Introduction
Santalum spicatum.

Espèce

BinômeSantalum spicatum
Nom acceptéSantalum spicatum (R.Br.) A.DC.
Statut POWOaccepté
FamilleSantalaceae
GenreSantalum
Identifiant IPNIurn:lsid:ipni.org:names:780643-1

Source : Govaerts R. (éd.), World Checklist of Vascular Plants (WCVP), Royal Botanic Gardens, Kew, consulté le 21/09/2026.

Qu’est-ce que Santalum spicatum ?

Selon l’introduction de Moniodis et al. (2017), le santal d’Australie-Occidentale (Santalum spicatum (R.Br.) A.DC.) appartient au genre Santalum L. (Santalaceae), des arbres hémiparasites largement exploités pour leur bois de cœur odorant. La même introduction indique que le santal indien (Santalum album L.) a historiquement fourni l’essentiel des produits du santal, et que S. spicatum est fréquemment employé en complément de la matière première de l’encens et, dans une moindre mesure, sous forme extraite (« extracted fragrance oil »). Selon la même introduction, S. spicatum est traditionnellement récolté dans des peuplements naturels de populations d’arbres non domestiquées de tout le sud-ouest de l’Australie, et des plantations ont été établies sur d’anciennes terres de pâturage et des terres agricoles marginales pour réduire la pression sur les peuplements sauvages.

Où et quand les arbres ont-ils été échantillonnés ?

Moniodis et al. (2017) ont collecté le matériel végétal de S. spicatum au printemps 2009, sur des arbres de toute la moitié sud de l’Australie-Occidentale : le Wheatbelt au sud-ouest (n = 152), les Goldfields au sud-est (n = 19) et « the Northwest » (n = 23). Le xylème a été prélevé en forant les troncs à 30 cm au-dessus du sol avec un foret de 25 mm et une perceuse sans fil ; seuls les arbres d’un diamètre de tronc supérieur à 7 cm ont été échantillonnés, et les copeaux de bois ont séché à l’air en sacs de papier pendant deux semaines avant l’extraction.

Comment les échantillons de bois de cœur ont-ils été extraits et analysés ?

L’étude a extrait le bois broyé (3–5 g) à l’éthanol, dans des fioles jaugées de 25 mL, pendant 7–14 jours ; le produit, que l’article nomme « sesquiterpene rich oil », est un extrait à l’éthanol du bois de cœur, non une huile essentielle distillée. De l’isobutylbenzène (IBB) à 10 mM a été ajouté comme étalon interne pour la quantification, choisi parce qu’il élue plus tôt que les composants du santal sur colonne DB-Wax. Les extraits ont été séparés par chromatographie en phase gazeuse (GC) et quantifiés par détection à ionisation de flamme (GC-FID) ; les composants ont été identifiés par spectrométrie de masse (MS), par comparaison de leurs spectres de masse avec les bibliothèques NIST et de leurs indices de rétention avec les valeurs de la littérature. Une courbe d’étalonnage externe, établie par une série de dilutions d’un étalon authentique de S. spicatum, a servi à déterminer le rendement total à partir des extraits, et des facteurs de réponse relatifs ont été déterminés pour des étalons d’α-bisabolol et de farnésol ; les auteurs indiquent qu’à leur connaissance, les étalons purs des autres composants ne sont pas disponibles dans le commerce. La GC a employé une colonne DB-Wax de 30 m × 0,25 mm de diamètre interne × 0,25 µM d’épaisseur de film (unité telle qu’écrite dans l’article), l’hélium comme gaz vecteur à 1 mL/min, l’injection de 1 µL avec un rapport de division de 10:1, un injecteur à 200 °C et un détecteur à 250 °C. Le four était maintenu à 40 °C pendant 1 min, puis monté de 3 °C par minute jusqu’à 220 °C, maintenus encore 25 min. Les conditions de colonne de la GC-MS étaient semblables à celles de la GC-FID, sauf que le détecteur était ouvert 5 min après l’injection, et le mode balayage couvrait la plage de 41 à 250 m/z.

Comment les résultats ont-ils été analysés statistiquement ?

Une classification hiérarchique (Primer 6, données standardisées, similarité de Bray-Curtis pour le dendrogramme) a exploré les schémas de co-occurrence des principaux constituants sesquiterpéniques des 194 individus. Une analyse en composantes principales (ACP) a été conduite sous R sur les données de composition en pourcentage, entre autres, selon les termes de l’article, « to identify possible S. spicatum chemotypes ».

Quel rendement en extrait le bois de cœur a-t-il donné ?

Selon Moniodis et al. (2017), le rendement total en extraits sesquiterpéniques — extraits à l’éthanol du bois de cœur prélevé à 30 cm du sol au printemps 2009 — ne différait pas significativement entre les trois régions. Dans le texte, les extraits à l’éthanol du bois de cœur des arbres du Wheatbelt (3,22 ± 1,08 %, n = 152) et des Goldfields (2,40 ± 0,94 %, n = 19) avaient des teneurs totales en sesquiterpènes semblables, les individus allant de 0,01 % à 6,41 % en poids sec.

Que contient l’extrait à l’éthanol du bois de cœur ?

Quelle teneur en E,E-farnésol les extraits présentent-ils ?

Dans les extraits à l’éthanol du bois de cœur mesurés par Moniodis et al. (2017), la teneur moyenne en E,E-farnésol était de 19,4 ± 5,6 % chez les arbres des Goldfields (n = 19), de 14,4 ± 8,5 % chez ceux du Wheatbelt (n = 152) et de 9,1 ± 5,4 % chez ceux du nord (n = 23). Sur l’ensemble des régions, l’E,E-farnésol de ces extraits allait de 2,0 % à 46,2 % du profil sesquiterpénique total. Dans les mêmes extraits, dix pour cent des arbres échantillonnés présentaient des teneurs en farnésol supérieures à 35 %, et les arbres à moins de 5 % de farnésol étaient également peu fréquents. Les auteurs écrivent que certains chémotypes « appear » exister avec des teneurs hautes ou basses en E,E-farnésol, mais que plus de la moitié des arbres analysés avaient des extraits contenant de 10 % à 35 % d’E,E-farnésol, « suggesting a continuous distribution ».

Quelle teneur en α-santalol et en β-santalol les extraits présentent-ils ?

Dans les extraits à l’éthanol du bois de cœur mesurés par Moniodis et al. (2017), l’α- et le β-santalol étaient les plus élevés chez les arbres du nord (n = 23), avec 33,0 ± 11,6 % de santalols. Environ un quart de tous les arbres étudiés présentaient moins de 5 % d’α- et β-santalol combinés ; plus de la moitié des arbres avaient des extraits à moins de « 10%–15% » de santalols combinés. Les auteurs écrivent que tous les individus du nord contenaient dans l’extrait au moins deux fois plus d’« α- and α- santalol » que de farnésol ; telle qu’écrite dans l’article, la formule peut se lire comme l’α- et le β-santalol ou comme l’α-santalol seul, et cette page ne tranche pas entre les deux lectures.

Quels autres constituants ont été mesurés ?

Dans les extraits à l’éthanol du bois de cœur, les auteurs écrivent que l’α-bisabolol, la dendrolasine et le nérolidol « were more variable across sampling locations ». La teneur moyenne en α-bisabolol de ces extraits était de 1,50 ± 1,7 % au nord (n = 23) et de 1,80 ± 3,3 % dans le Wheatbelt (n = 152), ce que les auteurs disent nettement plus faible que chez les arbres des Goldfields (9,70 ± 4,9 %, n = 19), « suggesting » qu’un chémotype à α-bisabolol « might » être présent dans cette région. Le tableau 1 de l’article, qui porte sur des extraits à l’éthanol du bois de cœur (sa légende dit « heartwood oil extracts ») et ne dit pas la base de ses pourcentages, donne pour la ligne « Z-nuciferol, Z-ϒ-curcumen-12-ol » (R.I. 2520 et 2525) une moyenne de 11,2 % (min 3,1, max 23,3, SD 4,6) au sud-ouest (Wheatbelt, n = 152), de 8,9 % (3,6 à 15,4, SD 3,0) au sud-est (Goldfields, n = 19) et de 5,9 % (0,7 à 19,0, SD 4,7) au nord (Carnarvon/Shark Bay, n = 23). Dans le même tableau d’extraits à l’éthanol du bois de cœur, le Z-β-curcumen-12-ol (R.I. 2470) a une moyenne de 6,9 % (0,3 à 17,1, SD 3,5) dans le Wheatbelt, de 6,8 % (0,6 à 14,0, SD 4,2) dans les Goldfields et de 6,9 % (0,3 à 19,8, SD 5,2) au nord. Dans le même tableau d’extraits à l’éthanol du bois de cœur, le Z-α-trans-bergamotol (R.I. 2358) a une moyenne de 2,8 % (0,0 à 14,0, SD 2,2) dans le Wheatbelt (n = 152), de 2,7 % (0,2 à 6,3, SD 1,6) dans les Goldfields (n = 19) et de 4,2 % (1,2 à 7,3, SD 1,9) au nord (n = 23). Dans le même tableau d’extraits à l’éthanol du bois de cœur, le Z-lanceol (R.I. 2496) a une moyenne de 1,4 % (0,3 à 8,7, SD 1,4) dans le Wheatbelt, de 5,0 % (1,5 à 9,6, SD 2,4) dans les Goldfields et de 2,3 % (0,9 à 6,9, SD 1,4) au nord. Dans le même tableau d’extraits à l’éthanol du bois de cœur, la dendrolasine (« dendrolasin », R.I. 1927) a une moyenne de 1,3 % (0,2 à 5,3, SD 0,9) dans le Wheatbelt (n = 152), de 2,3 % (0,7 à 5,4, SD 1,2) dans les Goldfields (n = 19) et de 0,7 % (0,2 à 1,5, SD 0,4) au nord (n = 23). Dans le même tableau d’extraits à l’éthanol du bois de cœur, le trans-nérolidol (R.I. 2033) a une moyenne de 0,4 % (0,0 à 1,7, SD 0,3) dans le Wheatbelt, de 0,6 % (0,2 à 1,5, SD 0,4) dans les Goldfields et de 0,7 % (0,1 à 2,2, SD 0,6) au nord.

Quels chémotypes les auteurs ont-ils décrits ?

Dans l’ACP de la composition des extraits, les deux premières composantes principales expliquaient 83 % de la variance et indiquaient que les arbres d’une même région tendaient à partager une chimie du bois de cœur plus semblable que des populations géographiquement éloignées, avec aussi des similitudes entre régions, notamment entre arbres du nord et du Wheatbelt. Les trois premières composantes représentaient 95 % de la variance ; l’analyse a indiqué que l’E,E-farnésol et l’α-santalol étaient deux moteurs largement indépendants de la variabilité, principaux responsables de l’ordination dans l’extrait de S. spicatum. Les chémotypes à α-santalol pauvres en E,E-farnésol étaient surtout représentés par des arbres du nord, la même phrase de l’article ajoutant que plusieurs individus du sud-ouest (Wheatbelt) « displayed some remarkable similarities in total sesquiterpene profiles despite their geographic separation ». L’ACP « suggested » aussi que les arbres échantillonnés des Goldfields ne comprenaient aucun individu à forte teneur en α-santalol, l’E,E-farnésol et l’α-bisabolol contribuant davantage au profil sesquiterpénique total de ces arbres. L’E,E-farnésol et la dendrolasine ont montré une forte corrélation positive, « suggesting some level of shared biogenesis » ; les auteurs décrivent la dendrolasine comme un sesquiterpénoïde furanique structurellement proche du farnésol et jugent « possible » que les deux composés aient une origine commune.

Dans leurs conclusions, les auteurs écrivent que l’étude a mis en évidence des variations de ce qu’ils nomment « sandalwood quality » — évaluée, selon leurs termes, par la teneur en α- et β-santalol et en E,E-farnésol — de S. spicatum dans les régions semi-arides et arides d’Australie-Occidentale, et l’existence de chémotypes différents dans trois régions : le Wheatbelt au sud-ouest, semi-aride, les Goldfields au sud-est, arides, et la région de Carnarvon au nord. Ils écrivent que les arbres du nord présentaient en moyenne des profils sesquiterpéniques « of higher quality » que ceux du sud, les rendements variant au sein des régions plutôt qu’entre elles, et que l’ACP a indiqué l’existence de chémotypes à α-santalol et à E,E-farnésol.

Quelles normes ISO nomment l’huile de Santalum spicatum ?

Dans le catalogue ISO de l’ICS 71.100.60, la norme ISO 22769:2022, intitulée « Essential oil of Australian sandalwood [Santalum spicatum (R.Br.) A.DC.] », figure sans la mention « [Withdrawn] ». Dans la même copie du catalogue, la norme ISO 22769:2009, intitulée « Oil of Australian sandalwood [Santalum spicatum (R.Br.) A.DC.] », est marquée « [Withdrawn] ».

Références