Plantes · Épices
Curcuma longa L. : huile du rhizome, normes ISO de l'épice
Curcuma longa L.
- Famille
- Zingiberaceae
Espèce
| Binôme | Curcuma longa |
|---|---|
| Nom accepté | Curcuma longa L. |
| Statut WCVP | accepté |
| Famille | Zingiberaceae |
| Identifiant IPNI | urn:lsid:ipni.org:names:796451-1 |
Source : Govaerts R. (éd.), World Checklist of Vascular Plants (WCVP), Royal Botanic Gardens, Kew, consulté le 21/09/2026.
Source : Plants of the World Online (POWO), Royal Botanic Gardens, Kew, fiche du taxon « Curcuma longa L. », copie archivée du 23/10/2026 (Internet Archive), consulté le 29/10/2026.
Selon la World Checklist of Vascular Plants (WCVP, Kew), dans l’extrait lu le 21/09/2026, Curcuma longa L. est un nom de rang « Species » au statut « Accepted », rangé dans la famille Zingiberaceae.
Cette page repose sur deux études de l’huile distillée du rhizome de Curcuma longa L. : Oyemitan et al. (2017), sur des rhizomes frais récoltés à Ondo, au Nigeria, et Shahimoridi et al. (2025), sur des rhizomes de plants cultivés en hydroponie à Téhéran, en Iran, séchés et broyés avant la distillation. Elle recense aussi deux normes ISO, ISO 5562 et ISO 5566, qui sont des normes de l’épice, et non de l’huile.
Quel nom est accepté, et que consigne WCVP ?
La fiche WCVP de Curcuma longa L. porte l’identifiant 235249.
Selon la fiche Plants of the World Online (POWO, Kew) du taxon « Curcuma longa L. », l’aire native de l’espèce est donnée « as a cultigen from SW. India ». La même fiche décrit Curcuma longa comme « a rhizomatous geophyte » qui pousse « primarily in the seasonally dry tropical biome ».
D’où vient le matériel végétal distillé ?
Selon Oyemitan et al. (2017), des rhizomes frais de Curcuma longa L. ont été récoltés à Ondo (Nigeria), puis identifiés et authentifiés par un taxonomiste de l’unité d’herbier de l’Obafemi Awolowo University (OAU), sous le numéro de spécimen Ife-16593. Selon Shahimoridi et al. (2025), des plants de Curcuma longa L. ont été cultivés en hydroponie dans la Spice Research Greenhouse de la Tarbiat Modares University, à Téhéran (Iran). Chez Shahimoridi et al. (2025), des rhizomes frais sains, de taille uniforme et mûrs ont été récoltés à maturité physiologique, 9 mois après la plantation.
Comment le matériel végétal est-il préparé ?
Selon Shahimoridi et al. (2025), avant les essais de séchage, les rhizomes nettoyés ont été tranchés en sections cylindriques uniformes de 3 mm d’épaisseur. Chez Shahimoridi et al. (2025), les tranches ont été réparties en trois groupes de 200 g chacun, la perte d’humidité a été suivie par pesées à divers intervalles pendant le séchage, jusqu’à une teneur en humidité inférieure à 10 %, et chaque méthode de séchage a été répétée trois fois. Pour le séchage au soleil (SD), Shahimoridi et al. (2025) ont posé les tranches sur une toile de lin dans un plateau en acier exposé au soleil, à une température de (30–35) ± 2 °C et une humidité relative de 30 ± 5 %. Pour COD, Shahimoridi et al. (2025) ont séché les échantillons dans une étuve à convection, à une température constante de 50 °C. Pour le séchage en étuve sous vide (VOD), Shahimoridi et al. (2025) ont réparti les tranches sur des plateaux en acier inoxydable et les ont séchées en étuve sous vide, à un vide fixe de 30 mbar et une température de 50 °C.
Pour le séchage aux micro-ondes (MD), Shahimoridi et al. (2025) ont appliqué le traitement dans un four à micro-ondes réglé sur une puissance de 500 W, en pesant les échantillons toutes les 5 min. Pour la lyophilisation (FD), Shahimoridi et al. (2025) ont congelé les tranches de rhizome à −80 °C pendant 24 h, puis les ont lyophilisées avec une température de condenseur de −58 °C et une pression de 0,1 mbar. Selon Shahimoridi et al. (2025), les échantillons séchés ont été réduits en poudre au broyeur électrique, tamisés sur un tamis de 25 mesh, puis stockés à −20 °C avant les mesures.
Comment l’huile est-elle obtenue ?
Selon le titre d’Oyemitan et al. (2017), l’huile étudiée est l’huile essentielle du rhizome frais de Curcuma longa (« turmeric ») cultivé dans le sud-ouest du Nigeria. Selon Oyemitan et al. (2017), 1,5 kg de rhizomes frais ont été hydrodistillés pendant 4 h dans un appareil de type Clevenger. Chez Oyemitan et al. (2017), cette hydrodistillation de 1,5 kg de rhizomes frais a donné 10,5 g d’huile essentielle, rendement écrit « 0.7% w/w ». Selon Oyemitan et al. (2017), l’huile a été séchée sur « Mg2SO4 » (écrit ainsi) et conservée au réfrigérateur jusqu’à son emploi. Selon Shahimoridi et al. (2025), l’huile essentielle a été extraite par hydrodistillation dans un appareil de type Clevenger : 30 g d’échantillon séché et broyé, dans un ballon de 1000 mL avec 600 mL d’eau, ont été portés à ébullition pendant 5 h. Chez Shahimoridi et al. (2025), le rendement en huile est présenté en mL pour 100 g de matière sèche, le volume d’huile étant mesuré et sa teneur exprimée en pourcentage (%V/W). Selon Shahimoridi et al. (2025), l’huile extraite a été conservée dans un flacon de verre ambré à 4 °C jusqu’à l’analyse, et chaque distillation a été faite en triplicat. Dans l’essai de Shahimoridi et al. (2025), le rendement en huile essentielle le plus élevé, 4 % (v/w), a été obtenu avec la méthode FD. Dans le même essai de Shahimoridi et al. (2025), la méthode MD est venue après FD, avec un rendement en huile essentielle de 3,3 %. Dans le même essai de Shahimoridi et al. (2025), la méthode IRD est venue après FD et MD, avec un rendement en huile essentielle de 2,7 % (v/w). Au paragraphe de Shahimoridi et al. (2025) consacré au rendement en huile essentielle, aucune différence significative n’a été observée entre les méthodes de séchage SD, COD et VOD.
Quel est l’aspect de l’huile ?
Selon Oyemitan et al. (2017), l’huile qu’ils ont obtenue des rhizomes frais (EOCL) était de couleur brunâtre, d’odeur piquante caractéristique. Selon Oyemitan et al. (2017), la densité relative de cette huile a été estimée à 960 mg/mL (unité telle qu’écrite).
Comment l’huile a-t-elle été analysée ?
Selon Oyemitan et al. (2017), leur huile (EOCL), à 0,5 mg/mL dans CH2Cl2, a été analysée par GC–MS sur un appareil Focus-ISQ (Thermo Scientific). Chez Oyemitan et al. (2017), la séparation a été faite sur une colonne capillaire ZB–5 ms (30 m × 0,25 mm, Phenomenex), avec un programme de température de 40 °C (2 min) monté à 250 °C (10 m) à 5 °C/min, « (10 m) » étant écrit ainsi. Selon Oyemitan et al. (2017), les composés élués ont été identifiés par leurs indices de Kovats, par comparaison des spectres avec la bibliothèque spectrale NIST de 2008, et avec un étalon connu et la littérature. Selon Shahimoridi et al. (2025), l’analyse GC a été faite sur un système Agilent Technologies 7890B équipé d’un détecteur à ionisation de flamme (FID) et d’une colonne capillaire HP-5 (30 m × 0,32 mm d.i. × 0,25 μm d’épaisseur de film). En GC-FID chez Shahimoridi et al. (2025), le gaz vecteur était de l’hélium de haute pureté à 1,1 mL/min (split 1:100), le four était programmé de 60 °C (2 min) à 280 °C à 5 °C/min avec un palier final de 0 min, et l’injecteur et le détecteur étaient à 250 °C et 280 °C. Selon Shahimoridi et al. (2025), l’analyse GC–MS a été faite sur un système Agilent Technologies 7890 A couplé à un spectromètre de masse, avec une colonne HP-5 (30 m × 0,25 mm × 0,25 μm d’épaisseur de film), un programme de 60 à 250 °C à 5 °C/min, une ligne de transfert à 250 °C, une énergie d’ionisation de 70 eV et l’hélium comme gaz vecteur à 1,1 mL/min (split 1:100). Selon Shahimoridi et al. (2025), les constituants des huiles ont été identifiés par comparaison de leurs spectres de masse avec les bibliothèques Wiley 7.0 et Adams, et confirmés par des indices de rétention (RIs) comparés à des composés authentiques, calculés à l’aide de n-alcanes (C8–C24).
Quelle est la composition de l’huile ?
Selon Oyemitan et al. (2017), vingt-trois composés ont été détectés dans le chromatogramme de leur huile de rhizome frais (EOCL), dont 21 entièrement caractérisés.
La Table 1 d’Oyemitan et al. (2017), pour l’huile de rhizome frais analysée, donne chaque composé avec sa masse moléculaire (MW), son indice de Kovats (KI) et sa teneur en « % Area », les noms tels que la table les écrit :
- α-pinene (MW 136, KI 933) : 0,6 % Area
- Sabinene (MW 136, KI 975) : 0,2 % Area
- Myrcene (MW 136, KI 992) : 0,4 % Area
- α-phellandrene (MW 136, KI 1004) : 15,5 % Area
- δ-3-carene (MW 136, KI 1010) : 0,3 % Area
- α-terpinene (MW 136, KI 1016) : 0,5 % Area
- p-cymene (MW 134, KI 1024) : 2,1 % Area
- D-limonene (MW 136, KI 1028) : 1,0 % Area
- 1,8-cineole (MW 154, KI 1031) : 10,3 % Area
- γ-terpinene (MW 136, KI 1060) : 0,7 % Area
- Terpinolene (MW 136, KI 1089) : 3,2 % Area
- terpinen-4-ol (MW 154, KI 1179) : 0,2 % Area
- α-terpineol (MW 154, KI 1192) : 0,4 % Area
- β-caryophyllene (MW 204, KI 1425) : 0,2 % Area
- composé noté « Unknown » (MW « – », KI 1450) : 0,3 % Area
- ar-curcumene (MW 204, KI 1487) : 0,7 % Area
- α-zingiberene (MW 204, KI 1498) : 2,0 % Area
- β-curcumene (MW 204, KI 1512) : 0,2 % Area
- β-sesquiphellandrene (MW 204, KI 1528) : 1,8 % Area
- composé noté « Unknown » (MW « – », KI 1608) : 0,6 % Area
- ar-turmerone (MW 216, KI 1670) : 10,0 % Area
- Turmerone (MW 218, KI 1674) : 35,9 % Area
- Curlone (MW 218, KI 1697) : 12,9 % Area
Selon Shahimoridi et al. (2025), 53 composants au total ont été identifiés par GC–MS dans les huiles de leurs six méthodes de séchage prises ensemble, composants que les auteurs décrivent comme des terpénoïdes par leur structure chimique. Selon Shahimoridi et al. (2025), la Table 3 présente la composition des huiles essentielles des six méthodes de séchage ; sa légende écrit l’unité « mg/g raw material », l’en-tête de ses six colonnes « Peak Area % ».
Quelle toxicité aiguë a été mesurée chez la souris ?
Selon Oyemitan et al. (2017), la valeur de DL50 estimée chez la souris pour l’huile essentielle de rhizome frais de Curcuma longa L. est de 693 mg/kg par voie intrapéritonéale (i.p.).
Quelles normes ISO le catalogue de l’ISO recense-t-il au classement ICS 67.220.10 ?
Selon le catalogue ISO du classement ICS 67.220.10, la norme ISO 5562:1983 s’intitule « Turmeric, whole or ground (powdered) — Specification », relève de l’ISO/TC 34/SC 7 et figure au stade « 90.92 ». Dans le même catalogue, la norme ISO 5566:1982 s’intitule « Turmeric — Determination of colouring power — Spectrophotometric method », relève de l’ISO/TC 34/SC 7 et figure au stade « 90.93 ».
Références
- Govaerts R. (éd.), World Checklist of Vascular Plants (WCVP), Royal Botanic Gardens, Kew — https://sftp.kew.org/pub/data-repositories/WCVP/wcvp.zip
- Organisation internationale de normalisation (ISO), catalogue en ligne, ICS 67.220.10 « Spices and condiments », copie archivée du 03/11/2025 (Internet Archive) — https://web.archive.org/web/20251103183435id_/https://www.iso.org/ics/67.220.10/x/
- Oyemitan I.A., Elusiyan C.A., Onifade A.O., Akanmu M.A., Oyedeji A.O., McDonald A.G. Neuropharmacological profile and chemical analysis of fresh rhizome essential oil of Curcuma longa (turmeric) cultivated in Southwest Nigeria. Toxicology Reports 2017;4:391-398. doi:10.1016/j.toxrep.2017.07.001 — https://www.ebi.ac.uk/europepmc/webservices/rest/PMC5615139/fullTextXML
- Shahimoridi A., Ebadi M.-T., Ayyari M., Yamini Y. Optimizing drying techniques for turmeric (Curcuma longa L.): impacts on color, curcumin, and essential oil composition. Food Chemistry: X 2025;30:102914. doi:10.1016/j.fochx.2025.102914 — https://www.ebi.ac.uk/europepmc/webservices/rest/PMC12409460/fullTextXML
- Plants of the World Online (POWO), Royal Botanic Gardens, Kew, fiche du taxon « Curcuma longa L. », copie archivée du 23/10/2026 (Internet Archive) — https://web.archive.org/web/20261023170113id_/https://powo.science.kew.org/taxon/urn:lsid:ipni.org:names:796451-1