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Plantes · Épices Aromates

Zingiber officinale : huile du rhizome, rendement, composés

Zingiber officinale Roscoe

Famille
Zingiberaceae
Norme ISO
ISO 16928:2014

Espèce

BinômeZingiber officinale
Nom acceptéZingiber officinale Roscoe
Statut WCVPaccepté
FamilleZingiberaceae
Identifiant IPNIurn:lsid:ipni.org:names:798372-1
Norme ISOISO 16928:2014

Source : Govaerts R. (éd.), World Checklist of Vascular Plants (WCVP), Royal Botanic Gardens, Kew, consulté le 21/09/2026.

Source : ISO 16928:2014.

Source : Plants of the World Online (POWO), Royal Botanic Gardens, Kew, fiche du taxon « Zingiber officinale Roscoe », copie archivée du 20/10/2026 (Internet Archive), consulté le 29/10/2026.

Selon la World Checklist of Vascular Plants (WCVP, Kew), dans l’extrait lu le 27/10/2026, Zingiber officinale Roscoe est un nom de rang « Species » au statut « Accepted », rangé dans la famille Zingiberaceae (identifiant 273361).

Cette page rapporte deux études de l’huile essentielle du rhizome, chacune pour elle-même ; leurs chiffres ne sont ni comparés ni moyennés.

Selon la fiche Plants of the World Online (POWO, Kew) du taxon « Zingiber officinale Roscoe », l’aire native de l’espèce est « E. Himalaya to S. Central China ». La même fiche décrit Zingiber officinale comme « a perennial or rhizomatous geophyte » qui pousse « primarily in the seasonally dry tropical biome ».

Comment l’huile du rhizome séché de Zingiber officinale a-t-elle été obtenue au Sri Lanka ?

Selon Jayasundara et Arampath (2021), deux variétés de Zingiber officinale roscoe (graphie des auteurs ; nom WCVP Zingiber officinale Roscoe), « Rangoon » et « Siddha », ont été cultivées avec une variété nommée « Chinese » en témoin, en parcelles expérimentales de deux zones de culture du gingembre que les auteurs disent « potentially important » au Sri Lanka, à Makandura et à Allawwa (écrit « Alawwa » dans la conclusion).

Les auteurs donnent comme stades de récolte 5, 7 et 8 mois après plantation, et dix-huit (3 × 2×3) combinaisons variété-lieu-stade de maturité ont été échantillonnées.

Dans cette étude, les rhizomes récoltés ont été lavés à l’eau distillée, pelés et coupés en petits morceaux (épaisseur moyenne 5mm, longueur moyenne 15mm) ; 40–45kg d’échantillon frais par combinaison variété-lieu-stade ont été séchés à l’étuve (« air drying (AD) in an oven ») à 50 ± 5 °C jusqu’à une humidité de 10–12%.

Les auteurs indiquent que l’humidité visée a été atteinte après trois à quatre jours de séchage ; l’échantillon sec, d’environ 4–5,5 kg, a été conditionné en récipient de polyéthylène étanche avec du gel de silice anhydre et conservé à 4 °C.

L’huile du rhizome séché a été séparée par ce que les auteurs appellent « Hydro distillation or steam distillation », dans un appareil de Clevenger modifié à bras pour huile légère : 100 g de gingembre séché ont été placés dans un ballon à fond plat de 1000 ml avec 500 ml d’eau distillée, soit un rapport pondéral échantillon/eau de 1:5 (« 10:2 in solvent to feed (SF) ratio »).

Selon les auteurs, le ballon a été chauffé au chauffe-ballon à 70 °C et maintenu à cette température pendant 30 min, puis la température a été montée progressivement ; la distillation, à condenseur refroidi à l’eau du robinet, a duré 4 h.

Dans cette étude, l’huile recueillie a reçu 0,1 g de sulfate de sodium anhydre et a été conservée à 4 °C ; trois répétitions ont été recueillies par combinaison variété-lieu-stade, soit 54 (3 × 2×3 × 3) au total.

Comment les constituants des huiles de rhizome séché ont-ils été mesurés ?

Selon Jayasundara et Arampath (2021), 300 μl d’huile essentielle ont été injectés en deux fractions dans un chromatographe SHIMADZU à colonne Carbowax 20M, avec l’azote comme gaz vecteur à 1 mL/min, et un détecteur à ionisation de flamme (FID) à 300 °C mesurait les intensités des pics.

Les auteurs ont identifié les constituants à l’aide d’étalons internes, en rapprochant des indices de rétention de référence d’une base de données informatique des valeurs KI rapportées, puis en comparant temps de rétention et profils de pics à des chromatogrammes de travaux antérieurs.

Quels rendements en huile l’étude sri-lankaise rapporte-t-elle ?

Selon Jayasundara et Arampath (2021), le rendement pondéral en huile essentielle de gingembre était le plus élevé à 5 mois après plantation et le plus bas à 8 mois ; il diminuait progressivement avec le stade de maturité pour toutes les variétés, et ce schéma a été observé de même dans toutes les combinaisons variété-lieu testées.

Au stade de maturité de cinq mois, le rendement pondéral maximal, en % du poids d’échantillon sec, a été de 3,36%, pour la variété « Rangoon » cultivée à Makandura.

À 5 mois après plantation, le rendement pondéral en huile le plus bas (1,61%) a été relevé pour la variété « Siddha », plantée elle aussi à Makandura.

Les auteurs rapportent que les rendements maximal et minimal ont enregistré une baisse respective de 79,1% et 63,1% en atteignant 8 mois de maturité, et qu’en moyenne toutes les combinaisons variété-lieu ont montré une baisse de rendement de plus de 55% à 8 mois après plantation.

Selon les auteurs, les rendements en huile essentielle obtenus étaient compris entre 1% et 3% (w/w) : la variété locale « Siddha » a donné environ 1% en moyenne, tandis que « Rangoon » et la variété témoin « Chinese » ont atteint jusqu’à 3%.

Les graphiques d’interaction ont montré que la variété « Rangoon » était la plus forte productrice d’huile essentielle de gingembre plantée à Makandura ; à Allawwa, la variété « Siddha » « contributed to the maximum oil weight yield ».

Dans l’ANOVA des auteurs sur le rendement pondéral, les valeurs p étaient inférieures à 0,05 (confiance de 95%) pour les effets principaux stade de maturité et lieu de culture, et pour les interactions stade-variété, stade-lieu et variété-lieu ; le facteur variété avait une valeur p supérieure à 0,05.

Quels composés l’étude sri-lankaise rapporte-t-elle ?

Selon Jayasundara et Arampath (2021), l’intensité des pics chimiques de l’huile essentielle de gingembre était significativement affectée par le stade de maturité, et le facteur variété ne l’affectait pas significativement (p > 0,05, intervalle de confiance de 95%).

Les auteurs ont identifié vingt-cinq (25) composés par chromatographie en phase gazeuse puis comparaison à un chromatogramme type d’huile essentielle de gingembre ; la variété « Siddha » comptait 13 composés majeurs et « Rangoon » 12, ces composés dépassant 2% d’abondance — pour les deux variétés cultivées à Makandura, à la récolte de cinq mois (tableau 1).

Selon le texte, neuf composés identifiés dans la variété « Siddha » (Makandura, 5 mois au tableau 1) dépassaient 5% d’abondance relative : « α-pinene » (7,2%), « camphene » (12,4%), « β-phellandrene » (12,4%), « citronellal » (12,4%), « citral-a » (8,3%), « borneol » (5,2%), « β-sesqui-phellandrene » (10,9%), « β-zingiberene » (5,7%) et « geraniol » (6,7%) ; le tableau 1 écrit les lignes correspondantes « α- Pinene », « β-Phellandrine », « Citral a », « β-Sesqui-Phellandrene », « β- Zingiberene » et « Gereneol », et aucune des deux graphies ne corrige l’autre.

Selon le texte, sept composés identifiés dans la variété « Rangoon » (Makandura, 5 mois au tableau 1) dépassaient aussi 5% d’abondance : « α-pinene » (8,4%), « camphene » (13,6%), « β-phellandrene » (13,6%), « citral-a » (7,5%), « β-sesqui-phellandrene » (12,2%), « α-zingiberene » (9,7%) et « geraniol » (11,8%) ; le tableau 1 écrit « α- Pinene », « β-Phellandrine », « Citral a », « β-Sesqui-Phellandrene » et « Gereneol » pour les lignes correspondantes.

Tableau 1 de Jayasundara et Arampath (2021)

Le tableau 1 donne l’abondance relative (%) de chaque composé chez « Siddha » à Makandura (S-M) et « Rangoon » à Makandura (R-M), récoltés à 5, 7 et 8 mois.

Les noms des composés et les valeurs sont repris tels que le tableau les imprime ; le numéro de pic de référence est laissé de côté pour deux lignes.

Composé (tel qu’écrit au tableau 1)Pic de réf.S-M 5 moisS-M 7 moisS-M 8 moisR-M 5 moisR-M 7 moisR-M 8 mois
α- Pinene27,20,74,18,42,53,3
Camphene312,43,815,813,69,712,5
β- Pinene41,00,40,41,20,70,7
Myrcene72,61,71,13,62,92,9
Lymonene82,32,31,42,93,02,9
β-Phellandrine912,415,614,013,613,614,2
Terpinolene121,30,90,50,60,50,5
Citronellal—12,40,60,00,30,30,3
Linalool163,13,01,62,12,52,5
β- Caryopyllene181,31,50,70,80,30,6
Citral a228,313,96,77,511,812,6
α- Terpineole234,16,52,72,93,83,8
Borneol—5,28,14,32,63,94,3
Guainene260,015,69,01,013,62,6
α-Zingiberene270,00,61,69,710,714,2
β-Sesqui-Phellandrene3010,94,12,312,22,66,9
β- Zingiberene325,73,41,81,02,21,8
Gereneol366,76,23,411,812,010,1
Methyl-iso-Eugenol370,52,20,00,61,00,7
α-Nerolidol380,81,315,81,30,91,2
Elemol390,31,57,40,60,80,6
Cedrol400,41,81,40,50,00,4
Eugenol420,31,31,30,60,80,4
β-Eudesmol440,41,81,40,60,20,2
Farnesal450,41,41,10,00,20,4

Comment l’huile du rhizome frais « Bentong » a-t-elle été obtenue en Malaisie ?

Selon Gunasena et al. (2022), § 4.1, le rhizome frais de gingembre — écrit « Z. officinalae cv. Bentong » au § 4.1 et « Zingiber officinale Roscoe cv. Bentong » dans le titre ; nom WCVP Zingiber officinale Roscoe — a été obtenu d’une ferme commerciale de gingembre à Bentong, Pahang, Malaisie (spécimen KM0006/22).

Selon la même section, l’huile essentielle des rhizomes frais de gingembre a été extraite par hydrodistillation en appareil de type Clevenger : rhizomes nettoyés à l’eau, coupés en tranches, broyés en petites particules au mixeur, puis mélangés à l’eau distillée dans un rapport 3:5 dans le ballon de 10 L.

Au § 2.1, les auteurs ont déterminé le rendement d’extraction en divisant la quantité d’huile extraite par la quantité de matière fraîche introduite dans l’extracteur, estimé sur les résultats de plusieurs cycles ; le rendement en huile essentielle de gingembre (GEO) était compris entre 1,2 et 1,5 % (v/w).

Quels composés l’étude malaisienne rapporte-t-elle ?

Selon Gunasena et al. (2022), § 4.2, l’huile a été analysée par GC–MS (chromatographe en phase gazeuse couplé à un spectromètre de masse), four fixé d’abord à 50 °C (isotherme 3 min) avec une montée de 10 °C/min, puis porté à 250 °C pendant 10 min et enfin à 300 °C pendant 10 min en isotherme ; les constituants ont été identifiés par concordance des temps de rétention, de l’indice de rétention et des spectres de masse des bibliothèques FFNSC1.3.lib, NIST11.lib et WILEY229.LIB, ainsi qu’avec la littérature disponible.

Au § 2.1, l’analyse par chromatographie en phase gazeuse a identifié 45 pics dans l’huile essentielle de gingembre (GEO).

Le texte du § 2.1 indique que la GEO analysée présentait un pourcentage élevé de monoterpènes (74,6 %) et de sesquiterpènes (20,73 %).

Tableau 1 de Gunasena et al. (2022)

Le tableau 1 donne, pour chaque pic, le temps de rétention (« Rt (min) »), l’indice de rétention mesuré dans ce travail (« RI (This Work) ») et l’aire (« Area (%) ») dans l’huile essentielle de gingembre (GEO).

Les noms des composés sont repris tels que le tableau les imprime.

PicComposé (tel qu’écrit au tableau 1)Rt (min)RI (This Work)Area (%)
1Heptan-2-ol8,0749001,23
2α-Pinene9,3869332,76
3Camphene10,0879517,53
4β-Pinene11,1739780,52
56-Methyl-5-hepten-2-one11,3449830,95
6Myrcene11,5889892,31
7Sulcatol11,7069920,25
8α- Phellandrene12,37010070,30
91,8-Cineole13,646103414,96
10Terpinolene16,07410860,47
11Methyl lavender ketone16,22010890,44
12β-Linalool16,70511002,19
13Camphor19,08111490,26
14Citronellal19,22411520,95
15Isoneral19,66711610,22
16Endo-Borneol20,34911751,70
17Isogeranial20,58111790,34
184-Terpineol20,71911820,39
19Cryptone21,02111880,19
20α -Terpineol21,44211971,77
21Citronellol23,05512313,27
22Neral23,666124413,99
23Geraniol24,17012542,35
24Geranial25,146127417,88
252-Undecanone26,01412930,90
26Methyl nonyl carbinol26,46613020,20
27Citronellyl acetate28,59513480,31
28Geranyl acetate29,91113770,63
29β-Elemene30,58513920,51
30Caryophyllene32,00714240,37
31Curcumene34,58814831,58
32Germacrene34,69814850,67
33α-Zingiberene35,24714985,19
34α-Farnesene35,55115053,51
35β-Bisabolene35,76615101,16
36β-Sesquiphellandrene36,46015272,40
37Muurola-4,10(14)-dien-1.beta.-ol37,34815480,23
38α-Elemol37,49415520,89
39Nerolidiol37,88215610,65
40Sesquisabinene hydrate39,17415920,34
41Zingiberenol40,15216170,68
42trans-Sesquisabinene hydrate40,83016340,49
43Globulol40,95616370,51
44Rosifoliol41,91116610,89
45Shyobunol43,00716890,66

Que dit la fiche du catalogue ISO de la norme ISO 16928:2014 ?

La norme ISO 16928:2014 s’intitule « Essential oil of ginger [Zingiber officinale Roscoe] » ; dans le catalogue ISO, au 04/06/2026, elle est au stade « International Standard confirmed [90.93] ». Selon le résumé de sa fiche au catalogue ISO, au 04/06/2026, ISO 16928:2014 « specifies certain characteristics » de l’huile essentielle de gingembre (Zingiber officinale Roscoe) « cultivated in China, India and West Africa », « in order to facilitate assessment of its quality ».

Quelles normes ISO de l’épice et de ses oléorésines le catalogue ISO range-t-il sous la classe ICS 67.220.10 ?

Les trois premières normes ci-dessous sont des normes du gingembre épice, la quatrième porte sur le gingembre et ses oléorésines ; aucun de leurs titres ne nomme l’huile essentielle. Dans le catalogue ISO de la classe ICS 67.220.10, au 03/11/2025, la norme ISO 1003:1980 s’intitule « Spices and condiments — Ginger, whole, in pieces, or ground — Specification », est marquée « [Withdrawn] », figure au stade 95.99 et relève de l’ISO/TC 34/SC 7. Dans le même catalogue, la norme ISO 1003:2008 s’intitule « Spices — Ginger (Zingiber officinale Roscoe) — Specification », est marquée « [Withdrawn] », figure au stade 95.99 et relève de l’ISO/TC 34/SC 7. Dans le même catalogue, la norme ISO 1003:2025 s’intitule « Spices and condiments — Whole/pieces and ground dried ginger (Zingiber officinale Roscoe) — Specification », figure au stade 60.60 et relève de l’ISO/TC 34/SC 7. Dans le même catalogue, la norme ISO 13685:1997 s’intitule « Ginger and its oleoresins — Determination of the main pungent components (gingerols and shogaols) — Method using high-performance liquid chromatography », figure au stade 90.93 et relève de l’ISO/TC 34/SC 7.

Références

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