Plantes · Bois Précieux
Aquilaria malaccensis : bois, huiles et CITES
Aquilaria malaccensis Lam.
- Famille
- Thymelaeaceae
Espèce
| Binôme | Aquilaria malaccensis |
|---|---|
| Nom accepté | Aquilaria malaccensis Lam. |
| Statut WCVP | accepté |
| Famille | Thymelaeaceae |
| Identifiant IPNI | urn:lsid:ipni.org:names:830835-1 |
Source : Govaerts R. (éd.), World Checklist of Vascular Plants (WCVP), Royal Botanic Gardens, Kew, consulté le 21/09/2026.
Quel matériel d’Aquilaria malaccensis Lam. les deux études décrivent-elles ?
Dans l’article de données d’Abdul Kadir et al. (2020), les arbres porteurs de résine de bois d’agar étaient des Aquilaria malaccensis Lam. où la résine avait été induite par des conditions naturelles ou par une méthode synthétique, et des échantillons d’un A. malaccensis sain, non endommagé, servaient de témoin.
Comment les échantillons d’Aquilaria malaccensis d’Abdul Kadir et al. (2020) ont-ils été obtenus ?
Selon Abdul Kadir et al. (2020), le bois d’agar formé naturellement a été prélevé sur un tronc brisé et endommagé par des phénomènes naturels — foudre, vent fort, insectes rongeant le tronc — et finalement devenu pourri. Dans la même étude, le bois d’agar induit synthétiquement a été produit en perçant des trous dans le tronc avec des clous et en les remplissant d’un mélange d’inoculation contenant du miel ; la résine formée au bout de cinq ans a servi d’échantillon de bois d’agar induit. Les troncs de l’arbre sain et des arbres à bois d’agar formé naturellement et induit synthétiquement proviennent de Hulu Langat (3° 7′ 0″ N, 101° 51′ 0″ E), dans le Selangor, en Malaisie, à 28 °C sur le terrain ; les échantillons ont été nettoyés, séchés, coupés en fines tranches et broyés mécaniquement.
Comment les huiles des trois échantillons de tronc ont-elles été extraites et analysées ?
Abdul Kadir et al. (2020) ont extrait les huiles de l’échantillon non résineux (arbre sain) et des échantillons résineux (bois d’agar formé naturellement et induit) par hydrodistillation : 200 g de bois broyé ont trempé une nuit dans 1 L d’eau distillée, puis ont été placés dans un ballon à fond rond de 2 L, le volume d’eau porté à 1,5 L, relié à un appareil de type Clevenger, et distillés 5 h. L’huile a été séparée au n-hexane, séchée à l’évaporateur rotatif sous vide à 45 °C et conservée en flacons ambrés à −20 °C. Chaque huile a été analysée en neuf répétitions par GC-MS (durée totale 38,5 min, hélium à 1 mL/min, injecteur à 200 °C et détecteur à 300 °C, four de 60 °C à 285 °C) sur une colonne capillaire, en balayage complet de m/z 30 à 300 ; les indices de rétention ont été calculés avec une série de n-alcanes (C8–C40). Les données GC-MS ont été déconvoluées avec AMDIS, les composés identifiés par comparaison à la bibliothèque NIST Mass Spectral 2008, les métabolites putatifs attribués aux pics d’indice de similarité supérieur à 70 %, et les aires de pic normalisées sur l’étalon interne (« nanodecanoic acid »), log-transformées puis mises à l’échelle (« auto scaling »). Les auteurs décrivent leur jeu de données comme un tableau MS Excel (format xlsx) donnant le nom du composé, le temps et l’indice de rétention, la formule et la masse moléculaires, les ions fragments (m/z), la valeur de signification et l’aire de pic normalisée.
Comment le bois d’A. malaccensis de Samadi et al. (2020) a-t-il été préparé ?
Selon Samadi et al. (2020), le bois d’A. malaccensis étudié a été prélevé dans le jardin du Forest Research Institute Malaysia (FRIM). Il a été séché à l’air dans une pièce sombre, à l’abri du soleil, puis conservé en sac à une température de pièce fraîche (4 °C). Le bois a été découpé à la scie en petits morceaux, chaque morceau effiloché au petit couteau, et le bois effiloché broyé dans un broyeur.
Comment le bois a-t-il été hydrodistillé dans Samadi et al. (2020) ?
L’hydrodistillation a employé un appareil de type Clevenger « described by European pharmacopeia » ; le bois a d’abord trempé dans l’eau sept jours, puis 100 g de bois séché à l’air et réduit en taille, avec de l’eau distillée en quantité « appropriate », ont été placés dans un chauffe-ballon relié au Clevenger et portés à ébullition à 100 °C et 1 atm. L’huile d’hydrodistillation analysée par GC/MS a été extraite aux conditions que les auteurs disent optimales pour ce procédé : HD (100 °C, 0,1 g/mL, 16 h). Selon les auteurs, la microscopie électronique à balayage « provided evidence » que, malgré la longue durée du procédé (une semaine de trempage puis 16 h d’extraction), l’hydrodistillation n’a pas extrait complètement l’huile des cellules du bois.
Comment l’extraction à l’eau sous-critique de Samadi et al. (2020) s’est-elle déroulée ?
L’extraction à l’eau sous-critique a été conduite en mode statique, en lots, dans un système de laboratoire comprenant un bain chauffant de 20 L, dont le milieu chauffant était de l’huile de silicone ou un sel de nitrate de potassium/nitrate de sodium. L’échantillon broyé et séché était placé dans un réacteur en acier inoxydable (30 mL, 65 mm de long, 16 mm de diamètre intérieur), rempli d’eau selon le rapport solvant/échantillon fixé et purgé à l’argon pour chasser l’air ; en fin d’extraction, le réacteur était retiré et plongé aussitôt dans l’eau froide. À l’étape de récupération à laquelle renvoie la section sur l’eau sous-critique, l’huile était séparée de la phase aqueuse par extraction liquide-liquide avec 5 mL de n-hexane, répétée deux fois ; l’hexane était éliminé à l’évaporateur rotatif, l’eau résiduelle par du sulfate de sodium anhydre, et les huiles conservées en flacon scellé sombre à 4 °C. Les auteurs écrivent que, l’extraction à l’eau sous-critique se déroulant à haute température et pression en présence d’eau, des réactions non voulues — hydrolyse, dégradation, carbonisation et autres — « are inevitable ».
Comment Samadi et al. (2020) ont-ils modélisé le rendement en huile ?
Dans cette étude, le rendement en huile est exprimé en % v/w, à partir du volume d’huile recueilli (mL) et de la masse de matière végétale (g) ; les expériences ont été conduites en triple, avec des écarts-types relatifs entre répétitions inférieurs à 5 %. La méthodologie des surfaces de réponse (RSM), avec un plan composite centré (CCD) à deux niveaux, a servi à rechercher le rendement optimal de l’extraction à l’eau sous-critique ; vingt-huit expériences ont été réalisées et analysées par ANOVA. Le modèle quadratique est jugé (« is deemed ») le modèle recommandé par l’ANOVA (le modèle cubique étant « aliased »), et l’analyse de régression du modèle quadratique « could explain » 98,6 % de la variation du rendement. Les auteurs écrivent que les analyses de surface de réponse et de régression « verified » que, pour l’extraction à l’eau sous-critique de l’huile du bois d’A. malaccensis, la température est « the most influential factor », suivie de la durée puis du rapport échantillon/eau, et que l’interaction entre température et durée de réaction « greatly influences » le rendement en huile. L’interaction durée-température et les carrés de la durée, du rapport et de la température ont des coefficients négatifs, qui, selon les termes des auteurs, « may be explained » par une dégradation possible de l’huile à très haute température et aux durées d’extraction prolongées. Selon les auteurs, les résultats FTIR et MEB « verify » l’incapacité de l’hydrodistillation à rompre efficacement les parois cellulaires du bois d’A. malaccensis et à en extraire l’huile, ce qui explique selon eux le rendement plus faible de l’hydrodistillation par rapport à l’eau sous-critique.
Comment les deux huiles de Samadi et al. (2020) ont-elles été analysées ?
Les huiles obtenues par hydrodistillation et par eau sous-critique ont été analysées par GC/MS avec injecteur automatique et détecteur FID ; 20 µL d’huile étaient dilués dans 500 µL de n-hexane, le gaz vecteur était l’hélium, la durée d’analyse 90 min, et la température et la pression portées de 50 à 250 °C et de 37,1 à 100 kPa. Les indices de rétention ont été déterminés à partir des temps de rétention de n-alcanes (C5–C30) analysés sur le même instrument dans les mêmes conditions, les composés identifiés à l’aide des bibliothèques NIST et WILEY, et la part relative de chaque composant calculée en pourcentage de l’huile par un intégrateur informatisé sur les chromatogrammes ioniques totaux.
Qu’a identifié le GC/MS dans les deux huiles de Samadi et al. (2020) ?
Quarante-trois composants chimiques ont été identifiés dans l’huile d’hydrodistillation du bois d’A. malaccensis, décrite comme « dark greenish », et 50 dans l’huile obtenue par eau sous-critique, décrite comme « light orange/brownish ». Selon le texte de l’article, le GC/MS a identifié « n-hexadecenoic acid » (17,238 %), la 2-butanone, 4-phényl (10,732 %) et l’agarospirol (7,618 %) comme composés majoritaires de l’huile d’hydrodistillation. Au tableau 4, la ligne qui porte 17,238 dans la colonne HD est nommée « Hexadecanoic acid » : le texte et le tableau nomment cette valeur de deux façons, et cette page ne choisit pas entre les deux. Selon le texte, les composés majoritaires de l’huile obtenue par eau sous-critique sont le furfural (14,36 %), le guaïacol (13,504 %) et la 2-butanone, 4-phényl (12,042 %). Les auteurs écrivent que cette huile contenait aussi des composés de faible masse moléculaire (série en C5, par exemple furfural et acétylfurane), « non-existent » dans l’huile d’hydrodistillation.
Que donne le tableau 4 pour chaque huile ?
Le tableau 4 de Samadi et al. (2020), intitulé « Chemical composition of essential oil from Aquilaria malaccensis’ wood », donne sous « %Presence » une colonne pour l’huile d’hydrodistillation (HD) et une pour l’huile à l’eau sous-critique (SCWE). Chaque valeur est une part relative dans cette huile, non une composition de l’espèce.
Quelles lignes portent une valeur dans les deux colonnes ?
La ligne « Benzaldehyde » porte 0,923 sous HD et 2,019 sous SCWE. La ligne « 2-Butanone, 4-phenyl- » porte 10,732 sous HD et 12,042 sous SCWE. La ligne « 4-Ethylphenyl acetate » porte 4,713 sous HD et 1,11 sous SCWE. La ligne « Guaiene Alpha » porte 0,925 sous HD et 1,248 sous SCWE. La ligne « beta-Selinene » porte 1,053 sous HD et 0,308 sous SCWE. La ligne « Isoeugenol » porte 0,204 sous HD et 1,158 sous SCWE. La ligne « Guaiene delta » porte 3,355 sous HD et 1,427 sous SCWE. La ligne « 10-epi-gama-eudesmol » porte 3,298 sous HD et 2,312 sous SCWE. La ligne « viridiflorol » porte 1,015 sous HD et 0,61 sous SCWE. La ligne « beta-Eudesmol » porte 1,594 sous HD et 0,421 sous SCWE. La ligne « Agarospirol » porte 7,618 sous HD et 3,52 sous SCWE. La ligne « Bulnesol » porte 4,882 sous HD et 2,103 sous SCWE. La ligne « γ-costol » porte 2,635 sous HD et 1,104 sous SCWE. La ligne « Oxo-agarospirol » porte 1,542 sous HD et 0,491 sous SCWE. La ligne « valerenic acid » porte 1,606 sous HD et 0,522 sous SCWE. La ligne « 9-Octadecenal, (Z)- » porte 1,356 sous HD et 0,56 sous SCWE. La ligne « Octadecanal » porte 1,249 sous HD et 0,44 sous SCWE. La ligne « Hexadecanoic acid » porte 17,238 sous HD et 10,104 sous SCWE.
Quelles lignes portent « 0 » dans la colonne SCWE ?
La ligne « gamma.-Eudesmol » porte 1,974 sous HD et « 0 » sous SCWE. La ligne « α-Eudesmol » porte 1,887 sous HD et « 0 » sous SCWE. La ligne « Eudesmol
Quelles lignes ont une case SCWE vide ?
La ligne « Lactic acid, 3-phenyl-, methyl ester » porte 1,281 sous HD ; sa case SCWE est vide. La ligne « beta agarofuran » porte 2,845 sous HD ; sa case SCWE est vide. La ligne « Rosifoliol » porte 2,287 sous HD ; sa case SCWE est vide. La ligne « Postogol » porte 1,405 sous HD ; sa case SCWE est vide.
Quelles lignes ont une case HD vide ?
La ligne « Valerolactone
Aquilaria malaccensis est-il inscrit à la CITES ?
Selon la fiche Species+ du taxon 24742 (Aquilaria malaccensis, consultée le 06/10/2026), l’inscription CITES en cours est à l’annexe II, avec une date d’effet au « 23/02/2023 ».
Références
- Samadi M., Zainal Abidin Z., Yoshida H., Yunus R., Awang Biak D.R. Towards Higher Oil Yield and Quality of Essential Oil Extracted from Aquilaria malaccensis Wood via the Subcritical Technique. Molecules 2020;25(17):3872. doi:10.3390/molecules25173872 — https://www.ebi.ac.uk/europepmc/webservices/rest/PMC7503260/fullTextXML
- Abdul Kadir F.A., Azizan K.A., Othman R. Datasets of essential oils from naturally formed and synthetically induced Aquilaria malaccensis agarwoods. Data in Brief 2020;28:104987 (en ligne le 12/12/2019). doi:10.1016/j.dib.2019.104987 — https://www.ebi.ac.uk/europepmc/webservices/rest/PMC7093814/fullTextXML
- Species+, fiche taxon 24742 Aquilaria malaccensis Lam. (Thymelaeaceae), consultée le 06/10/2026 — https://speciesplus.net/api/v1/taxon_concepts/24742?taxonomy=cites_eu
- Govaerts R. (éd.), World Checklist of Vascular Plants (WCVP), Royal Botanic Gardens, Kew — https://sftp.kew.org/pub/data-repositories/WCVP/wcvp.zip