BASILIC Ocimum basilicum L.
Propriétés Clés
Espèce
| Binôme | Ocimum basilicum |
|---|---|
| Nom accepté | Ocimum basilicum L. |
| Statut POWO | accepté |
| Famille | Lamiaceae |
| Identifiant IPNI | urn:lsid:ipni.org:names:452874-1 |
Source : Govaerts R. (éd.), World Checklist of Vascular Plants (WCVP), Royal Botanic Gardens, Kew, consulté le 21/09/2026.
Quelle plante est le basilic ?
Dans la World Checklist of Vascular Plants (WCVP, Kew), dans l’extrait lu le 21/09/2026, le nom d’identifiant 136820, de rang « Species » et rangé dans la famille des Lamiaceae, a le statut « Accepted » : Ocimum basilicum L.
Dans l’extrait de la WCVP lu le 02/10/2026, Ocimum × citriodorum Vis. a le statut « Synonym » et se rattache au nom accepté d’identifiant 136798, Ocimum × africanum Lour. (Ocimum × citriodorum dans l’article cité plus bas), au statut « Accepted ».
Existe-t-il une norme ISO pour l’huile de basilic ?
Selon la fiche du catalogue ISO, la norme ISO 11043:1998 porte le titre « Oil of basil, methyl chavicol type (Ocimum basilicum L.) ». La même fiche donne à ISO 11043:1998 le statut « Published », la date de publication 1998-10, le stade « International Standard confirmed » (90.93), l’édition 1, 5 pages, et la rattache au comité technique ISO/TC 54. La fiche indique que la norme a été réexaminée et confirmée pour la dernière fois en 2026, et en conclut que cette version reste en vigueur.
Comment la composition des huiles de basilic varie-t-elle, selon la littérature ?
Citant d’autres travaux, da Costa et collaborateurs (2015) écrivent que, malgré la grande variation de la composition chimique de l’huile essentielle de basilic au sein d’une même espèce, les monoterpènes et les phénylpropanoïdes prédominent.
Citant d’autres travaux, les mêmes auteurs indiquent que la présence de méthylchavicol dans l’huile essentielle de basilic a été rapportée chez des génotypes du Yémen, des États-Unis, de Thaïlande, du Royaume-Uni et du Brésil, et chez des variétés locales de Turquie. Citant une référence antérieure, Chenni et collaborateurs (2016) décrivent un classement des huiles de basilic en quatre chémotypes selon leur composition chimique et leur origine géographique : un type européen (cultivé en Europe, aux États-Unis et en Afrique), caractérisé par le linalol et le méthylchavicol comme constituants majeurs ; un type Réunion (Comores, Seychelles, Afrique, île de la Réunion), caractérisé par une forte concentration de méthylchavicol ; un type tropical (Inde, Pakistan, Guatemala, Haïti, Afrique), riche en cinnamate de méthyle ; et un chémotype à eugénol comme composant principal, courant en Afrique du Nord, en Russie, en Europe de l’Est et dans certaines parties de l’Asie.
Qu’a rapporté une étude de 31 accessions et sept cultivars ?
da Costa et collaborateurs (2015) visaient à caractériser chimiquement 31 accessions et sept cultivars de basilic, et ont établi la composition en pourcentage de leurs huiles essentielles sur les 14 constituants les plus abondants : 1,8-cinéole, linalol, méthylchavicol, néral, nérol, géraniol, géranial, cinnamate de méthyle, β-bourbonène, méthyleugénol, α-trans-bergamotène, germacrène-D, épi-α-cadinol et δ-cadinène.
Selon les auteurs, un dispositif en blocs complets randomisés à deux répétitions a servi à évaluer 38 génotypes que le texte dit d’O. basilicum (« 38 genotypes of O. basilicum ») : 31 accessions fournies par la North Central Regional PI Station (Iowa State University, États-Unis) et sept cultivars commerciaux donnés par les sociétés Topseed et Johnny’s Selected Seeds. Dans le tableau 1 de l’étude, le cultivar « Sweet Dani » (Johnny’s Selected Seeds Co) est rattaché à Ocimum x citriodorum.
Trois mois après la culture, les plantes ont été récoltées et les feuilles séchées en étuve à circulation d’air à 40 °C pendant cinq jours ; l’huile essentielle des feuilles séchées a été extraite par hydrodistillation dans un appareil de type Clevenger pendant 160 minutes, avec 50 g de feuilles sèches par ballon, puis analysée par GC-MS sur un système Shimadzu QP5050A.
Quels constituants dominaient dans cette étude ?
Dans cette étude, le linalol était le constituant principal de l’huile essentielle de la plupart des accessions et cultivars ; dans les cultivars « Genovese », « Fino Verde », « Red Rubin » et « Osmin Purple » et dans les accessions NSL6421, PI 197442, PI 358464, PI 368698 et PI 414194, la concentration en linalol dépassait 60 %. Les accessions PI 414196, PI 176 646, PI 211586, PI 414193 et PI 414198 présentaient des teneurs en épi-α-cadinol supérieures à 30 %, l’accession PI 358466 contenait 46 % de géraniol et l’accession PI 172996, 45 % de méthylchavicol. Dans l’analyse de groupes, le groupe 7 réunissait les accessions PI-172996, PI-207498, PI-296391, PI-172997, PI-296390, PI-253157 et PI-368697, avec le linalol et le méthylchavicol comme composés majeurs. Le cultivar « Cinnamon » se distinguait par sa concentration en cinnamate de méthyle (31 %), constituant présent dans trois accessions seulement et toujours à moins de 6 %. Les auteurs ont observé que des composés comme le linalol, le géraniol, le cinnamate de méthyle, le géranial, le néral, le méthylchavicol et l’épi-α-cadinol dépassaient 30 % dans certaines des accessions et certains des cultivars.
Qu’a rapporté une étude de feuilles de basilic d’Égypte ?
Chenni et collaborateurs (2016) ont étudié des feuilles brisées de basilic achetées (« Sweet basil broken leaves », humidité 9,4 % ± 0,4 %) d’Ocimum basilicum récolté en Égypte en 2011 (n° 28587). Pour l’hydrodistillation, 150 g de matière végétale immergés dans 6 L d’eau ont été distillés dans un appareil de type Clevenger pendant 1 h, jusqu’à ce qu’aucune huile essentielle supplémentaire ne soit obtenue, et l’huile a été séchée sur sulfate de sodium anhydre et conservée à 4 °C. L’extraction par micro-ondes sans solvant (SFME) a été conduite à pression atmosphérique avec 150 g de matière végétale immergés dans 600 g d’eau pendant 30 min à 600 W, le chauffage étant poursuivi à 100 °C jusqu’à ce qu’aucune huile essentielle supplémentaire ne soit obtenue.
Quels rendement et quelle composition les deux méthodes ont-elles donnés ?
Selon les auteurs, 30 min de SFME ont donné des rendements (0,48 % ± 0,02 %) similaires à ceux obtenus après 60 min d’hydrodistillation. Analysées par GC et GC-MS, les huiles présentaient 65 composés représentant 99,3 % (SFME) et 99,0 % (hydrodistillation) de l’huile, les composants principaux étant le linalol (43,5 % SFME ; 48,4 % HD), puis le méthylchavicol (13,3 % SFME ; 14,3 % HD) et le 1,8-cinéole (6,8 % SFME ; 7,3 % HD). Dans le tableau 2 de l’étude, le méthyleugénol représente 3,7 % ± 0,1 dans l’huile obtenue par hydrodistillation et 6,1 % ± 0,1 dans l’huile obtenue par SFME. Les auteurs n’ont observé aucune différence significative entre les constantes physiques des huiles obtenues par les deux méthodes, la seule différence étant la couleur plus claire de l’huile obtenue par SFME. Comparant leurs résultats à ceux d’autres pays, les auteurs écrivent que la différence observée dans les constituants des huiles de basilic « may » être probablement due aux conditions environnementales et aux facteurs génétiques, à des chémotypes différents et aux éléments nutritifs des plantes, ainsi qu’à d’autres facteurs pouvant influencer la composition de l’huile.
Quelle teneur en méthylchavicol (estragole) les sources rapportent-elles ?
Les chiffres qui suivent viennent d’études et de compilations différentes ; ils sont mis côte à côte, sans être conciliés.
Dans les huiles de feuilles égyptiennes de Chenni et collaborateurs (2016), le méthylchavicol représentait 13,3 % (SFME) et 14,3 % (hydrodistillation). Dans l’étude de da Costa et collaborateurs (2015) décrite plus haut, l’accession PI 172996 contenait 45 % de méthylchavicol. Le tableau 1 de la déclaration publique du HMPC sur l’estragole (EMA, 2023), présenté comme des exemples de présence d’estragole dans des plantes et/ou des huiles essentielles, mentionne Ocimum basilicum (« Sweet basil ») avec 0,8 % d’huile essentielle dans l’herbe, 20 à 89 % d’estragole dans l’huile essentielle, et environ 0,4 % d’estragole dans la partie de plante utilisée. Selon la note 2 de ce tableau, la compilation provient principalement du secteur alimentaire et repose en partie sur des publications anciennes dont les données d’origine citées ne sont plus (entièrement) accessibles au public. L’avis EFSA FEEDAP de 2025 sur une teinture de feuilles de basilic rapporte que le Compendium of botanicals de l’EFSA signale, comme substances de « potential concern » pour la santé humaine et animale, le 1,8-cinéole (3,74 %–16,7 %), le camphre (1,2 %), l’α-sélinène (1,67 %), le β-sélinène (1,04 %), l’eugénol (1,4 %–10,3 %), l’estragole (2,4 %–16,5 %) et le méthyleugénol (0,5 %–1,6 %) dans l’huile essentielle des parties aériennes d’Ocimum basilicum. Le même avis indique que d’autres publications ont rapporté la présence de thuyones (0,001 %–14,84 %), de safrole (0,1 %) et de coumarine (0,12 %–0,37 %) dans des huiles essentielles et d’autres préparations des feuilles d’Ocimum basilicum.
Qu’est-ce que l’estragole ?
Selon la déclaration publique du HMPC (EMA, 2023), l’estragole (1-allyl-4-méthoxybenzène, CAS 140-67-0, masse moléculaire 148,20 g/mol) est un phénylpropanoïde volatil appartenant aux alcénylbenzènes, comme l’eugénol, l’isoeugénol, le méthyleugénol, le safrole, l’isosafrole, l’anéthole, l’élémicine, la myristicine et l’apiole. L’IFRA Standard « Estragole » (Amendment 51, 2023) vise les numéros CAS 140-67-0, 1407-27-8 et 77525-18-9, et ses synonymes incluent « Methyl chavicol ». Dans la base ECHA CHEM (recherche du CAS 140-67-0, lue le 02/10/2026), la substance d’identifiant 100.004.935 porte le nom « 4-allylanisole », le numéro CE 205-427-8, le numéro CAS 140-67-0, le nom IUPAC « 1-methoxy-4-(prop-2-en-1-yl)benzene » et la formule moléculaire C10H12O. Dans la même réponse, les noms associés à cette fiche incluent « Estragole », « Basil essential oil », « Basil oil » et « 4-allylanisole », et ses noms commerciaux incluent « Methyl chavicol (Estragole) », « BASIL OIL (CHEMOTYPE ESTRAGOLE) » et « OCIMUM BASILICUM OIL ». La déclaration publique du HMPC indique que l’estragole est un composant majeur ou mineur d’un grand nombre de plantes ou parties de plantes utilisées pour des médicaments à base de plantes, des préparations botaniques et des arômes, et que nombre de ces plantes contiennent d’autres alcénylbenzènes ou d’autres composants qui « may » influer sur la cinétique ou la dynamique de l’estragole.
Que rapportent les évaluations toxicologiques sur l’estragole ?
Le document EMA/HMPC/137212/2005 Rev 1 Corr 1, daté du 12 mai 2023, est la déclaration publique du Committee on Herbal Medicinal Products (HMPC) de l’EMA intitulée « Public statement on the use of herbal medicinal products containing estragole ».
Qu’avaient conclu les évaluations antérieures ?
La déclaration publique rappelle que le HMPC avait conclu, sur la base des données toxicologiques disponibles, que l’estragole est un cancérogène génotoxique d’origine naturelle, d’une puissance vis-à-vis de l’ADN comparable à celle du safrole, et que l’activation métabolique et la liaison à l’ADN se produisent aussi dans des systèmes expérimentaux humains. Elle rapporte que le Scientific Committee on Food (SCF, 2001) a conclu que l’estragole est à la fois génotoxique et cancérogène. Elle rapporte que le Comité mixte FAO/OMS d’experts des additifs alimentaires (JECFA, 2009) a évalué un groupe d’allylalcoxybenzènes dont l’estragole, présents dans les aliments et les huiles essentielles et utilisés comme agents aromatisants, et a conclu que les données sur les six allylbenzènes alcoxy-substitués fournissent des preuves de toxicité et de cancérogénicité chez les rongeurs ayant reçu de fortes doses, pour plusieurs de ces substances.
Que montrent les études chez l’animal ?
Selon la déclaration publique, des rats ayant reçu 4 doses quotidiennes de 605 mg d’estragole/kg de poids corporel ont présenté une atteinte hépatique à l’examen macroscopique (Taylor et collaborateurs, 1964), et dans l’étude du National Toxicology Program (Bristol, 2011) des souris femelles ayant reçu 600 mg d’estragole/kg de poids corporel sont mortes au cours de la semaine 1 d’une nécrose hépatique. Sur la base des études de toxicité aiguë et subchronique, la déclaration désigne le foie comme principal organe cible chez le rat comme chez la souris. Dans l’étude NTP de 3 mois (Bristol, 2011), deux rats mâles sur 10 à 600 mg/kg présentaient des cholangiocarcinomes multiples du foie et un troisième un adénome hépatocellulaire, résultats que les auteurs de l’étude NTP ont considérés comme une preuve significative de la cancérogénicité de l’estragole en prenant en considération l’ensemble des éléments associés, y compris d’autres études NTP sur les alcénylbenzènes. Dans les premières études du laboratoire Miller (Drinkwater et collaborateurs, 1976 ; Miller et collaborateurs, 1983 ; Wiseman et collaborateurs, 1987), l’estragole, ses métabolites naturels dont l’hydroxyestragole, ou des dérivés synthétiques, administrés à des souris adultes ou nouveau-nées de différentes souches, ont produit des carcinomes hépatocellulaires. La déclaration note qu’aucune étude chez l’humain n’est disponible sur la cancérogénicité. Elle indique aussi qu’aucune donnée sur la toxicité pour la reproduction et la tératogénicité de l’estragole n’est disponible.
Que montrent les tests de génotoxicité ?
Les tests de mutagénicité de l’estragole sur Salmonella typhimurium ont été généralement négatifs, « likely » en raison du métabolisme complexe nécessaire à la bioactivation in vivo, selon la déclaration. Martins et collaborateurs (2012) ont évalué la génotoxicité de l’estragole sur cellules V79, et leurs résultats « suggest » que l’estragole, outre sa métabolisation en métabolites génotoxiques, « may » aussi être un génotoxique faible à action directe formant des adduits à l’ADN. La déclaration décrit l’estragole comme clairement génotoxique chez des souches transgéniques de souris et de rats (Suzuki et collaborateurs, 2012a, b). Dans le test du micronoyau in vivo chez la souris (Bristol, 2011), aucune augmentation de la fréquence des érythrocytes normochromatiques micronucléés n’a été observée dans le sang périphérique des souris mâles et femelles de l’étude de 3 mois. Le tableau 3 de la déclaration relève que les tests du micronoyau sont négatifs de manière constante, mais « may not be appropriate » pour détecter des métabolites réactifs à courte durée de vie dans le foie.
Que conclut la déclaration sur le mode d’action ?
Sur la base des considérations sur le mode d’action, la déclaration décrit l’estragole comme un hépatocancérogène génotoxique, la formation d’adduits à l’ADN constituant la première étape de pré-initiation. Bien qu’il n’y ait pas eu de rapports convaincants sur l’hépatocancérogénicité de l’estragole chez le rat, une étude de Suzuki et collaborateurs (2012a) « suggests a possible involvement » de mécanismes génotoxiques, et selon ces résultats l’estragole « could be a possible » hépatocancérogène génotoxique chez le rat, au moins à fortes doses. La déclaration juge la voie d’activation métabolique et la formation d’adduits à l’ADN amplement démontrées chez l’animal, la même voie étant opérante dans des systèmes humains in vitro, et en conséquence juge le mode d’action de la formation des tumeurs pertinent pour l’humain. Son résumé du poids de la preuve (tableau 3) relève des preuves claires de cancérogénicité chez la souris, des preuves « Suggestive, but indirect » chez le rat, et conclut que l’estragole est un cancérogène génotoxique chez les rongeurs. Le même tableau note que des alcénylbenzènes étroitement apparentés sont des génotoxiques et cancérogènes chez l’animal (safrole et méthyleugénol : classe 2B du CIRC).
Le reste de l’huile de basilic change-t-il le tableau ?
La déclaration rapporte que Müller et collaborateurs (1994) ont montré que le « genotoxic potential » de l’estragole n’est pas masqué par les ingrédients de l’huile de basilic : dans le test UDS, avec une huile de basilic à 88 % d’estragole, l’huile de basilic induisait l’UDS dans la même gamme de doses que l’estragole. Elle rapporte aussi que le groupe de Rietjens dispose de données in vitro sur l’inhibition de la sulfoconjugaison par des constituants de l’extrait de basilic, le plus puissant étant la névadensine, et que des résultats in vivo « suggest » que la probabilité de bioactivation et d’effets indésirables dans les essais biologiques sur rongeurs « may » être plus faible lorsque l’estragole est administré avec la névadensine que lorsqu’il est administré pur.
Qu’a trouvé l’EFSA dans une teinture de feuilles de basilic ?
Dans la teinture de basilic évaluée par le groupe FEEDAP de l’EFSA (2025), obtenue à partir de feuilles séchées d’Ocimum basilicum, des concentrations à l’état de traces de méthyleugénol (jusqu’à 0,0006 %) et d’estragole (jusqu’à 0,00005 %), deux composés aux activités génotoxiques et cancérogènes démontrées expérimentalement, ont été détectées dans tous les lots de l’additif. Le même avis indique que le méthyleugénol et l’estragole appartiennent au groupe des p-allylalcoxybenzènes et sont génotoxiques et cancérogènes.
Quel standard IFRA s’applique à l’estragole ?
Dans la bibliothèque des standards IFRA (recherche « estragole », lue le 02/10/2026), une entrée porte les numéros CAS 140-67-0, 1407-27-8 et 77525-18-9, le titre « Estragole », le type « R », la date de publication 2023-06 et l’amendement 51. L’IFRA Standard « Estragole » est daté de 2023 (Amendment 51) et mentionne des publications antérieures en 2009, 2015 et 2020. Sa recommandation est de type « RESTRICTION », et la propriété intrinsèque qui motive la gestion du risque est « DERMAL SENSITIZATION AND SYSTEMIC TOXICITY » (sensibilisation cutanée et toxicité systémique). Les concentrations maximales acceptables d’estragole dans le produit fini qu’il fixe sont, par catégorie : 1 : 0,00031 % ; 2 : 0,0025 % ; 3 : 0,00063 % ; 4 : 0,014 % ; 5A : 0,0022 % ; 5B : 0,00063 % ; 5C : 0,00063 % ; 5D : 0,00021 % ; 6 : 0,0019 % ; 7A : 0,00063 % ; 7B : 0,00063 % ; 8 : 0,00021 % ; 9 : 0,0041 % ; 10A : 0,00094 % ; 10B : 0,0022 % ; 11A : 0,00021 % ; 11B : 0,00021 % ; 12 : 0,11 %. Selon le standard, l’Expert Panel for Fragrance Safety a examiné l’ensemble des données disponibles sur l’estragole et recommande ces concentrations pour les 12 catégories de produits comme concentrations maximales acceptables. Ses dates de mise en œuvre sont le 30 mars 2024 pour les nouvelles créations et le 30 octobre 2025 pour les créations existantes, et s’appliquent à la fourniture de mélanges parfumants (formules) seulement.
Que dit le droit de l’Union ?
Dans le texte d’origine du règlement (CE) n° 1223/2009 relatif aux produits cosmétiques, l’annexe III, liste des substances que les produits cosmétiques ne peuvent contenir en dehors des restrictions prévues, comporte le linalol (CAS 78-70-6, CE 201-134-4), dont la présence doit être indiquée dans la liste des ingrédients lorsque sa concentration dépasse 0,001 % dans les produits sans rinçage et 0,01 % dans les produits à rincer.
Références
- Govaerts R. (éd.), World Checklist of Vascular Plants (WCVP), Royal Botanic Gardens, Kew — https://sftp.kew.org/pub/data-repositories/WCVP/wcvp.zip
- Fiche du catalogue ISO pour ISO 11043:1998 — Oil of basil, methyl chavicol type (Ocimum basilicum L.) — https://web.archive.org/web/20260604081026id_/https://www.iso.org/standard/19023.html
- da Costa AS, Arrigoni-Blank MDF, de Carvalho Filho JLS, de Santana ADD, Santos DDA, Alves PB, Blank AF, « Chemical Diversity in Basil (Ocimum sp.) Germplasm », The Scientific World Journal 2015, 352638, doi:10.1155/2015/352638 — https://www.ebi.ac.uk/europepmc/webservices/rest/PMC4299303/fullTextXML
- Chenni M., El Abed D., Rakotomanomana N., Fernandez X., Chemat F. Comparative Study of Essential Oils Extracted from Egyptian Basil Leaves (Ocimum basilicum L.) Using Hydro-Distillation and Solvent-Free Microwave Extraction. Molecules 2016;21(1):113. doi:10.3390/molecules21010113 — https://www.ebi.ac.uk/europepmc/webservices/rest/PMC6273689/fullTextXML
- EMA/HMPC, « Public statement on the use of herbal medicinal products containing estragole », Final, EMA/HMPC/137212/2005 Rev 1 Corr 1, 12 mai 2023 — https://www.ema.europa.eu/en/documents/other/public-statement-use-herbal-medicinal-products-containing-estragole-revision-1_en.pdf
- EFSA FEEDAP Panel, « Safety and efficacy of a feed additive consisting of a tincture derived from the leaves of Ocimum basilicum L. (basil tincture) for use in all animal species (FEFANA asbl) », EFSA Journal 2025, doi:10.2903/j.efsa.2025.9543 — https://www.ebi.ac.uk/europepmc/webservices/rest/PMC12308212/fullTextXML
- IFRA Standards Library — recherche « estragole », consultée le 02/10/2026 — https://ifrafragrance.org/standards-library?query=estragole
- IFRA Standard « Estragole », Amendment 51 (2023) — https://d3t14p1xronwr0.cloudfront.net/docs/standards/IFRA_STD_099.pdf
- ECHA CHEM, recherche du CAS 140-67-0, consultée le 02/10/2026 — https://chem.echa.europa.eu/api-substance/v1/substance?pageIndex=1&pageSize=10&searchText=140-67-0
- Règlement (CE) n° 1223/2009 du Parlement européen et du Conseil du 30 novembre 2009 relatif aux produits cosmétiques (refonte) — https://publications.europa.eu/resource/celex/32009R1223