Introduction
Liquidambar orientalis Mill.

Espèce

BinômeLiquidambar orientalis
Nom acceptéLiquidambar orientalis Mill.
Statut POWOaccepté
FamilleAltingiaceae
Identifiant IPNIurn:lsid:ipni.org:names:430714-1

Source : Govaerts R. (éd.), World Checklist of Vascular Plants (WCVP), Royal Botanic Gardens, Kew, consulté le 21/09/2026.

Qu’est-ce que Liquidambar orientalis ?

Selon la World Checklist of Vascular Plants (WCVP, Kew), dans l’extrait lu le 21/09/2026, Liquidambar orientalis Mill. est un nom de rang « Species » au statut « Accepted », rangé dans la famille Altingiaceae (identifiant 500214).

Comment le baume de l’étude de Huang a-t-il été obtenu ?

Où les arbres greffés de l’étude ont-ils été cultivés ?

Selon Huang et al. (2024), des bourgeons de L. orientalis Mill. ont été greffés, comme greffons, sur des porte-greffes et cultivés en Chine à Nanjing (Jiangsu), Cangwu (Guangxi), Changning (Yunnan), et à Fuyang, Jinyun, Jiashan et Tonglu (Zhejiang). Les auteurs indiquent que les L. orientalis Mill. greffés peuvent produire du styrax après 5 à 10 ans, un styrax qu’ils nomment « grafted styrax » (SG).

Quels échantillons l’étude a-t-elle comparés ?

L’échantillon SS (« styrax standard ») a été obtenu auprès du China National Institute for Food and Drug Control, à Pékin. L’échantillon SC (« commercially available styrax ») a été acheté au marché de matières médicinales de Bozhou (Anhui, Chine) et identifié par le professeur Lu-Ping Qin, de l’université de médecine chinoise du Zhejiang. L’échantillon SG (« grafted styrax ») a été récolté sur des L. orientalis Mill. greffés poussant à l’Institute of Botany, Jiangsu Province and Chinese Academy of Sciences (Nanjing, Chine), et préparé selon une description de la littérature.

Comment les échantillons ont-ils été analysés ?

Pour l’analyse, 50 mg de styrax ont été dissous dans 5 mL d’éthanol anhydre ; 3 mg de cinnamate de cinnamyle et de cinnamate de 3-phénylpropyle, substances de référence, ont été dissous chacun dans 1 mL d’éthanol anhydre, et toutes les solutions ont été filtrées sur membrane de 0,22 μm. Le système GC-MS comprenait un chromatographe 7890B, un détecteur Agilent 5977A MSD et un passeur 7693 (HP-5, 30 m × 0,25 mm, film de 0,25 μm) ; le balayage allait de m/z 35 à 500, avec injection en mode split (rapport 10:1), un débit d’azote de 0,7 mL/min et un volume injecté de 1 μL. Le spectromètre de masse fonctionnait en ionisation électronique (EI) à 70 eV, source à 230 °C, ligne de transfert à 280 °C ; le four était tenu 5 min à 60 °C, porté à 280 °C à 4 °C/min, puis tenu 10 min à 280 °C. Les composés ont été identifiés à partir des pics caractéristiques du chromatogramme en courant ionique total, par recherche dans la base NIST14 et par comparaison avec les témoins. La teneur en acide cinnamique après hydrolyse alcaline du styrax a été déterminée par chromatographie liquide haute performance selon la Pharmacopée chinoise (règle générale 0512).

Que contient le baume de l’étude de Huang ?

Selon Huang et al. (2024), 59 composants chimiques au total ont été identifiés dans le styrax.

Vingt-quatre composants chimiques communs ont été trouvés dans les trois échantillons (SG, SC, SS). Les trois chromatogrammes ont été importés dans le système d’évaluation de similarité des empreintes chromatographiques de la médecine traditionnelle chinoise pour générer un chromatogramme témoin ; la similarité de SG et de SC par rapport à ce chromatogramme témoin était proche de 1,0, ce qui indique selon les auteurs une composition chimique similaire de SG et SC. La proportion des 12 composés principaux, calculée sur l’aire des pics, était de 93,95 % dans l’échantillon SG. Elle était de 94,24 % dans l’échantillon SC. Elle était de 95,86 % dans l’échantillon SS. Les teneurs en cinnamate de cinnamyle et en cinnamate de 3-phénylpropyle représentaient ensemble environ 81,43 % dans l’échantillon SG, selon la méthode de normalisation des aires. Analysé selon la norme de qualité du styrax de la Pharmacopée chinoise 2020, l’échantillon SG avait une teneur en acide cinnamique de 22,05 %. Analysé de la même façon, l’échantillon SC avait une teneur en acide cinnamique de 21,89 %.

Quelles valeurs donne le tableau 2 de l’étude de Huang ?

Dans le tableau 2 de Huang et al. (2024), la ligne « Styrene » (styrène, CAS 100-42-5) porte 0,54 % d’aire de pic (GC-MS) dans l’échantillon SG. Dans l’échantillon SC, la même ligne porte 1,05 %. Dans l’échantillon SS, elle porte 0,90 %. La ligne « 3-Phenyl-1-propanol » (3-phényl-1-propanol, CAS 122-97-4) porte 1,45 % d’aire de pic dans SG. Dans SC, elle porte 2,00 %. Dans SS, elle porte 1,54 %. La ligne « Cinnamyl alcohol » (alcool cinnamylique, CAS 4407-36-7) porte 2,52 % d’aire de pic dans SG ; le texte de l’article nomme ce pic « 3-phenyl-2-propen-1-ol ». Dans SC, la ligne « Cinnamyl alcohol » porte 3,28 %. Dans SS, elle porte 2,48 %. La ligne « β-Caryophyllene » (β-caryophyllène, CAS 87-44-5) porte 1,36 % d’aire de pic dans SG. Dans SC, elle porte 1,76 %. Dans SS, elle porte 1,61 %. La ligne « Cinnamyl benzoate » (benzoate de cinnamyle, CAS 117204-78-1 tel que le tableau l’écrit) porte 0,70 % d’aire de pic dans SG. Dans SC, elle porte 0,80 %. Dans SS, elle porte 0,70 %. La ligne « Benzyl cinnamate » (cinnamate de benzyle, CAS 103-41-3) porte 2,31 % d’aire de pic dans SG. Dans SC, elle porte 2,46 %. Dans SS, elle porte 2,35 %. La ligne « Benzenepropanoic acid,3-phenylpropyl ester » (CAS 60045-27-4) porte 1,12 % d’aire de pic dans SG ; le texte de l’article écrit « benzenepropanoic acid, 3-phenylpropyl ester ». Dans SC, la même ligne porte 1,05 %. Dans SS, elle porte 0,96 %. La ligne « Bornyl Cinnamate » (cinnamate de bornyle, CAS 6330-67-2) porte 0,12 % d’aire de pic dans SG. Dans SC, elle porte 0,10 %. Dans SS, elle porte 0,08 %. La ligne « Benzenepropanoic acid, 3-phenyl-2-propenyl ester » (CAS 28048-98-8) porte 1,01 % d’aire de pic dans SG. Dans SC, elle porte 0,92 %. Dans SS, elle porte 0,72 %. La ligne « 3-Phenylpropyl cinnamate » (cinnamate de 3-phénylpropyle, CAS 122-68-9) porte 30,04 % d’aire de pic dans SG. Dans SC, elle porte 29,68 %. Dans SS, elle porte 31,79 %. La ligne « Cinnamyl cinnamate » (cinnamate de cinnamyle, CAS 122-69-0) porte 51,39 % d’aire de pic dans SG. Dans SC, elle porte 49,52 %. Dans SS, elle porte 51,40 %. La ligne « The others » porte 4,80 % d’aire de pic dans SG. Dans SC, elle porte 4,37 %. Dans SS, elle porte 2,94 %.

Comment l’huile essentielle de l’étude d’İlhan a-t-elle été obtenue à partir du baume ?

Selon İlhan et al. (2026), le baume (storax) de L. orientalis utilisé dans l’étude a été obtenu auprès d’un producteur local de Muğla, en Türkiye. L’huile essentielle a été extraite du baume par hydrodistillation pendant 3 h dans un appareil de type Clevenger.

Comment l’huile a-t-elle été analysée ?

Les analyses GC-MS et GC-FID ont été faites au Plant, Drug and Scientific Research Application and Research Center (AUBİBAM), Anadolu University, à Eskişehir (Türkiye), sur un système Agilent 7890B GC ; pour l’analyse chromatographique, l’huile a été diluée à 10 % (m/m) dans l’hexane, et 1 μL a été injecté avec un rapport de division de 40:1. La composition relative a été déterminée par GC-FID sur un Agilent 7890B équipé d’une colonne capillaire HP-Innowax (60 m × 0,25 mm d.i., film de 0,25 µm), injecteur et détecteur à 250 °C, four programmé de 60 °C (10 min) à 220 °C à 4 °C/min (10 min) puis jusqu’à 240 °C à 1 °C/min, hélium à débit constant de 0,7 mL/min. Les pourcentages relatifs des constituants ont été calculés à partir des aires de pics FID, sans facteurs de correction. Les composés ont été identifiés par GC-MS (Agilent 7890B couplé à un 5977B MSD, mode EI à 70 eV, mêmes conditions chromatographiques, source d’ions à 230 °C, spectres enregistrés de 35 à 450 m/z), par comparaison des spectres avec les bibliothèques Wiley 9 et NIST 11, puis des indices de rétention linéaires calculés (LRIc) avec les valeurs de la littérature (LRIr). Selon la note du tableau 1, les LRIc sont des « relative retention indices » calculés par rapport aux n-alcanes (C7-C40) sur colonne polaire, les pourcentages sont relatifs et calculés à partir des données FID, et « tr » désigne une trace (< 0,1).

Que contient l’huile essentielle de l’étude d’İlhan ?

Selon İlhan et al. (2026), l’analyse GC-MS de l’huile essentielle de L. orientalis a identifié au total 90 constituants volatils. Dans le tableau 1, le total des pourcentages relatifs des constituants listés pour l’huile analysée est de 98,9 %.

Selon les auteurs, les composés aromatiques représentaient le groupe chimique le plus abondant, le styrène (68,6 %) étant détecté comme constituant prédominant. Dans le tableau 1, le styrène (« Styrene ») a été mesuré à 68,6 % (pourcentage relatif) dans l’huile analysée. Le cinnamate d’éthyle (« Ethyl cinnamate » au tableau 1) a été mesuré à 6,8 % ; le texte de l’article écrit « (E)-ethyl cinnamate » pour la même valeur. L’α-pinène (« α-Pinene ») a été mesuré à 5,9 %. Le β-pinène (« β-Pinene ») a été mesuré à 2,9 %. Le torreyol (« Torreyol ») a été mesuré à 1,6 %. Le 4-éthylphénol (« 4-Ethyl phenol » au tableau 1) a été mesuré à 1,1 % ; la discussion de l’article écrit « 4-ethylphenol » pour la même valeur. Le benzènepropanol (« Benzene propanol ») a été mesuré à 0,9 %. Le myrcène (« Myrcene » au tableau 1) a été mesuré à 0,7 % ; ailleurs, l’article écrit « β-myrcene », sans valeur. L’acétophénone (« Acetophenone ») a été mesurée à 0,7 %. Le benzènepropanal (« Benzene propanal ») a été mesuré à 0,7 %. Le T-cadinol (« T-Cadinol ») a été mesuré à 0,7 %. Le germacrène D (« Germacrene D ») a été mesuré à 0,6 %. Le limonène (« Limonene ») a été mesuré à 0,5 %. Le β-cubébène (« β-Cubebene ») a été mesuré à 0,5 %. Le β-copaène (« β-Copaene ») a été mesuré à 0,5 %. Le (E)-cinnamaldéhyde (« (E)-Cinnamaldehyde ») a été mesuré à 0,5 %. L’alcool cinnamylique (« Cinnamyl alcohol ») a été mesuré à 0,4 %. Le méthyleugénol (« Methyl eugenol ») a été relevé à l’état de trace (« tr », soit < 0,1 selon la note du tableau).

Que couvre le standard IFRA « Styrax » ?

Le standard IFRA « Styrax » a pour date de publication 2020 (Amendment 49) et mentionne des publications antérieures en 1977, 1994 et 2013. Selon le standard, sa recommandation est « PROHIBITION / RESTRICTION / SPECIFICATION ». Le standard vise les numéros CAS 8046-19-3, 8024-01-9, 94891-27-7, 94891-28-8 et 101227-15-0. Sa portée inclut, sans s’y limiter, ces numéros CAS ; tout autre numéro CAS servant à identifier cet ingrédient devrait être considéré comme compris dans sa portée, selon les termes du standard (« should be […] considered in scope »). À la rubrique « Synonyms », le standard range « Styrax crude gums » sous « Prohibition of the crude material », et « Styrax resin », « Styrax oil », « Styrax oil, rectified » et « Styrax oil, pyrogenated, distilled » sous « Restriction and Specification of the distillates ». Ses dates de mise en application sont le 10 février 2021 pour les nouvelles créations et le 10 février 2022 pour les créations existantes ; ces dates s’appliquent à la fourniture de mélanges parfumants (formules) seulement, pas aux produits de consommation finis sur le marché.

Que dit le standard de la matière brute ?

Selon le standard, l’Expert Panel for Fragrance Safety recommande en outre de ne pas utiliser le styrax brut (« Styrax crude ») « in any finished product […] application », selon les termes du standard.

Que dit le standard des distillats et de l’huile ?

Selon le standard, l’Expert Panel for Fragrance Safety a examiné les données disponibles sur les distillats de styrax et recommande les limites pour les 12 catégories de produits, qui sont les niveaux d’usage acceptables des distillats de styrax dans ces catégories.

Selon le standard, au titre de la restriction (« Fragrance ingredient restriction », Note box), seuls les extraits ou distillats (résinoïdes, absolues et huiles) préparés à partir des exsudations de Liquidambar styraciflua L. var. macrophylla, que la WCVP rattache comme synonyme à Liquidambar styraciflua L., ou de Liquidambar orientalis Mill. peuvent être utilisés (« can be used »), selon les termes du standard.

À la rubrique « Fragrance ingredient specification », le standard indique que l’huile de styrax peut être obtenue par extraction au solvant ou par pyrolyse. Selon le standard, l’huile de styrax obtenue par pyrolyse doit (« shall ») être rectifiée selon les bonnes pratiques de fabrication (GMP), et sa teneur en hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) doit (« shall ») respecter une exigence pour laquelle le benzopyrène et le 1,2-benzanthracène sont les marqueurs des HAP. Selon le standard, que l’huile soit employée seule ou en combinaison avec l’huile de cade rectifiée, les huiles de goudron de bouleau rectifiées ou l’huile d’opoponax rectifiée, la concentration totale des deux marqueurs (benzopyrène et 1,2-benzanthracène) ne devrait pas (« should not ») dépasser 1 ppb dans le produit final.

Quel danger le standard nomme-t-il, et sur quoi repose-t-il ?

La propriété intrinsèque qui motive la gestion du risque, selon le standard, est la sensibilisation cutanée (« DERMAL SENSITIZATION »). Le standard repose sur au moins une des publications qu’il liste, dont l’évaluation de sécurité du RIFM sur le styrax si elle est disponible au RIFM Fragrance Material Safety Assessment Center.

Références