 7-methoxy- ».
Selon Nedeltcheva-Antonova et al. (2022), les absolues étudiées ont une composition qualitative semblable et des caractéristiques quantitatives différentes. Les triterpènes sont présents à l’état de traces dans les absolues, et l’α- et la β-amyrine, le clionastérol et l’acétate de lupéol ont été identifiés de façon provisoire (« tentatively »). Des acides gras, des alcools supérieurs et des cires ont aussi été trouvés dans les absolues.
Comment les huiles distillées et les absolues ont-elles été analysées ?
Léva et Gál (2026) ont analysé les huiles sur un chromatographe GC 2010 couplé à un spectromètre de masse MS-QP2010 Plus avec passeur AOC-20i+s. L’appareil était équipé d’une colonne capillaire ZB-5ms Plus (30 m × 0,25 mm, film de 2,5 µm, tel que l’article l’écrit). Le gaz vecteur était l’hélium 6.0 à 32,8 cm/s ; le four partait de 40 °C pendant 1 min, montait à 280 °C à 5 °C/min et y restait 5 min. Injecteur et détecteur étaient à 220 °C.
Chez Léva et Gál (2026), 1 µL d’huile diluée 200 fois dans CH2Cl2 était injecté en split 1:50, et la spectrométrie de masse fonctionnait en ionisation électronique à 70 eV, sur m/z 35–600. Les constituants ont été identifiés par comparaison de leurs spectres aux bibliothèques NIST 14 et NIST 17. L’identification a été confirmée par des indices de rétention linéaires expérimentaux déterminés avec une solution d’alcanes C8–C33, puis comparés à des données publiées.
Chez Léva et Gál (2026), chaque analyse ne retient à peu près que les composés dont l’aire dépasse 0,05 %, ainsi que les composés identifiés qui représentent plus de 95 % de l’aire chromatographique totale. Avant la modélisation multivariée, les aires brutes ont été normalisées en pourcentages relatifs.
Les absolues de Nedeltcheva-Antonova et al. (2022) ont été analysées sur un chromatographe 7820A couplé à un détecteur de masse 5977B et à un détecteur à ionisation de flamme. Il portait deux colonnes capillaires de 60 m, 0,25 mm de diamètre interne et 0,25 μm de film : une DB-5ms UI non polaire et une DB-17HT de polarité moyenne. Le four allait de 60 °C (2,5 min) à 155 °C à 2,5 °C/min, puis de 155 à 280 °C à 5 °C/min, avec 10 min de palier final. L’hélium circulait à 0,8 mL/min, en split 1:125, avec l’injecteur à 260 °C et la ligne de transfert à 280 °C.
Chez Nedeltcheva-Antonova et al. (2022), l’ionisation était électronique à 70 eV, avec la source à 230 °C, le quadripôle à 150 °C et un balayage de 45 à 750 m/z. L’analyse GC-FID a été faite sur le même instrument avec le même gradient de température, un diviseur de flux post-colonne permettant l’analyse simultanée sur les deux détecteurs. Les composés ont été identifiés par les bibliothèques NIST 14 et Wiley 7th et par les indices de rétention linéaires (alcanes C8–C40). Faute de données de référence, les structures ont été proposées d’après leur fragmentation et/ou des spectres de la littérature.
Chez Nedeltcheva-Antonova et al. (2022), les composés principaux ont été quantifiés par normalisation interne avec un facteur de réponse égal à 1 pour tous les constituants. Les auteurs précisent que ce pourcentage GC-FID n’est pas une véritable quantification, mais permet de comparer les absolues étudiées. Plus de 150 composés à plus de 0,01 % ont été détectés dans les absolues, dont 111, de C2 à C30, identifiés par GC/MS et quantifiés simultanément par GC-FID.
Comment l’huile et les absolues sont-elles obtenues, et avec quel rendement ?
Où la lavande distillée a-t-elle été cultivée et récoltée ?
Selon Léva et Gál (2026), les plantes des familles Lamiaceae et Asteraceae de l’étude ont été cultivées en Roumanie, en Transylvanie, dans le comté de Covasna. La culture se trouvait en périphérie de Târgu Secuiesc, à 46°0′30″ N et 26°8′40″ E. La plantation avait deux ans en 2025, année de la récolte. La récolte a été faite en pleine floraison, dans la plage horaire « 10 a.m. to 2 p.m. », et la matière des sept espèces a été récoltée entre juin et août 2025.
Chez Léva et Gál (2026), la matière destinée à l’hydrodistillation a été séchée à l’ombre et conservée jusqu’à l’usage.
Comment la distillation à la vapeur semi-industrielle a-t-elle été conduite ?
Selon Léva et Gál (2026), la distillation à la vapeur sèche a été conduite dans un équipement semi-industriel manuel, non automatisé, en acier inoxydable de qualité alimentaire. L’équipement comprenait un générateur de vapeur de 150 L chauffé au bois, une cuve de 600 L pour la matière, un condenseur de 300 L et un séparateur de type florentin. La cuve de 600 L remplie pesait environ 140 à 170 kg, selon l’espèce. L’opérateur réglait le tirage du foyer pour tenir un débit de condensat de 9,5 ± 0,5 L·h−1, suivi au distillat.
Chez Léva et Gál (2026), chaque distillation SD a été arrêtée quand le volume d’huile dans le vase florentin n’augmentait pas de plus de 0,1 mL sur 30 min d’observation continue. Au tableau 1 de l’article, la distillation à la vapeur semi-industrielle de Lavandula angustifolia a duré 2 h et donné 10,31 mL d’huile essentielle par kg de matière fraîche.
Comment l’hydrodistillation de laboratoire a-t-elle été conduite ?
Selon Léva et Gál (2026), l’hydrodistillation a été faite dans un appareil de type Clevenger : 70 ± 1 g de matière séchée et finement broyée ont été immergés dans 1 L d’eau distillée. Ils ont été distillés 90 min, durée à laquelle la quantité d’huile obtenue était constante. Les huiles hydrodistillées ont été séchées sur MgSO4 anhydre, filtrées et conservées à 4 °C jusqu’à l’analyse.
Chez Léva et Gál (2026), les rendements d’hydrodistillation du tableau 1 ont été extrapolés à 1 kg de matière sèche. Au tableau 1, l’hydrodistillation de laboratoire de Lavandula angustifolia a duré 1,5 h et donné 15,71 mL d’huile essentielle par kg de matière séchée et broyée, rendement extrapolé à 1 kg.
Comment la concrète et les absolues sont-elles obtenues ?
Selon Nedeltcheva-Antonova et al. (2022), la concrète de lavande est extraite d’une masse florale fraîche, non passée à la vapeur, récoltée du début de la floraison jusqu’au stade de floraison de masse. La masse florale est traitée par un solvant non polaire (éther de pétrole ou n-hexane). Les absolues LA1 à LA6 ont été extraites d’une concrète de lavande bulgare tirée de plants de Lavandula angustifolia cultivés dans la zone du village de Zelenikovo.
Nedeltcheva-Antonova et al. (2022) décrivent l’absolue obtenue de la concrète (LA1 à LA6) comme un liquide clair et fluide, vert jaunâtre, d’odeur typique de lavande. L’échantillon LA7 est l’absolue dite « Lavera », liquide visqueux vert foncé à brun, d’odeur de lavande herbacée avec une touche de miel. Elle a été obtenue d’une concrète tirée d’inflorescences de lavande épuisées.
Quels documents ISO nomment l’huile de Lavandula angustifolia ?
Dans le catalogue ISO du classement ICS 71.100.60, la norme ISO 3515:2002, « Oil of lavender (Lavandula angustifolia Mill.) », relève de l’ISO/TC 54 et figure au stade 90.93. Dans la même copie, le rectificatif ISO 3515:2002/Cor 1:2004, « Oil of lavender (Lavandula angustifolia Mill.) — Technical Corrigendum 1 », relève de l’ISO/TC 54 et figure au stade 60.60. La norme ISO 3515:1987, « Oil of French lavender (Lavandula angustifolia P. Miller) », est marquée « Withdrawn », au stade 95.99, et relève de l’ISO/TC 54. La norme ISO 3515:1976, « Oil of French lavender », est marquée « Withdrawn », au stade 95.99, et relève de l’ISO/TC 54.
Voir aussi : huile de Lavandula × intermedia, huile de Lavandula latifolia, huile de Mentha spicata, gouttes ↔ ml.
Références
- Léva N., Gál E. Impact of Extraction Scale and Method on the Chemical Profile of Essential Oils: A Comparative Study Between Laboratory Hydrodistillation and Semi-Industrial Dry Steam Distillation. Molecules 2026;31(12):2105. doi:10.3390/molecules31122105 — https://www.ebi.ac.uk/europepmc/webservices/rest/PMC13305851/fullTextXML
- Nedeltcheva-Antonova D., Gechovska K., Bozhanov S., Antonov L. Exploring the Chemical Composition of Bulgarian Lavender Absolute (Lavandula angustifolia Mill.) by GC/MS and GC-FID. Plants 2022;11(22):3150. doi:10.3390/plants11223150 — https://www.ebi.ac.uk/europepmc/webservices/rest/PMC9692913/fullTextXML
- Organisation internationale de normalisation (ISO), catalogue en ligne, ICS 71.100.60 « Essential oils », copie archivée du 19/03/2026 (Internet Archive) — https://web.archive.org/web/20260319152944id_/https://www.iso.org/ics/71.100.60/x/
- Govaerts R. (éd.), World Checklist of Vascular Plants (WCVP), Royal Botanic Gardens, Kew — https://sftp.kew.org/pub/data-repositories/WCVP/wcvp.zip