Introduction
Vogtia annua (L.) Oberpr. & Sonboli

Espèce

BinômeTanacetum annuum
Nom acceptéVogtia annua (L.) Oberpr. & Sonboli
Statut POWOsynonyme
FamilleAsteraceae
Identifiant IPNIurn:lsid:ipni.org:names:77117949-1

Selon WCVP (Kew), Tanacetum annuum est un synonyme de Vogtia annua (L.) Oberpr. & Sonboli, le nom accepté.

Source : Govaerts R. (éd.), World Checklist of Vascular Plants (WCVP), Royal Botanic Gardens, Kew, consulté le 21/09/2026.

Selon la World Checklist of Vascular Plants (WCVP, Kew), dans l’extrait lu le 21/09/2026, Tanacetum annuum L. (Ettakifi et al. (2023) écrivent « Tanacetum annuum », sans auteur) est un nom de rang « Species » au statut « Synonym », rangé dans la famille Asteraceae, dont le nom accepté porte l’identifiant 3111406. Dans le même extrait, Vogtia annua (L.) Oberpr. & Sonboli est un nom de rang « Species » au statut « Accepted », rangé dans la famille Asteraceae, sous l’identifiant 3111406. Selon Ettakifi et al. (2023), l’huile essentielle hydrodistillée de parties aériennes mêlées récoltées à Ben Karrich (province de Tétouan, Maroc) en juillet–septembre 2020 a une couleur bleu très foncé, et le tableau 3 de l’étude donne à « Camphor » la valeur 16,69 et à « α-Pinene » la valeur 12,37 dans la colonne « Area (%) ».

Quel nom est accepté, et comment la source l’écrit-elle ?

La fiche WCVP de Tanacetum annuum L. porte l’identifiant 3111407 ; son statut est « Synonym ». Le nom accepté auquel elle renvoie, identifiant 3111406, est Vogtia annua (L.) Oberpr. & Sonboli. Ettakifi et al. (2023) écrivent le nom « Tanacetum annuum », et « T. annuum » sous forme abrégée.

L’huile décrite ci-dessous vient d’une seule étude, d’un seul site et d’une seule saison, distillée de parties aériennes mêlées.

Où les parties aériennes étudiées par Ettakifi et al. (2023) ont-elles été récoltées ?

Selon Ettakifi et al. (2023), les parties aériennes (tiges, feuilles et fleurs) de la plante ont été récoltées pendant la période de floraison de juillet–septembre 2020 au Site d’Intérêt Biologique et Écologique (SIBE) de Ben Karrich, dans la province de Tétouan, au nord-ouest du Maroc. Les auteurs situent ce site de récolte à « 35°30′50.6″ N. 5°26′13.9″ W », à 220 m d’altitude, à l’étage de végétation thermo-méditerranéen, à l’étage bioclimatique subhumide à hiver tempéré, sur substrat siliceux. L’identification de la plante s’est fondée sur « the name given by specialists in mass cultivation of this plant » (le nom donné par des spécialistes de la culture en masse de cette plante) et a été confirmée au laboratoire des auteurs avec la clé de détermination « Practical Flora of Morocco: Manual of Determination of Vascular Plants ».

Comment l’huile d’Ettakifi et al. (2023) a-t-elle été obtenue ?

Les différentes parties aériennes ont été séchées à l’ombre à température ambiante pendant 7 jours, puis broyées, et la poudre fine obtenue (20 mesh) a été conservée dans un flacon de verre sombre jusqu’à la préparation de l’huile essentielle et des extraits bruts. L’huile essentielle (TaEO) a été isolée des parties aériennes par hydrodistillation pendant 3 h dans un appareil de type Clevenger, 100 g de poudre fine étant immergés dans « a 1000 mL flask of distilled water » (un ballon de 1000 mL contenant de l’eau distillée). L’huile obtenue a été conservée à −25 °C dans un flacon de verre sombre jusqu’à son utilisation. La préparation de l’huile essentielle et des extraits bruts a été réalisée en triple, et le rendement d’extraction a été calculé pour chaque échantillon.

Quel rendement Ettakifi et al. (2023) ont-ils rapporté ?

Selon Ettakifi et al. (2023), le rendement d’extraction de l’huile essentielle a été en moyenne de 0,7 % (m/m) de matière sèche. Le tableau 1 de l’étude donne, pour l’huile des parties aériennes mêlées, un rendement d’extraction (%) de 0,7 ± 0,01, moyenne ± écart-type de trois répétitions.

Quelles sont la couleur et l’odeur de l’huile ?

Selon Ettakifi et al. (2023), l’huile essentielle obtenue a une couleur bleu très foncé et un arôme fruité et herbacé. La source ne dit pas comment la couleur et l’odeur ont été observées.

Comment l’huile a-t-elle été analysée ?

Pour l’analyse, 10 µL de l’huile essentielle ont été dilués dans 90 µL de n-hexane et analysés par chromatographie en phase gazeuse (chromatographe Trace 1300) couplée à la spectrométrie de masse (spectromètre ISQ simple quadripôle). Le chromatographe était équipé d’une colonne capillaire TG5-MS (60 m × 0,25 mm d.i. ; film de 0,25 µm) à phase stationnaire apolaire (5 % phényl et 95 % diméthylpolysiloxane). Le four était programmé de 40 °C à 350 °C à 5 °C/min, et le gaz vecteur était l’hélium à 1,2 mL/min. Les composants de l’huile ont été identifiés à partir des indices de rétention de Kovats (RI), rapportés à une série homologue d’alcanes (C8–C20 et C21–C40), et des données spectrales des bases du NIST. L’acquisition et l’analyse des données ont été faites avec les logiciels « Xcalibur 2.2 SP1.48 » et « NIST MS Search 2.2 Library 2014 ». La source ne décrit pas le calcul des pourcentages d’aire.

Qu’ont identifié Ettakifi et al. (2023) dans l’huile ?

Selon Ettakifi et al. (2023), le chromatogramme de l’huile des parties aériennes mêlées compte 39 pics correspondant à 39 composés identifiés, qui représentent 99,92 % du total des composés volatils de l’huile essentielle. La ligne « Total » du tableau 3 porte la valeur 99,92 dans la colonne « Area (%) » ; c’est un total d’aires, non une quantification absolue. Les auteurs classent les composés en trois classes au tableau 3 : la ligne « Monoterpenoids » (composés 1–24) porte 85,22, la ligne « Sesquiterpenoids » (composés 25–37) 14,21 et la ligne « Diterpenoids » (composés 38–39) 0,49 dans la colonne « Area (%) ».

Que donne le tableau 3 d’Ettakifi et al. (2023) ?

Pour l’huile essentielle hydrodistillée des parties aériennes mêlées récoltées à Ben Karrich, le tableau 3 donne les lignes suivantes, chaque composé étant nommé comme le tableau l’écrit ; la colonne « Area (%) » est donnée sans base précisée.

N°Composé (tel que l’écrit le tableau 3)RIArea (%)
1« Tricyclene »9252,53
2« α-Pinene »937,6612,37
3« Camphene »951,32,77
4« Dehydrosabinene »955,520,39
5« Sabinene »972,730,38
6« β-Pinene »976,951,54
7« β-Myrcene »986,042,61
8« α-Phellandrene »1001,891,2
9« 3-Carene »1007,581,1
10« o-Cymene »1024,240,38
11« Limonene »1029,55
12« m-Menthane »1092,420,69
13« α-Campholenal »1132,811,39
14« Camphor »1156,9216,69
15« Pinocarvone »1171,940,85
16« Borneol »1178,666,33
17« Terpinen-4-ol »1186,562,02
18« α-Terpineol »1201,671,17
19« Myrtenal »1207,531,33
20« Verbenone »1222,181,26
21« cis-p-Mentha-1(7),8-dien-2-ol »1234,310,45
22« Isopulegol acetate »1280,330,08
23« Bornyl acetate »1296,6511,97
24« α-Terpinyl acetate »1357,594,62
25« α-Copaene »1390,181,09
26« (-)-β-Bourbonene »1401,880,35
27« α-Gurjunene »1419,251,7
28« Caryophyllene »1439,911,81
29« Humulene »1475,120,42
30« γ-Muurolene »1492,490,66
31« Germacrene D »1501,511,35
32« α-Amorphene »1516,580,28
33« δ-Cadinene »1539,70,59
34« Caryophyllene oxide »1637,910,86
35« Chamazulene »1712,783,49
36« Cubenol »1751,661,08
37« Aromadendrene oxide 2 »1785,080,53
38« Manoyl oxide »2028,10,2
39« Totarol »2346,580,29

La ligne 10 est donnée sous le nom du tableau, « o-Cymene », et la ligne 28 sous « Caryophyllene », sans isomère ; aucune identité avec un autre nom n’est posée ici.

Références

  • Govaerts R. (éd.), World Checklist of Vascular Plants (WCVP), Royal Botanic Gardens, Kew — https://sftp.kew.org/pub/data-repositories/WCVP/wcvp.zip
  • Ettakifi H., Abbassi K., Maouni S., Erbiai E.H., Rahmouni A., Legssyer M., Saidi R., Lamrani Z., Esteves da Silva J.C.G., Pinto E., Maouni A. (2023), « Chemical Characterization and Antifungal Activity of Blue Tansy (Tanacetum annuum) Essential Oil and Crude Extracts against Fusarium oxysporum f. sp. albedinis, an Agent Causing Bayoud Disease of Date Palm », Antibiotics 12(9), 1451, doi:10.3390/antibiotics12091451 — https://www.ebi.ac.uk/europepmc/webservices/rest/PMC10526058/fullTextXML