Espèce

BinômeRosmarinus officinalis
Nom acceptéSalvia rosmarinus Spenn.
Statut POWOsynonyme
FamilleLamiaceae
GenreSalvia
Identifiant IPNIurn:lsid:ipni.org:names:457138-1

Selon WCVP (Kew), Rosmarinus officinalis est un synonyme de Salvia rosmarinus Spenn., le nom accepté.

Source : Govaerts R. (éd.), World Checklist of Vascular Plants (WCVP), Royal Botanic Gardens, Kew, consulté le 21/09/2026.

Que documentent les sources sur le « cineole » dans l’huile essentielle de romarin ?

Selon le rapport d’évaluation du HMPC (EMA) sur le romarin, la monographie 01/2008:1846 de la Pharmacopée européenne définit l’huile de romarin comme l’huile essentielle obtenue par distillation à la vapeur des parties aériennes de « R. officinalis L. », un liquide limpide, mobile, incolore ou jaune pâle, d’odeur caractéristique, dont la composition chimique est complexe. Le même rapport indique que, pour être conforme à la Pharmacopée européenne (01/2008:1846), la teneur en « cineole » de l’huile de romarin de type « Moroccan and Tunisian » se situe entre 38,0 et 55,0 %. Selon Elyemni et coauteurs (2019), « the cineole » est le constituant majeur des huiles de romarin qu’ils ont obtenues par deux méthodes, à « 32.18% » par hydrodistillation assistée par micro-ondes (MAH) et « 31.20% » par hydrodistillation au Clevenger (CH). Cette source ne nomme pas le chémotype de l’huile. Selon Annemer et coauteurs (2022), les compositions chimiques des 27 huiles individuelles de « S. rosmarinus » qu’ils ont étudiées ont été identifiées comme deux chémotypes, « 1,8-cineole » et « α-pinene » ; selon leurs termes, « The 1,8-cineole chemotype was present in period 3 (May 2018) ». Dans leur discussion, Hamdeni et coauteurs (2026) écrivent que l’huile de « S. rosmarinus » « was mainly composed of eucalyptol (46.56%) indicating a predominance of eucalyptol chemotype », proposition suivie de leurs références 34 à 36. Sur la fiche de substance ECHA CHEM consultée le 10/10/2026 (réponse de recherche « eucalyptol »), la substance nommée « Cineole » a pour identifiant 100.006.757 et pour numéro CE 207-431-5 ; le champ rmlCas de la fiche porte 470-82-6. Sur la même fiche, le champ iupacMaskedName porte, parmi ses entrées, « Cineole », « Cineole, Eucalyptol », « EUCALYPTOL », « cineole » et « Eucalyptol ». Son champ iupacName porte, parmi ses entrées, « 1,3,3-Trimethyl-2-oxabicyclo[2.2.2]octane; 1,8-Cineole ».

De quelle plante l’huile essentielle de romarin est-elle tirée ?

Satyal et coauteurs (2017) nomment la plante « Rosmarinus officinalis L. », « rosemary », de la famille « Lamiaceae », et la décrivent comme « an evergreen shrub with aromatic needle-like leaves ». Dans la World Checklist of Vascular Plants (WCVP, Kew), extrait lu le 02/10/2026, Salvia rosmarinus Spenn. est un nom de rang « Species » au statut « Accepted », rangé dans la famille Lamiaceae (identifiant 183733). Dans le même extrait, Rosmarinus officinalis L., de rang « Species », porte le statut « Synonym » et se rattache au nom accepté d’identifiant 183733 (Salvia rosmarinus Spenn.).

Comment les textes européens définissent-ils l’huile essentielle de romarin ?

Dans la monographie de l’Union européenne de l’EMA/HMPC sur « Rosmarinus officinalis L., aetheroleum », la substance végétale est « Not applicable », la préparation visée est l’huile essentielle (« rosemary oil »), et le matériel est conforme à la monographie 01/2008:1846 de la Pharmacopée européenne. La même monographie donne pour nom français de la substance « romarin (huile essentielle de) ».

Quels types d’huile essentielle de romarin le rapport d’évaluation du HMPC nomme-t-il ?

Selon le rapport d’évaluation du HMPC, dans un paragraphe clos sur la référence Chandler (1985), la structure du squelette carboné des principaux constituants de l’huile essentielle oriente vers trois types biogénétiques, dont le type eucalyptol (Italie, Maroc et Tunisie).

Quelles fourchettes la Pharmacopée européenne fixe-t-elle pour le type « Moroccan and Tunisian » ?

Outre la fourchette du « cineole » donnée plus haut, les fourchettes suivantes viennent du même tableau.

Selon le rapport d’évaluation du HMPC, pour être conforme à la Pharmacopée européenne (01/2008:1846), la teneur en « camphor » de l’huile de romarin de type « Moroccan and Tunisian » se situe entre 5,0 et 15,0 %. Pour le même type, la fourchette de l’« α-pinene » est de 9,0 à 14,0 %, celle du « camphene » de 2,5 à 6,0 %. Les fourchettes sont de 4,0 à 9,0 % pour le « β-pinene », de 1,0 à 2,0 % pour le « β-myrcene », de 1,5 à 4,0 % pour le « limonene » et de 0,8 à 2,5 % pour le « ρ-cymene ». Elles sont de 0,1 à 1,5 % pour le « bornyl-acetate », de 1,0 à 2,6 % pour l’« α-terpineol », de 1,5 à 5,0 % pour le « borneol », et de « max 0.4% » pour la « verbenone ».

Quelle matière végétale Elyemni et coauteurs (2019) ont-ils étudiée ?

Selon Elyemni et coauteurs (2019), les échantillons de romarin ont été récoltés au stade de floraison en mai 2018 dans la région de Fès, à 406 m (« 34°01′59′′ Latitude North and 5°00′01′′ Longitude West ») ; la source ne nomme pas le chémotype de l’huile. Seule la partie aérienne de la plante a été utilisée : les feuilles et les parties apicales ont été séchées à l’ombre pendant huit jours, à une température ambiante fixée à « 25°C ».

Comment l’étude a-t-elle obtenu l’huile par hydrodistillation au Clevenger (CH) ?

Dans le protocole de l’étude, 100 g de romarin ont été ajoutés à 800 ml d’eau distillée dans un ballon « 2-liter », placé dans un chauffe-ballon relié à un « refrigerator » pour assurer la condensation des huiles essentielles pendant 3 heures. À la fin de la distillation, les auteurs ont observé deux phases, une phase aqueuse (« aromatic water ») et une phase organique (huile essentielle) moins dense que l’eau ; l’huile a été recueillie, séchée sur sulfate de sodium anhydre et conservée en flacons scellés, à l’obscurité, à « 4°C ».

Comment l’étude a-t-elle obtenu l’huile par hydrodistillation assistée par micro-ondes (MAH) ?

Selon les auteurs, l’hydrodistillation assistée par micro-ondes a été conduite avec un four à micro-ondes domestique relié directement à un extracteur de type Clevenger et à un système de refroidissement qui condensait le distillat en continu ; l’excès d’eau condensée était renvoyé au ballon d’extraction pour restituer l’eau à la matière végétale. Dans ce protocole, 100 g d’échantillons de romarin ont été placés dans un ballon « 2-liter » contenant 200 ml d’eau distillée, chauffé dans la cavité du four à une puissance fixe de 600 W « until extraction of the all essential oils ».

Comment l’étude exprime-t-elle le rendement et la consommation d’énergie ?

Elyemni et coauteurs (2019) expriment les rendements en huile essentielle de romarin en g rapportés à 100 g de matière végétale sèche. Ils ont déterminé la consommation d’énergie des extractions CH et MAH avec un wattmètre branché à l’entrée du générateur micro-ondes et à celle du chauffe-ballon.

Comment les huiles ont-elles été analysées ?

Selon les auteurs, l’analyse GC a utilisé un détecteur à ionisation de flamme (FID) et deux colonnes capillaires de polarités différentes, « OV type: 101 (25 m x 0.22 mm x 0.25 mm) » et « Carbowax 20 M (25 m x 0.22 mm x 0.25 μm) », avec l’hélium comme gaz vecteur à « 0.8 ml/min » et un four programmé « between 50 and 200°C with a gradient of 5°C/min ». La composition des huiles des deux méthodes a été déterminée par chromatographie en phase gazeuse couplée à la spectrométrie de masse (GC/MS), sur une colonne capillaire de silice fondue de type DB1 (« 25 m x 0.23 mm x 0.25 μm »), avec l’hélium comme gaz vecteur et une programmation de température identique à celle de la GC.

Quelle composition le tableau 2 de l’étude donne-t-il ?

Selon Elyemni et coauteurs (2019), leurs résultats ont rendu « possible » l’identification de 16 composés pour les deux méthodes, représentant au total « 99.80% » en CH et « 99.75% » en MAH ; la source ne nomme pas le chémotype de l’huile. Au tableau 2, en %, les « Monoterpene hydrocarbons » font « 35,84 » (MAH) et « 37,19 » (CH) ; « α-Pinene » (indice de Kovats 939) « 15,4 » et « 15,82 » ; « Camphene » (954) « 9,16 » et « 9,77 ». Au même tableau, en % MAH puis CH : « β-Pinene » (979) « 3,72 » et « 3,56 » ; « α-Terpinene » (1017) « 2,49 » et « 2,44 » ; « para-Cymene » (1025) « 4,15 » et « 4,79 » ; « Limonene » (1028) « 0,92 » et « 0,81 ». Les « Oxygenated monoterpenes » font « 63,03 » et « 61,76 » ; « Cineole » (1030) « 32,18 » et « 31,2 » ; « β-myrcene » (1048), que le tableau range sous « Oxygenated monoterpenes », « 4 » et « 3,75 ». Le tableau écrit « Cineole », là où le texte de la section 3.2 écrit « the cineole ». « Linalool » (1097) est donné à « 1,37 » et « 1,49 » ; « Camphor » (1146) à « 16,2 » et « 16,54 » ; « Borneol » (1169) à « 1,64 » et « 1,47 ». « α-Terpineol » (1199) est donné à « 7,36 » et « 7,16 » ; « Verbenone » (1205) à « 0,28 » et « 0,15 ». Les « Sesquiterpene hydrocarbons » font « 0,27 » et « 0,11 » ; « β-Caryophyllene » (1419) « 0,12 » et « 0,08 » ; « α-Caryophyllene » (1423) « 0,15 » et « 0,03 ». Les « Other oxygenated compounds » font « 0,61 » et « 0,74 », soit la seule ligne « Bornyl acetate » (1289), à « 0,61 » et « 0,74 ». Les dernières lignes donnent « Total oxygenated compounds » à « 63,64 » et « 62,5 », « Total nonoxygenated compounds » à « 36,11 » et « 37,3 », et « Total » à « 99,75 » et « 99,8 ».

Comment les deux méthodes se comparent-elles, selon les auteurs ?

Elyemni et coauteurs (2019) écrivent que la composition chimique des huiles obtenues par les deux méthodes est « identical », avec de légères différences quantitatives sur certains constituants, et que « the cineole » en est le constituant majeur, à un taux un peu plus élevé en MAH qu’en CH, respectivement « 32.18% » et « 31.20% ». Ils écrivent que les pourcentages de camphor (« 16.54% in CH and 16.20% in MAH ») et d’α-pinene (« 15.82% in CH and 15.40% in MAH ») sont plus bas en MAH qu’en CH ; la source ne nomme pas le chémotype de l’huile. Selon les auteurs, les quantités de composés oxygénés sont plus élevées (« higher ») et celles d’hydrocarbures monoterpéniques plus basses dans l’huile de romarin extraite par MAH que dans celle obtenue par CH. Pour les deux techniques, la température d’extraction est celle de l’ébullition de l’eau à pression atmosphérique (« 100°C ») ; pour l’atteindre et obtenir la distillation de la première gouttelette d’huile essentielle de romarin, les auteurs rapportent un chauffage de « 3 min only » en MAH contre « 45 min » en CH. Au tableau 3, le temps d’extraction est de « 20 » min (MAH) et « 180 » min (CH), et la consommation électrique de « 0,23 » kWh (MAH) et « 2,25 » kWh (CH). Selon les auteurs, une extraction de « 20-minute » par MAH donne un rendement « similar » à celui obtenu après 180 min par CH.

Qu’ont mesuré Annemer et coauteurs (2022) dans des huiles de Salvia rosmarinus de Figuig (Maroc) ?

Quelle matière végétale les auteurs ont-ils étudiée ?

Selon Annemer et coauteurs (2022), les parties aériennes de « Salvia rosmarinus Spenn », graphie de la source (nom accepté WCVP : Salvia rosmarinus Spenn.), ont été récoltées auprès de trois coopératives situées dans la province de Figuig, région de l’Oriental, au Maroc. Les plantes ont été récoltées dans des populations sauvages, en neuf périodes de janvier 2018 à avril 2019, la période 3 (P3) étant mai 2018, le même jour dans les trois coopératives. L’identification botanique a été faite par le professeur Ghanmi Mohammed, ancien chercheur au Forestry Research Center de Rabat (Maroc). Au tableau 4 de l’étude, la coopérative C1 est dans la commune rurale de Talsint (altitude « 1 332 » m), C2 dans celle de Boumeriem (1025 m) et C3 dans celle de Talsint (1760 m) ; le tableau range C1, C2 et C3 dans la province de Figuig, région Oriental.

Comment les huiles ont-elles été obtenues et analysées, et comment le rendement est-il exprimé ?

Les parties aériennes ont été séchées à l’ombre à température ambiante, puis hydrodistillées dans un appareil de type Clevenger. Chaque échantillon a été placé dans un ballon de verre de 2 L contenant 100 g de matière végétale sèche et 800 mL d’eau distillée, et le mélange a été porté à ébullition pendant trois heures. L’huile obtenue a été placée dans un flacon vert opaque, séchée au sulfate de sodium anhydre et conservée à 4 °C. Les rendements en huile des différents échantillons ont été calculés par une formule (formule (1) de l’étude), et toutes les expériences ont été faites en triple. Selon les auteurs, les échantillons de la période 3 (« collected in May »), prélevés dans les trois coopératives, ont montré un rendement moyen en huile de 3,0 ± 0,1, l’un des deux rendements moyens les plus élevés que rapporte leur phrase ; cette phrase n’écrit ni l’unité ni la base du rendement. Des analyses par chromatographie en phase gazeuse de tous les échantillons ont été faites sur un chromatographe Hewlett-Packard (HP 6890) muni d’une colonne capillaire HP-5 (30 m × 0,25 mm, film de 0,25 µm), d’un détecteur FID et d’un injecteur à 275 °C. La composition chimique a été déterminée par GC/MS sur un chromatographe Hewlett-Packard (HP 6890) couplé à un spectromètre de masse (HP 5973), avec une colonne capillaire HP-5MS (30 m × 0,25 mm, film de 0,25 µm), une température de colonne de 50 °C portée à 250 °C à 2 °C/min, et l’hélium à 1,5 mL/min comme gaz vecteur. L’identité des composés a été confirmée par la bibliothèque de spectres NIST 98 et vérifiée en comparant leur ordre d’élution aux indices de rétention relatifs de la littérature ; chaque expérience a été faite en triple. Les individus de l’analyse en composantes principales des auteurs sont les 27 échantillons d’huile prélevés dans trois coopératives au cours de neuf périodes de récolte.

Que donne le tableau 1 de l’étude pour la période 3 (mai 2018) ?

Le tableau 1 d’Annemer et coauteurs (2022) donne les composants majoritaires des huiles par coopérative et par période de récolte en % d’aire relative de pic (« % Relative Peak Area »), en moyenne ± écart-type de triplicats, à partir des chromatogrammes de trois expériences obtenus sur une colonne HP-5 MS ; les indices de rétention (RI) ont été calculés avec une série homologue d’alcanes C8-C28. Pour la période 3 (mai 2018), la cellule « α-pinene » vaut 9,9 ± 0,2 pour la coopérative C1, 11,6 ± 0,5 pour C2 et 10,7 ± 0,5 pour C3, en % d’aire relative de pic. La cellule « Camphene » vaut 2,9 ± 0,7 pour C1, 6,3 ± 0,2 pour C2 et 5,9 ± 0,4 pour C3, en % d’aire relative de pic. La cellule « β-pinene » vaut 6,1 ± 1,0 pour C1, 7,3 ± 0,6 pour C2 et 6,8 ± 1,2 pour C3, en % d’aire relative de pic ; pour C2, le tableau donne cette même valeur, écart-type compris, sur quatre périodes. La cellule « Myrcene » vaut 2,9 ± 1,7 pour C1, 1,0 ± 0,1 pour C2 et 1,4 ± 0,5 pour C3, en % d’aire relative de pic. La cellule « Limonene » vaut 1,9 ± 0,1 pour C1, 1,6 ± 0,4 pour C2 et 1,8 ± 0,0 pour C3, en % d’aire relative de pic. La cellule « 1,8-cineole » vaut 51,1 ± 1,8 pour C1, 46,2 ± 0,3 pour C2 et 47,3 ± 0,8 pour C3, en % d’aire relative de pic. La cellule « Camphor » vaut 7,3 ± 0,5 pour C1, 5,8 ± 0,2 pour C2 et 5,3 ± 0,1 pour C3, en % d’aire relative de pic. La cellule « α-Terpineol » vaut 1,4 ± 0,2 pour C1, 1,2 ± 0,0 pour C2 et 1,1 ± 0,1 pour C3, en % d’aire relative de pic. La ligne « Total% », que la source ne définit pas autrement, vaut 83,3 ± 0,6 pour C1, 81,0 ± 0,7 pour C2 et 80,3 ± 0,9 pour C3.

Qu’ont mesuré Hamdeni et coauteurs (2026) dans une huile de Salvia rosmarinus de Tunisie ?

Quelle matière végétale Hamdeni et coauteurs ont-ils étudiée ?

Selon Hamdeni et coauteurs (2026), au printemps 2025 (mars-avril), cinq espèces végétales, dont « S. rosmarinus », graphie de la source (nom accepté WCVP : Salvia rosmarinus Spenn.), ont été récoltées dans diverses régions de Tunisie ; pour « S. rosmarinus », ce sont les parties aériennes qui ont été récoltées. « S. rosmarinus » fait partie des espèces récoltées à l’état sauvage, C. citratus étant la seule cultivée. Au tableau 6 de l’étude, pour « S. rosmarinus », la partie utilisée est « Aerial parts », la période de récolte « March–April/2025 » et le lieu « Tborsok (36.499551° N, 9.318492° E) ». Pour un échantillonnage que les auteurs disent « representative », la matière végétale a été récoltée au hasard sur plusieurs plantes ou arbres de chaque espèce, puis réunie en échantillons homogénéisés. Après la récolte, la matière végétale a été placée dans une serre en verre et séchée à l’air dans les conditions ambiantes pendant cinq jours, puis conservée en sacs de papier à température ambiante jusqu’à l’analyse. Toutes les espèces végétales ont été identifiées taxonomiquement par la professeure Lamia Hamrouni selon des procédures standard, et des spécimens de référence ont été déposés à l’herbier du National Institute of Research on Rural Engineering, Water and Forests (INRGREF).

Comment l’huile a-t-elle été obtenue et analysée, et comment le rendement est-il exprimé ?

Les huiles ont été extraites par hydrodistillation de 50 g de matière végétale séchée dans un appareil de type Clevenger, pendant 3 h. Les extractions ont été faites sur des espèces prises individuellement (« individual species »), dont « S. rosmarinus », en trois répétitions. Les huiles extraites ont été séchées sur sulfate de sodium anhydre et conservées à 4 °C en flacons de verre ambré. Le rendement en huile a été calculé en % (m/m) rapporté au poids sec de matière végétale, déterminé en trois répétitions et exprimé en moyenne ± écart-type. L’analyse GC-MS a été faite sur un chromatographe en phase gazeuse HP 8890 couplé à un spectromètre de masse HP 5977B, équipé d’une colonne HP-5MS UI (30 m × 0,25 mm ; 0,25 µm). L’injecteur et le détecteur étaient à 250 °C et 280 °C ; le four était programmé de 45 °C (tenus 1 min) à 250 °C (tenus 6 min) à 5 °C/min, pour 48 min au total ; le gaz vecteur était l’hélium à débit constant de 1 mL min −1 ; des échantillons de 1 µL étaient injectés en mode split au rapport 1:100, et les spectres acquis en mode scan sur m/z 30 à 600. Les composés ont été identifiés en comparant leurs indices de rétention calculés (RI calc.), déterminés par rapport à une série homologue de n-alcanes, aux indices de la littérature (RI lit.), et en comparant leurs spectres de masse à ceux des bibliothèques commerciales (Wiley 7, NIST 05) et/ou à ceux rapportés dans la littérature (« reported in the literature »).

Que donne le tableau 1 de l’étude pour l’huile distillée seule (colonne SR) ?

Au tableau 1, le rendement (en % m/m sur matière sèche ; « yield (% w/w, dry basis) ») de l’huile de « S. rosmarinus » distillée seule (colonne SR) est écrit « 0.85± 0.17 », suivi des lettres « ab ». Dans la composition (%) de la même colonne, la ligne « Eucalyptol » (RI calc. 1020, RI lit. 1031) vaut 46,56, « Borneol » (1184, 1166) 11,35 et « α-Pinene » (916, 928) 9,06. La ligne « Caryophyllene » (1417, 1420) vaut 8,34, « Camphor » (1145, 1143) 7,44 et « β-Pinene » (960, 974) 6,64. La ligne « Camphene » (931, 948) vaut 4,85, « β-Myrcene » (977, 988) 2,39, « Bornyl acetate » (1280, 1283) 2,12 et « Sabinene hydrate » (1078, 1065) 1,25. Par classe, la colonne SR donne « Monoterpene hydrocarbons % » à 22,92, « Oxygenated monoterpenes % » à 68,72, « Sesquiterpene hydrocarbons % » à 8,34, et « Oxygenated sesquiterpenes % » à 0 sur cet échantillon. La ligne « Total identified % » de la colonne SR vaut 99,98.

Comment les auteurs décrivent-ils cette huile dans leurs résultats ?

Dans leurs résultats, les auteurs écrivent que l’huile de « S. rosmarinus » « comprised ten chemical constituents (99.98%) », avec l’eucalyptol (46,56 %), le bornéol (11,35 %) et l’α-pinène (9,06 %) comme constituants prédominants.

Quelle norme ISO porte sur l’huile essentielle de romarin ?

Selon la fiche du catalogue ISO, ISO 1342:2012, « Essential oil of rosemary (Rosmarinus officinalis L.) », porte le statut « Published » ; c’est l’édition 3, publiée en 2012-10, de 11 pages, rattachée au comité technique ISO/TC 54. Le résumé de la même fiche indique qu’ISO 1342:2012 spécifie certaines caractéristiques de l’huile essentielle de romarin (Rosmarinus officinalis L.) afin de faciliter l’évaluation de sa qualité ; le résumé ne nomme ni type chimique ni origine. Selon la même fiche, ISO 1342:2012 a été réexaminée et confirmée en 2023 (stade 90.93, « International Standard confirmed », au 2023-03-10), et cette version reste donc en vigueur (« remains current »). Dans la rubrique « Life cycle » de la fiche, sous « Previously », ISO 1342:2000 porte le statut « Withdrawn ». Au catalogue ISO du classement ICS 71.100.60, ISO 1342:2012 s’intitule « Essential oil of rosemary (Rosmarinus officinalis L.) », relève de l’ISO/TC 54 et figure au stade 90.93. Au même catalogue, ISO 1342:2000, « Oil of rosemary (Rosmarinus officinalis L.) », est marquée « Withdrawn », au stade 95.99, sous l’ISO/TC 54. ISO 1342:1988, « Oil of rosemary (Rosmarinus officinalis Linnaeus) », est marquée « Withdrawn », au stade 95.99, sous l’ISO/TC 54. La recommandation ISO/R 1342:1971, « Oil of rosemary », est marquée « Withdrawn », au stade 95.99, sous l’ISO/TC 54.

Références