Espèce

BinômeJuniperus communis
Nom acceptéJuniperus communis L.
Statut POWOaccepté
FamilleCupressaceae
GenreJuniperus
Identifiant IPNIurn:lsid:ipni.org:names:30088655-2

Source : Govaerts R. (éd.), World Checklist of Vascular Plants (WCVP), Royal Botanic Gardens, Kew, consulté le 21/09/2026.

Höferl et al. ont analysé une huile essentielle de baies décrite comme « a commercial product from Bulgaria ». Sytykiewicz et al. ont analysé une huile essentielle obtenue par hydrodistillation de cônes séchés, qu’ils nomment « cone-berries ». Les deux études sont présentées séparément ci-dessous ; leurs chiffres ne sont pas réunis.

De quelle plante cette page traite-t-elle ?

Höferl et al. nomment la plante « Juniperus communis L., Cupressaceae ». Sytykiewicz et al. écrivent « Juniperus communis L. » dans leur section sur le matériel végétal et « Juniperus communis (L.) » dans le titre de leur Table 2.

Qu’ont analysé Höferl et al., et comment ?

La matière est l’huile essentielle de baies, « a commercial product from Bulgaria », un seul échantillon ; c’est l’origine du produit telle que l’étude la donne, non un lieu de récolte.

Les analyses GC/FID et GC/MS ont été conduites simultanément, une entrée reliée à une colonne SE-54 de 50 m × 0,25 mm × 1,0 μm, l’autre à une colonne Carbowax 20 M de 60 m × 0,25 mm × 0,25 μm. Le gaz vecteur était l’hélium à débit constant de 1,5 mL/min ; l’injecteur était à 230 °C, le détecteur FID à 250 °C, l’interface GC/MS à 250 °C et la source d’ions à 150 °C, en mode EI à 70 eV, avec une plage de balayage de 40–300 amu. Le programme du four était : 46 °C pendant 1 min, puis de 46 °C à 100 °C à 5 °C/min, puis de 100 °C à 230 °C à 2 °C/min, puis 230 °C pendant 13,2 min. Les composés ont été identifiés par corrélation des spectres de masse avec NIST, Adams Essential Oils, MassFinder et la bibliothèque propre des auteurs, et les indices de rétention de composés de référence et de données de la littérature ont servi à confirmer les données des pics. La quantification a été faite par calcul des aires de pics du chromatogramme FID.

Que contient l’huile de baies étudiée par Höferl et al. ?

Selon le texte de l’étude, cette huile se compose principalement d’hydrocarbures mono- et sesquiterpéniques (80,4% et 9,6%, respectivement), et les dérivés oxygénés n’en sont que des constituants mineurs ; ces totaux par classe sont donnés par le texte, non par le tableau de composition. Dans le tableau de composition, la ligne « sum » a pour « % Area » 96,0.

Les lignes ci-dessous sont celles du tableau de composition pour ce seul échantillon, dans sa colonne « % Area », qui porte des aires relatives de pics du chromatogramme FID ; chaque composé est écrit comme le tableau l’écrit, avec son indice de rétention (IR). Le tableau ne définit pas « trace ».

  • « toluene » (IR 771) : « trace ».
  • « hexanal » (IR 800) : « trace ».
  • « α-thujene » (IR 933) : 0,9.
  • « α-pinene » (IR 943) : 51,4, dans cet échantillon.
  • « α-fenchene » (IR 957) : 0,2.
  • « camphene » (IR 959) : 0,8.
  • « thuja-2,4(10)-diene » (IR 964) : 0,2.
  • « sabinene » (IR 981) : 5,8.
  • « β-pinene » (IR 988) : 5,0.
  • « myrcene » (IR 992) : 8,3.
  • « δ-3-carene » (IR 1019) : 0,2.
  • « α-terpinene » (IR 1024) : 0,1.
  • « p-cymene » (IR 1032) : 0,9.
  • « limonene » (IR 1037) : 5,1.
  • « β-phellandrene » (IR 1038) : 0,5.
  • « (E)-β-ocimene » (IR 1050) : 0,1.
  • « γ-terpinene » (IR 1065) : 0,2.
  • « cis-sabinene hydrate » (IR 1075) : 0,1.
  • « terpinolene » (IR 1096) : 0,4.
  • « linalool » (IR 1101) : 0,1.
  • « perillene » (IR 1104) : 0,1.
  • « trans-sabinene hydrate » (IR 1107) : 0,1.
  • « α-pinene oxide » (IR 1111) : 0,1.
  • « trans-p-menth-2-en-1-ol » (IR 1131) : « tr » ; le tableau écrit « tr » ici et « trace » sur d’autres lignes, sans légende pour l’un ni l’autre.
  • « campholen aldehyde » (IR 1136) : 0,1.
  • « trans-pinocarveol » (IR 1154) : 0,3.
  • « cis-verbenol » (IR 1156) : 0,5.
  • « borneol » (IR 1180) : « trace ».
  • « terpinen-4-ol » (IR 1189) : 0,9.
  • « p-cymen-8-ol » (IR 1193) : 0,2.
  • « α-terpineol » (IR 1201) : 0,2.
  • « myrtenol » (IR 1208) : 0,1.
  • « myrtenal » (IR 1210) : 0,2.
  • « verbenone » (IR 1223) : 0,2.
  • « trans-carveol » (IR 1228) : 0,2.
  • « carvone » (IR 1256) : 0,1.
  • « methyl citronellate » (IR 1260) : 0,1.
  • « undecan-2-one » (IR 1294) : 0,1.
  • « bornyl acetate » (IR 1298) : 0,3.
  • « methyl geranate » (IR 1326) : « trace ».
  • « citronellyl acetate » (IR 1352) : 0,1.
  • « terpinyl acetate » (IR 1359) : 0,1.
  • « α-cubebene » (IR 1366) : 0,6.
  • « geranyl acetate » (IR 1382) : « trace ».
  • « α-copaene » (IR 1397) : 0,5.
  • « β-elemene » (IR 1409) : 0,7.
  • « α-gurjunene » (IR 1426) : 0,2.
  • « longifolene » (IR 1438) : 0,1.
  • « (E)-β-caryopyhllene » (IR 1447) : 2,0 ; le nom est écrit ici exactement comme le tableau l’écrit.
  • « γ-elemene » (IR 1451) : 0,1.
  • « (E)-β-farnesene » (IR 1461) : 0,3.
  • « α-humulene » (IR 1481) : 1,3.
  • « γ-muurolene » (IR 1497) : 0,4.
  • « α-amorphene » (IR 1501) : 0,1.
  • « germacrene D » (IR 1507) : 1,1.
  • « β-selinene » (IR 1515) : 0,2.
  • « α-muurolene » (IR 1520) : 0,4.
  • « α-selinene » (IR 1521) : 0,2.
  • « γ-cadinene » (IR 1538) : 0,5.
  • « δ-cadinene » (IR 1543) : 0,8.
  • « α-cadinene » (IR 1560) : 0,1.
  • « spathulenol » (IR 1607) : 0,3.
  • « caryophyllene oxide » (IR 1616) : 0,9.
  • « humulene epoxide II » (IR 1643) : 0,5.
  • « τ-muurol + τ-cadinol » (IR 1668) : 0,2, une seule valeur pour les deux composés réunis sur une ligne ; le tableau ne donne pas la part de chacun.
  • « α-cadinol » (IR 1681) : 0,1.
  • « m-camphorene » (IR 1964) : 0,2.
  • « p-camphorene » (IR 2002) : 0,1.

Qu’ont analysé Sytykiewicz et al., et comment ?

L’huile essentielle provient des cônes (« cone-berries ») de « Juniperus communis L. » ; la matière végétale séchée a été obtenue dans une herboristerie locale en Pologne, lieu d’achat et non lieu de récolte. L’étude ne précise ni la provenance géographique de la plante ni le nombre de lots.

Les matières végétales étudiées ont été broyées en poudre fine et tamisées pour obtenir des particules de 20–40 mesh. Des portions de 40 g ont été pesées et soumises à l’extraction de l’huile essentielle pendant 3 h par hydrodistillation dans un appareil de type Clevenger.

Après l’extraction, les huiles ont été recueillies, séchées sur sulfate de sodium anhydre, filtrées et conservées à 4 °C en flacons hermétiques jusqu’aux analyses. La composition a été analysée par chromatographie en phase gazeuse couplée à la spectrométrie de masse, sur une colonne capillaire de 30 m de longueur, 0,25 mm de diamètre interne et 0,25 μm d’épaisseur de film. Le programme de température allait de 40 °C à 280 °C à 5 °C/min ; l’injecteur et la ligne de transfert étaient à 280 °C, et le débit d’hélium (gaz vecteur) était de 1 mL/min. Des échantillons de 1 μL ont été injectés, avec une ionisation par impact électronique à 70 eV et une acquisition en balayage complet sur la plage m/z 35–400. Les constituants ont été identifiés en comparant les indices de rétention et les spectres de masse obtenus à ceux « reported in the literature » et à la bibliothèque de spectres de masse du NIST.

Que contient l’huile de cônes étudiée par Sytykiewicz et al. ?

L’analyse GC-MS a identifié 81 constituants chimiques dans cette huile de cônes, que les auteurs nomment « EOJ », pour cette matière et avec cette méthode. Dans leurs conclusions, les auteurs qualifient cette huile d’« α-pinene-rich chemotype » ; le mot est le leur, et il vaut pour cette seule huile.

En section 2.1, les auteurs écrivent que le composé prédominant de cette huile était l’α-pinène, un monoterpène : « α-pinene (22%) ».

La Table 2 donne l’identification et la quantification par GC-MS des composés de cette huile, en colonnes « RT », « RI » et « Peak Area (%) » ; l’étude ne décrit pas le calcul des « Peak Area (%) ». La ligne « Total » de la Table 2 porte 85,7 en « Peak Area (%) ».

Les lignes ci-dessous sont celles de la Table 2 pour cette seule huile, dans sa colonne « Peak Area (%) », sauf la ligne « α-Pinene », non reprise ici ; chaque composé est écrit comme le tableau l’écrit, avec son indice de rétention (IR).

  • « Tricyclene » (IR 919) : 0,1.
  • « α-Thujene » (IR 926) : 0,5.
  • « Camphene » (IR 946) : 0,3.
  • « 2,4(10)-Thujadiene » (IR 952) : <0,1.
  • « Sabinene » (IR 971) : 2,3.
  • « β-Pinene » (IR 974) : 1,8.
  • « β-Myrcene » (IR 991) : 3,2.
  • « Δ3-Carene » (IR 1009) : <0,1.
  • « p-Cymene » (IR 1023) : 3,6.
  • « Limonene » (IR 1027) : 2,3.
  • « 1,8-Cineole » (IR 1029) : 0,1.
  • « (Z)-Sabinene hydrate » (IR 1066) : 0,1.
  • « α-Pinene oxide » (IR 1096) : 1,1.
  • « Perillene » (IR 1100) : 0,2.
  • « α-Fenchol » (IR 1112) : <0,1.
  • « β-Thujone » (IR 1115) : 0,2.
  • « Dehydrosabinaketone » (IR 1118) : 0,1.
  • « (Z)-p-Menth-2-en-1-ol » (IR 1120) : 0,2.
  • « α-Campholenal » (IR 1125) : 0,4.
  • « cis-Limonene-oxide » (IR 1132) : <0,1.
  • « trans-Pinocarveol » (IR 1138) : 0,9.
  • « cis-Verbenol » (IR 1144) : 1,3.
  • « (E)-p-Menth-2-en-1-ol » (IR 1147) : 0,1.
  • « Pinocarvone » (IR 1162) : 0,3.
  • « Borneol » (IR 1165) : 0,4.
  • « Terpinen-4-ol » (IR 1177) : 3,3.
  • « p-Cymen-8-ol » (IR 1185) : 1,0.
  • « α-Terpineol » (IR 1190) : 0,7.
  • « Myrtenal » (IR 1195) : 0,5.
  • « Methyl chavicol » (IR 1198) : 0,5.
  • « Verbenone » (IR 1208) : 2,0.
  • « trans-Carveol » (IR 1219) : 0,3.
  • « Cuminyl aldehyde » (IR 1239) : 0,1.
  • « Carvone » (IR 1244) : 0,2.
  • « p-Anisaldehyde » (IR 1254) : 1,6.
  • « p-Menth-2-en-1,4-diol » (IR 1269) : 0,1.
  • « trans-Anethol » (IR 1285) : 0,6.
  • « Bornyl acetate » (IR 1286) : 0,7.
  • « 2-Undecanone » (IR 1293) : 0,2.
  • « α-Cubebene » (IR 1351) : 1,1.
  • « Eugenol » (IR 1358) : 0,1.
  • « α-Ylangene » (IR 1373) : 0,1.
  • « α-Copaene » (IR 1377) : 1,5.
  • « β-Elemene » (IR 1393) : 2,1.
  • « Bicyclo-4(15)-oppositene » (IR 1407) : 0,1.
  • « (E)-β-caryophyllene » (IR 1421) : 0,4.
  • « β-Copaene » (IR 1431) : 0,1.
  • « γ-Elemene » (IR 1435) : 0,1.
  • « (E)-α-Bergamotene » (IR 1437) : 0,1.
  • « Guaia-6,9-diene » (IR 1444) : 0,1.
  • « α-Caryophyllene » (IR 1456) : 0,7, sous le nom que donne le tableau.
  • « γ-Muurolene » (IR 1479) : 1,5.
  • « β-Selinene » (IR 1489) : 1,3.
  • « epi-Cubebol » (IR 1497) : 0,7.
  • « γ-Cadinene » (IR 1517) : 1,9.
  • « trans-Calamenene » (IR 1525) : 0,5.
  • « Selina-3,7(11)-diene » (IR 1539) : 0,1.
  • « Nootkatene » (IR 1540) : 0,2.
  • « α-Calacorene » (IR 1545) : 0,2.
  • « Elemol » (IR 1552) : 0,3.
  • « β-Calacorene » (IR 1565) : 0,2.
  • « Mintoxide » (IR 1570) : 0,2.
  • « Spathulenol » (IR 1581) : 3,1.
  • « Caryophyllene oxide » (IR 1586) : 3,7 ; le tableau porte aussi une ligne distincte « trans-Caryophyllene oxide ».
  • « 4(14)-Salvialene-1-one » (IR 1597) : 0,4.
  • « 1,2-Humulenepoxide » (IR 1613) : 3,4.
  • « trans-Caryophyllene oxide » (IR 1602) : 0,2.
  • « 1-epi-Cubenol » (IR 1631) : 1,0.
  • « epi-α-Cadinol » (IR 1645) : 1,8.
  • « α-Muurolol » (IR 1649) : 0,5.
  • « β-Eudesmol » (IR 1654) : 0,2.
  • « α-Cadinol » (IR 1658) : 2,3.
  • « 10β-Hydroxy-cis-calamenene » (IR 1662) : 0,4.
  • « ar-Turmerone » (IR 1666) : 0,2.
  • « 10α-Hydroxy-cis-calamenene » (IR 1671) : 0,7.
  • « Cadalene » (IR 1678) : 0,4.
  • « Oplopanone » (IR 1741) : 0,3.
  • « Benzyl benzoate » (IR 1766) : 0,1.
  • « Manoyl oxide » (IR 1997) : 0,1.
  • « Abietatriene » (IR 2060) : 0,4.

Quelles normes ISO portent le nom de cette huile ?

Dans le catalogue ISO consulté, la norme ISO 8897:2010 s’intitule « Oil of juniper berry (Juniperus communis L.) », figure au stade 90.93 et relève de l’ISO/TC 54. Dans le même catalogue, la norme ISO 8897:1991, « Oil of juniper berry (Juniperus communis Linnaeus) », est marquée « Withdrawn », au stade 95.99, et relève de l’ISO/TC 54.

Quelles données réglementaires et quels dangers sont documentés ?

Références