Espèce

BinômeThymus vulgaris
Nom acceptéThymus vulgaris L.
Statut POWOaccepté
FamilleLamiaceae
GenreThymus
Identifiant IPNIurn:lsid:ipni.org:names:461765-1

Source : Govaerts R. (éd.), World Checklist of Vascular Plants (WCVP), Royal Botanic Gardens, Kew, consulté le 21/09/2026.

Que documentent Najar et al. (2021) sur le chémotype ‘linalool’ de Thymus vulgaris ?

Dans la World Checklist of Vascular Plants (WCVP, Kew), extrait lu le 21/09/2026, Thymus vulgaris L. est un nom de rang « Species » au statut « Accepted », rangé dans la famille Lamiaceae (identifiant 205645). Najar et al. (2021) ont conduit un essai au champ de trois ans (2017–2019) sur une parcelle expérimentale de la zone collinaire intérieure de la province de Pise, « southern Tuscany », en Italie (Santa Luce, 43°28′42″ N, 10°32′42″ E ; 160 m d’altitude, pente de 15 %). Dans l’huile essentielle du chémotype ‘linalool’ obtenue par hydrodistillation en 2017, ils mesurent une abondance relative de Linalool de 75,9 ± 0,96 %. Dans la même huile, la classe « Oxygenated Monoterpenes » représente 90,2 ± 0,45 %.

Comment Thymus vulgaris a-t-il été cultivé dans l’étude ?

Selon les auteurs, l’étude s’inscrit dans un projet plus large mené dans une exploitation biologique, où les cultures aromatiques (lavande, lavandin, origan et thym) sont conduites selon la méthode de production biodynamique, soumise aux « Regulation EC n. 834/2007 and Regulation EC n. 848/2018 » ; le site expérimental a été converti à la gestion biologique en 2015. Les plants ont été achetés à une pépinière locale spécialisée dans les plantes aromatiques et médicinales, certifiée biologique : des plantules bien enracinées (10 cm de haut), obtenues par bouturage de tiges « to avoid plant genetic variability […] », plantées avec un inter-rang de 1,70 m et un intra-rang de 0,20 m. Le thym a été planté en novembre 2016 avec une repiqueuse semi-automatique, et la source écrit : « The area was divided in two plots of 2300 m2 for each chemotype. » Les plantes du chémotype ‘linalool’ ont été récoltées au stade de pleine floraison (75 % des inflorescences ouvertes) le 11 mai 2017, le 24 avril 2018 et le 31 mai 2019, soit les 1re, 2e et 3e années après plantation.

Qu’ont mesuré les auteurs sur les plantes ?

Les paramètres évalués étaient le pourcentage de plantes fleuries, la hauteur des plantes (cm), le rendement frais et sec en biomasse aérienne (Mg ha−1) et la teneur en huile essentielle (%) ; le poids sec a été mesuré après séchage des échantillons en étuve ventilée à 40 °C jusqu’à poids constant. La 1re année (récolte du 11 mai 2017), le tableau 1 donne pour le chémotype ‘linalool’ (moyenne ± SD) une densité de 2,72 ± 0,15 plantes m−2, une hauteur de 11,20 ± 0,15 cm, et une biomasse aérienne totale de 0,23 ± 0,01 Mg FW ha−1 (poids frais) et de 0,07 ± 0,01 Mg DW ha−1 (poids sec). La 2e année (récolte du 24 avril 2018), le même tableau donne une densité de 2,16 ± 0,45 plantes m−2, une hauteur de 17,15 ± 2,92 cm, et une biomasse aérienne totale de 1,24 ± 0,39 Mg FW ha−1 et de 0,45 ± 0,04 Mg DW ha−1. La 3e année (récolte du 31 mai 2019), il donne une densité de 2,94 ± 0,01 plantes m−2, une hauteur de 22,2 ± 0,69 cm, et une biomasse aérienne totale de 6,11 ± 0,55 Mg FW ha−1 et de 2,94 ± 0,22 Mg DW ha−1.

Comment les huiles essentielles ont-elles été obtenues ?

Hydrodistillation (HD), de 2017 à 2019

Les huiles essentielles ont été obtenues par hydrodistillation (HD) en appareil de Clevenger : 50 g de parties aériennes séchées de chaque chémotype ont été hydrodistillés 2 h à 100 °C selon la méthode rapportée dans la Pharmacopée européenne, en triplicat pour chacune des trois années de récolte. Le rendement en huile essentielle a été déterminé comme le rapport du poids d’huile obtenu au poids de matière végétale employé ; l’huile a été déshydratée sur sulfate de sodium anhydre et, selon les mots de la source, « stored in a small opaque flask at 4 °C in freezer at 4 °C and far from light sources until their analyses ». Pour le chémotype ‘linalool’, le tableau 1 donne une teneur en huile essentielle de 2,80 ± 0,23 % sur poids sec la 1re année (2017), valeur que les auteurs rangent sous l’hydrodistillation. La 2e année (2018), le même tableau donne 1,20 ± 0,08 % sur poids sec, rangée elle aussi sous l’hydrodistillation.

Distillation à la vapeur (SD), 2018 et 2019

La distillation à la vapeur (SD) a été réalisée en 2018 et 2019 à partir de toutes les parties aériennes des deux chémotypes, légèrement séchées à l’extérieur sous abri, chaque distillation durant 2 h ; selon les auteurs, elle n’a pas été possible en 2017, faute de matière végétale suffisante la première année et de distillateur inox, acheté la deuxième année du projet.

Comment les huiles ont-elles été analysées ?

Les huiles ont été analysées par chromatographie en phase gazeuse couplée à la spectrométrie de masse à ionisation électronique (GC–EIMS) avec un détecteur de masse à piège d’ions : four programmé de 60 °C à 240 °C à 3 °C/min, injecteur à 220 °C, ligne de transfert à 240 °C, hélium à 1 mL/min, injection de 1 μL (solution à 5 % dans le n-hexane), split 1:30, balayage complet de 35 à 400 amu. Les constituants ont été identifiés par comparaison de leurs temps de rétention avec ceux d’échantillons authentiques, et de leurs indices de rétention linéaires (rapportés à la série des n-alcanes) et spectres de masse avec ceux de bibliothèques commerciales et d’une bibliothèque de laboratoire.

Quels composés l’huile du chémotype ‘linalool’ contient-elle ?

Les valeurs ci-dessous viennent du tableau 5 de l’étude, « Essential oil composition of the Thymus vulgaris ‘linalool’ chemotype » : abondance relative (%), par procédé et par année.

Linalool et Linalyl acetate

Najar et al. (2021) mesurent une abondance relative de Linalool de 75,9 ± 0,96 % par hydrodistillation en 2017, de 75,0 ± 1,20 % par hydrodistillation en 2018 et de 70,2 ± 2,30 % par hydrodistillation en 2019, et de 64,0 ± 1,02 % par distillation à la vapeur en 2018 et de 71,4 ± 1,27 % par distillation à la vapeur en 2019. Ils mesurent une abondance relative de Linalyl acetate de 9,3 ± 0,64 % par hydrodistillation en 2017, de 6,5 ± 1,04 % par hydrodistillation en 2018 et de 10,3 ± 1,70 % par hydrodistillation en 2019, et de 11,5 ± 0,70 % par distillation à la vapeur en 2018 et de 10,2 ± 1,58 % par distillation à la vapeur en 2019.

Autres monoterpènes oxygénés

L’abondance relative de Camphor est de 2,7 ± 0,45 % par hydrodistillation en 2018 et de 2,6 ± 0,06 % par hydrodistillation en 2019, et de 2,2 ± 0,08 % par distillation à la vapeur en 2018 et de 2,5 ± 0,09 % par distillation à la vapeur en 2019.

L’abondance relative de α-Terpineol est de 1,7 ± 0,19 % par hydrodistillation en 2017, de 1,4 ± 0,03 % par hydrodistillation en 2018 et de 2,0 ± 0,16 % par hydrodistillation en 2019, et de 2,0 ± 0,18 % par distillation à la vapeur en 2019.

L’abondance relative de Borneol est de 1,2 ± 0,20 % par hydrodistillation en 2018 et de 1,0 ± 0,08 % par distillation à la vapeur en 2018.

L’abondance relative de Geranyl acetate est de 1,1 ± 0,09 % par hydrodistillation en 2017 et de 1,3 ± 0,06 % par hydrodistillation en 2019, et de 1,3 ± 0,08 % par distillation à la vapeur en 2019.

Thymol, Carvacrol et Carvacrol acetate

Dans l’huile obtenue par distillation à la vapeur en 2018, l’abondance relative de Thymol est de 4,1 ± 0,14 % ; le tableau porte « - » dans les quatre autres colonnes. Dans la même huile (distillation à la vapeur, 2018), l’abondance relative de Carvacrol est de 1,5 ± 0,14 %. Dans cette huile (distillation à la vapeur, 2018), l’abondance relative de Carvacrol acetate est de 1,6 ± 0,07 %.

Camphene, β-Caryophyllene, Germacrene D et Caryophyllene oxide

L’abondance relative de Camphene est de 1,0 ± 0,07 % par hydrodistillation en 2019, et de 1,1 ± 0,07 % par distillation à la vapeur en 2018 et de 1,0 ± 0,05 % par distillation à la vapeur en 2019.

L’abondance relative de β-Caryophyllene est de 3,7 ± 0,25 % par hydrodistillation en 2017, de 3,2 ± 0,53 % par hydrodistillation en 2018 et de 3,7 ± 0,31 % par hydrodistillation en 2019, et de 4,7 ± 0,30 % par distillation à la vapeur en 2018 et de 2,8 ± 0,26 % par distillation à la vapeur en 2019. L’abondance relative de Germacrene D est de 1,5 ± 0,11 % par hydrodistillation en 2017 et de 1,8 ± 0,23 % par distillation à la vapeur en 2018.

L’abondance relative de Caryophyllene oxide est de 1,4 ± 0,10 % par hydrodistillation en 2019 et de 1,2 ± 0,13 % par distillation à la vapeur en 2019.

Que donnent les classes de composés selon le procédé et l’année ?

Dans l’huile obtenue par hydrodistillation en 2017, les auteurs comptent 26 « picks » identifiés ; « Monoterpene Hydrocarbons » représente 2,3 ± 0,10 %, « Oxygenated Monoterpenes » 90,2 ± 0,45 %, « Sesquiterpene Hydrocarbons » 5,3 ± 0,38 %, « Oxygenated Sesquiterpenes » 1,2 ± 0,20 % et « Non-terpene derivatives » 0,4 ± 0,01 %, pour un total identifié de 99,4 ± 0,60 % (abondance relative). Dans l’huile obtenue par hydrodistillation en 2018, ils comptent 28 « picks » identifiés ; « Monoterpene Hydrocarbons » représente 3,6 ± 0,50 %, « Oxygenated Monoterpenes » 89,3 ± 0,76 %, « Sesquiterpene Hydrocarbons » 4,4 ± 1,04 %, « Oxygenated Sesquiterpenes » 1,4 ± 0,63 % et « Non-terpene derivatives » 0,6 ± 0,04 %, pour un total identifié de 99,3 ± 0,70 %. Dans l’huile obtenue par hydrodistillation en 2019, ils comptent 29 « picks » identifiés ; « Monoterpene Hydrocarbons » représente 2,1 ± 0,09 %, « Oxygenated Monoterpenes » 90,0 ± 0,96 %, « Sesquiterpene Hydrocarbons » 4,8 ± 0,65 %, « Oxygenated Sesquiterpenes » 2,3 ± 0,13 % et « Non-terpene derivatives » 0,8 ± 0,20 %, pour un total identifié de 99,4 ± 0,60 %. Dans l’huile obtenue par distillation à la vapeur en 2018, ils comptent 30 « picks » identifiés ; « Monoterpene Hydrocarbons » représente 3,2 ± 0,27 %, « Oxygenated Monoterpenes » 88,2 ± 1,14 %, « Sesquiterpene Hydrocarbons » 6,9 ± 0,06 %, « Oxygenated Sesquiterpenes » 0,9 ± 0,08 % et « Non-terpene derivatives » 0,7 ± 0,03 %, pour un total identifié de 99,9 ± 0,10 %. Dans l’huile obtenue par distillation à la vapeur en 2019, ils comptent 24 « picks » identifiés ; « Monoterpene Hydrocarbons » représente 2,0 ± 0,12 %, « Oxygenated Monoterpenes » 90,6 ± 0,29 %, « Sesquiterpene Hydrocarbons » 3,6 ± 0,37 %, « Oxygenated Sesquiterpenes » 1,9 ± 0,03 % et « Non-terpene derivatives » 0,7 ± 0,07 %, pour un total identifié de 98,8 ± 1,20 %.

Où le chémotype ‘thymol’ est-il traité ?

Le chémotype ‘thymol’ a sa propre page : chémotype ‘thymol’.

⚠️ Précautions Importantes

Les précautions de cette plante sont en cours de vérification sur sources ; leur absence ici ne signifie pas qu’il n’y en a pas.

Références